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cisives. Plus denses au maxillaire inférieur qu'au maxillaire supérieur, les procès alvéolaires opposent une résistance plus grande aux (enlatives de redressement. Pour les cas compliqués, il sera prudent d'attendre que toutes les dents temporaires aient été remplacées, parce qu'avec ces traitements longs on aurait constamment à modifier son appareil
par suite de la chute ou de l'éruplion de quelques dents.
Les forces continues donnent-elles des résultats supérieurs et doivent-elles être préférées aux forces discontinues.
P. Robin, réfutant certaines idées sur les principes fondamentaux de l’orthodontie, conclut en considérant pour les redressements les forces discontinues, comme supérieures aux forces continues, mettant toutefois cette condition que les dents ne puissent faire retour en arrière sous l'influence de l'élasticité de l'os qui n’a cédé que par flexion momentanée.
Pour ce, il s'appuie sur cette donnée que les forces continues qui se transmetient au ligament alvéolo-dentaire déterminent en certains points des compressions si intenses qu'il ya arrêt de la circulation et écrasement des filets nerveux ; on évite cet inconvénient en usant des efforts discontinus qui ne mettent le périodonte dans des conditions défavorables de vascularisation et d'innervation que pendant un temps très court et qui ensuile laissent se reproduire une nutrition normale.
Cette méthode offre, en effet, l'avantage pratique considérable de permettre au malade de manger sans douleur, le périodonte n'étant pas lésé gravement comme cela arrive dans Les redressements continus où la masticalion est le plus souvent douloureuse.
Ce sont là des considérations pratiques, mais la véritable
base de la théorie de l'application des forces discontinues:
comme seules rationnelles pour la réduction des irrégularités maxillo-dento-faciales doit être recherchée dans les doctrines du développement de l'individu, comme Lamarcek et Claude Bernard les ont envisagées. Lorsque la théorie est une econceplion a priori et qu'au lieu d'unir les faits en système elle s'efforce de les plier à ses vues, il arrive que les faits résistent et que la théorie tombe pour ne plus se relever. Il en est ainsi de ce principe des forces continues qu'on a érigé en axiome dès le jour où il fut émis.
Il est essentiellement contraire aux principes de la vie organique; l'évolution des êtres se fait sans saut, la chaine esl continue entre les espèces descendantes et le progéniteur commun, c'est entendu ; mais si on envisage la vie de chaque être et son rapport avec son propre développement, on s’accorde pour reconnaitre que cette vie est faite de périodes d'activité succédant à des périodes de repos. Si nous étudions la philosophie zoologique, nous voyons que pour Lamarck l'être s'organise pendant qu'iltravaille, c'est-à-dire pendant la période d'activité fonctionnelle de l'organisme et que pour Claude Bernard, au contraire, l'être s'use pendant la période d'activité fonctionnelle et qu'il se réorganise pendant le repos. Quelle que soit la théorie que nous adoptions, nous admettons cette succession constante de l'activité au repos, et si nous voulons orienter artificiellement l’évolution du maxillaire vers une morphologie donnée, nous devons respecter cette loi de la succession des périodes d'activité et de repos et en faire l'application à notre opération de régularisation
osseuse et dentaire.
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Du rapport existant entre la rapidité de l’évolution du redressement et la densité du squelette. — De la manière de mesurer cette densité.
Par la méthode dw flàcon, on parvient à déterminer la densité des os chez les divers individus et à faire ressortir, dans les chiffres qui l'expriment, des différences assez notables. IL.y à ainsi d'un individu à l'autre et de l'enfant à l'adulte une courbe ascensionnelle des densités et osseuses et dentaires. *
La densité suit les oscillations de la composition chimique, en connaissant celle-ci on trouve la valeur de la consistance.
Paul Ferrier a démontré la relation qui existe entre la fragilité des dents, leur ramollissement menant à la carie et la légèreté spécifique anormale du corps tout entier et inversement la relation réciproque entre la dureté des dents et la densité globale du corps entier nettement supérieure à celle de l’eau.
P. Bouchard considère cet état de légèreté des os comme une forme ébauchée d’ostéomalacie.
Lobstein à étudié les fractures qui surviennent sur ces os fragiles; pour nous, ils sont intéressants au point de vue de leur rendement dans un redressement d'orthodontie.
Paul Ferrier a créé deux termes qui indiquent la propriété physique par laquelle on constate l’état des os, ostéocie (ooteov, 08, ouvs, léger); des dents, odontocie (o5ovs, dent, onvs, léger).
Lorsqu'on se trouvera en présence d’une bouche présentant des dents d’un blanc crayeux ou gris jaune, sans tartre, où des caries multiples évoluent rapidement, dès l'évolution de la dent on pourra porter Le diagnostic de légèreté osseuse et dentaire; ces cas se prêteront parfaitement à l'action rapide d'un redressement,
Poncet à longuement étudié le défaut de résistance du squelette par ostéite médullisante et nous devrons nous en soucier au cours des redressements.
Le poids spécifique du corps tout entier semble n'avoir Jamais été fixé ; il se rapproche beaucoup de celui de l’eau:
La perte des sels calcaires diminue considérablement la densité, car ces sels sont très abondants par rapport au fer, sodium, polassium, elc.
Un individu décalcifié, évoluant vers une amorce d'ostéomalacie, sera celui sur lequel l'orthodontie agira le plus rapidement.
De l'utilité de remettre en état, au point de vue du tartre et des caries, une bouche avant d'y entreprendre des travaux d’orthodontie.
Le tartre dont le dépôt est facilité, d'après Galippe, par les microbes, par analogie avec les autres concrétions des vessies, du rein et du foie se dépose de préférence au voisipage des orifices excréteurs des glandes salivaires, sur la face vestibulaire des grosses molaires du haut et la face linguale des dents antérieures du bas.
