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l'hypertrophie du corps pituitaire. On reste un peu désarmé devant de telles lésions se développant ordinairement au voisinage de la puberté et l'opothérapie thyroïdienne sera le seul traitement à mettre en action.
Les tumeurs des mächoires qui prennent naissance à la période odontoplastique peuvent entraîner des désordres dans l'ordonnance des dents sur les maxillaires ; il s'agit d’odontomes et parfois de kystes paradentaires. Enfin les épulis, les épithéliomas, Les fibromes, chondromes, ostéomes, les sarcomes et les tumeurs syphililiques nous intéressent moins, car la désorientation quelles donnent aux dents se complique, sauf pour la syphilis, d'une intervention chiturgicale. Il en sera de même de l'ostéomyélite du maxillaire chez l'enfant
La Pyorrhée alvéolaire à elle aussi un retentissement sur l'orientation des dents. Chaque fois que le ligament alvéolodentaire est détruit d'un côté d'une dent, celle-ci se porte vers la partie du ligament restée saine. Le D" Pierre Robin, ayant longuement observé ce fait, avait pensé qu'on pourrait utiliser ce moyen pour orienter une dent au cours d'un redressement vers une meilleure position, lorsque les autres moyens ne sont pas applicables ; on détruirait ainsi une partie de l'alvéole pour obtenir la gression de la dent vers le côté opposé, quitte plus lard à la consolider dans sa nouvelle position par un traitement selérogène.
Les rapports des végélations adénoïdes avec les déviations dentaires ont été longuement étudiés sans que la question soit encore définitivement résolue. Les uns voient dans ces deux affections une résultante commune d'une tare de dégénérescence ; les autres envisagent les végétations comme une cause indirecte des déviations dentaires.
Malgré les recherches de Külliker, Schinidt, Stôhr, Rette-
rer, la question de l'origine embryonnaire des amygdales est encore fort controversée; tour à tour on leur a attribué une origine mésodermique puis ectodermique.
Retterer, en raison de l'origine épithéliale qu'il semble avoir démontrée, les considère comme des éléments glandulaires privés, à canaux excréteurs, glandes closes dont le produit serait déversé dans le sang. Son rôle dans l'organisme nous étant complètement inconnu, il est bien difficile de rechercher l'origine de son hypertrophie.
On a vu à ce sujet tour à tour une cause congénitale, puis on à incriminé la rhinite chronique et l’inflammation du tissu adénoïde. En fait, il est indéniable que l'hypertrophie du tissu adénoïde du pharynx, des amygdales palatines, pharyngées, linguales, et surtout lorsqu'elle porte sur celle de la voûte, s'accompagne presque toujours de déformation du squelette et des cavités de la face. |
Pour ia plupart des auteurs, les déformations sont la conséquence de la sténose ou de l'obstruction des conduits buccaux et nasaux qui résulte de cette hypertrophie et presque tous ont constaté que l'amygdalectomie pratiquée d'assez bonne heure peut permettre à ces déformations de disparaitre.
En réalité, nous croyons plutôt que l'on est en face de malformations patives faisant partie d'un ensemble de difformités congénilales et auquel s’est ajouté par surcroit l'hypertrophie du tissu de l'anneau lymphatique de Waldeyer. A notre avis, sténose des fosses nasales, angustie du pharynx nasal et du pharynx buccal, aplatissement latéral de la bouche avec surélévation de La voûte palatine et troubles du développement du système dentaire, modifications dans les formes ordinaires du thorax, toutes ces déviations du type normal ne doivent pas être séparées d'un tout, d’un ensem-
ble de malformations, de stigmates physiques qui atteignent
également les membres, le crâne el sa cavité et qui se retrouvent au complet chez les dégénérés.
Ces enfants, offrant en effet une sténose congénitale du nez, ont dû, dès leur plus bas âge, ouvrir la bouche pour respirer. Le froid et les microorganismes provoquent une inflammation chronique des amygdales qui ne fait qu'augmenter leur hypertrophie.
Pour que les surfaces triturantes de deux mâchoires s'articulent convenablement, elles doivent, dès la naissance, rester en un contact à peu près constant qui se parfait avec l'évolution complète de la dent.
À notre avis, cette bouche d'enfant, nuit et jour ouverte, fait une évolution dentaire qui aboutit à une articulation anormale, des faces triturantes qui ne peuvent s’adapler spontanément l’une à l'autre, car elles ne viennent en ocelusion qu'au cours de la mastication, laquelle ne fait le plus souvent qu'augmenter une déviation à son début.
En fermant la bouche au sujet par un appareil de redressement comme le monobloc, on lui dilate en même temps les fosses nasales, et l’on facilite la résorption des reliquats Iympbhatiques laissés par le couteau de Schmidt.
Nous devons donc réagir contre cette idée qui tend à faire croire que les dévialions dentaires et les déformations de la voûte palatine sont des manifestalions directes de l'existence des végétations adénoïdes, et, sans commenter la théorie qui affirme que la prolifération du tissu lymphatique est due à l’atrésie des voies respiratoires et à ses conséquences, en parliculier la respiration par la voie buccale, nous nous rattacherons à l'école qui voit dans l'hypertrophie adénoïdienne un trouble physiologique d'ordre général acquis ou héréditaire de la tuberculose, syphilis, rachiltisme, et qui constate
que les adénoïdiens ont une hérédité nerveuse et sont, le