Les personnes présentant des irrégularités d'ordonnance des dents mastiqueut mal et on ne doit pas s'étonner de trouver, dans la plupart des cas, du tartre uniquement au siège de ces irrégularités.
L'action pernicieuse du tartre s'exerce mécaniquement en déchaussant la dent, car il détache du cément une portion de gencive qui s’enflamme, prend l'aspect d'un liseré rouge. Il se forme donc autour de la racine des recessus où les débris alimentaires subissant l'action microbienne, donnent de la gingivite et de l'arthrite.
Certains classiques ont envisagé pour le tartre formé sur
ya
la racine de la dent une origine spéciale, ils le font provenir du sérum sanguin; nous n'insisterons pas sur l'inanité de pareilles asserlions.
Bref le tartre, quel qu'en soit le siège, est composé de parcelles de carbonate et de phosphate de chaux, variant de consistance.
On enlèvera complètement tous les dépôts qui peuvent se trouver sur les dents, on mettra ainsi la bouche dans la meilleure condition d'hygiène possible; on conservera sains les tissus péri-dentaires et on les mettra ainsi dans les meilleures conditions pour supporter sans souffrance le contact prolongé d’un appareil d'orthodontie.
On interviendra également sur toutes les caries dont on effectuera les obturations ; de simples ciments suffiront le plus souvent dans de jeunes bouches. On se mettra ainsi à l'abri des accusations incriminant l'appareil d’orthodontie comme cause de caries, tout en rendant au malade une bouche facile à entretenir propre par des neltoyages consciencieux à la brosse et au savon plusieurs fois par jour, en
particulier après les repas.
Du traitement récalcifiant à appliquer dès que le redressement
nécessaire est obtenu.
Afin d'obtenir une rapide consolidation du résultat orthodontique obtenu, on devra, chez les individus apparaissant décalcifiés, mettre en pratique immédiatement un traitement qui augmente la résistance de l'os à la pression.
L'eau bicarbonatée calcique apportera à l'organisme, par les boissons, la chaux nécessaire. Les eaux sulfatées caleiques, séléniteuses, sont à rejeter. Ces eaux bicarbonatées calciques utilisées dans la préparation du pain et des aliments
A ADS
offriront lès mêmes avantages. Il ne faudra compter que fort peu sur l'alimentation phosphatée, si elle n’est donnée sous forme de carbonate ou de phosphate de calcium. Les recherches de Boussingault sur ces questions nous éclairent suffisamment. Les sels de calcium jouent en effet un rôle important dans la nutrition et surtout dans la formation du squelette pendant l'enfance. Les eaux naturelles bicarbonatées calciques sont de plus un remède puissant contre les troubles gastro-intestinaux; leur principe minéralisateur est aisément absorbé dans le tube digestif, une partie seulementse retrouve dans l'urine. On les prescrira de bonne heure aux enfants déminéralisés au moment où on leur fera subir un traîtement orthodontique.
Chaque fois qu'il y a phosphaturie, quelle qu’en soit la cause (rachitisme, luberculose, diabète), les os perdent de leur acide phosphorique et de leurs éléments minéraux. Les travaux du professeur Albert Robin ont mis hors de contes-
tation ces phénomènes.
De la réduction brusque et sa valeur.
La réduction brusque ou redressement chirurgical d’une anomalie de position d'une dent est un procédé qui fut appliqué pour la première fois par Fauchard. Il décrit, dans son ouvrage daté de 1726, la manière dont il opère. [Il se sert de pinceltes ou d'un instrument préhenseur dénommé pélican qu'il applique en particulier aux « dents qui sont penchées en dedans ». | ;
Il combine la propulsion à la rotation brusque, puis il fait un appareil sommaire de contention en assujettissant la dent avec le fil ciré, mais, dans aucun cas, il ne détache l'organe
de son alvéole pensant sans doute conserver indemne le
Fauconnier ; 10
paquet vasculo-nerveux. Il opérait sur des personnes âgées de 30 à 40 ans, comme le relatent ses observations.
En 1786, Bourdet écrit son volume sur les Recherches et observations de toutes. les parties de l'art dentaire ». améliore l'instrument dont se servait Fauchard et lui laisse le nom de pélican; ce nouvel appareil fut approuvé par l’Académie Royale de chirurgie. Ses observationssontnombreuses ; dans l’une d'elles, fort intéressante, il cite un cas où, opérant sur des incisives en rétroversion, il fit, sans le vouloir, l’extraction des deux dents centrales; il en fut quitte en faisant une réimplantlation immédiate qui lui donna toute satisfaction.
En 1805, Gariot, dans son Traité des maladies de la bouche, réagit contre une part des théories de Fauchard et Bourdet. Il admet le redressement brusque, à la condition d'avoir mobilisé, durant les jours précédents, la dent à ramener, par un fil passé autour du col, ce qui, produisant de l’arthrite alvéolodentaire, mobilise la dent, facilite le redressement en éloignant les chances de rupture.
Il innove alors les théories de l'extraction dans le but de faire de la place; il préconise l'ablation de dents cariées, ou sinon d'une petite molaire.
En 1819, apparaît dans la pratique des redressements un instrument qu'on dénomme trétoir, comme le relate Delabarre dans son Traité de la seconde dentition. G est un levier très puissant; l'opérateur doit, pour l’employer, user d'une grande prudence.
En fait, tous ces auteurs, après avoir examiné soigneusement la dent en ectopie, constaté ou créé l'emplacement suffisant pour que la couronne puisse être amenée à la position normale, saisissent la dent avec des instruments se rapprochant comme forme du davier, la luxent en la faisant pivoter. sur son axe longitudinal jusqu'à ce qu'ils lui aient donné la
position normale.