‹ Étude de la morphologie maxillo-dento-faciale et des méthodes appliquées à la réduction de ses irrégularitésChapitre 36 sur 47 · LATE · texte numérisé non relu

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Il permet, en outre, l'application d’une force orientée perpendiculairement à l’axe de la dent.

[Il permet de mesurer, d'apprécier exactement la puissance de cette force. 20

Il agit en même temps sur les deux maxillaires et avec la même puissance sur l’un et sur l'autre.

Par ces modifications simultanées, il permet de conserver ou de créer des engrènements normaux des cuspides des dents antagonistes.

Il tient lieu d'appareil de contention.

Comme les autres appareils d'orthodontie, il peut être modifié au cours du redressement; on peut non seulement enlever à la fraise de la vulcanite pour dégager une dent à lingualer, mais encore on peut mettre des chevilles en bois pour vestibuler une dent située à l'intérieur de la courbe

cuspidienne.

Technique de la construction du monobloc.

Nous prenons de très bonnes empreintes à la godiva et, si possible, au plâtre : l'une du maxillaire supérieur, l’autre du maxillaire inférieur.

Nous les arliculons sur l’articulateur avec le même engrènement anormal que chez le sujet.

L'articulateur ne sera pas monté, comme on le fait habituellement, la charnière étant située au niveau du pharynx; on fera exactement l'inverse, la charnière regardera la face vestibulaire des incisives.

La cavité buccale du modèle en plâtre sera ainsi rendue très abordable et on fera alors une cire qui moule exactement cette articulation, reproduisant en creux les moindres

reliefs des cuspides éversés lingualement.

Gette cirè recouvrira tout le palais osseux et la face linguale du maxillaire inférieur.

Pour faire cette cire, on peut construire la portion maxillaire supérieure, indépendamment de celle du maxillaire inférieur et les réunir ultérieurement, ou bien estamper directement d'une seule pièce une plaque de cire sur toute la surface des deux maxillaires.

On met en place l'émerillon ou vis de Jack et la glissière sur un même plan horizontal, l'émerillon étant en face des parties qu'on se promet de dilater avant toute autre.

Il faut placer l'émerillon assez haut dans la concavité postérieure du monobloc, de telle manière que la langue du patient puisse se loger sous cette vis de dilatation et sous la glissière.

L'appareil une fois construit, Les dents s’articulent exactement comme s'il n'y avait pas d'appareil.

P. Robin a ainsi décrit la construction de son appareil. Il

envisage plusieurs opérations successives :

A. Articulation des modèles.

B. Etude et préparation des modèles.

ge

Modelage de la cire.

D. Orientation et mise en place des appareils destinés à produire la force P et à permettre son application.

E. Cuisson et polissage de l'appareil.

F. Traits de scie.

G. Mise en bouche et hygiène.

À. Arliculalion des molaires.

« Quelquefois cette articulation est facile à obtenir; l'en-

grènement des dents se fait de façon qu'il ne peut pas y avoir

d'hésitation. Si au contraire il est impossible de déterminer exactement la facon dont s’articulent les mâchoires, il faut faire une cire d'articulation et monter les modèles sur un articulateur. ,

» Quelquefois il süffit de faire mordre son malade après avoir interposé entreses mâchoires une feuille de cire ramoilie légèrement, pendant qu'il garde les mâchoires jointes, on durcit la cire à l’aide d’un peu d’eau froide; il est aisé alors de retirer, sans la déformer, la cire qui servira à fixer les modèles sur l’articulateur.

» Il est nécessaire de prendre tout de suite à l'égard du modèle de la mâchoire inférieure la précaution de bien dégager la région du plancher de la bouche et de monter ce modèle sur un arliculateur en fil de fer qui permette de conserver libre l'espace ménagé afin de pouvoir facilement

modeler la cire.

B. Étude el préparation des modèles.

» C'est alors que l'on peut, beaucoup mieux que dans la bouche du malade ou sur les modèles isolés, étudier les conditions à réaliser pour conduire le redressement sans perte de temps.

» Il faut en effet déterminer lout de suite si l'expansion simullanée des deux maxillaires est primitivement nécessaire, si l'expansion doit être parallèle, latérale, antérieure, postérieure ou circulaire.

» Dans le cours de cette étude, on fixera par des traits les limites de l'appareil, ainsi que la direction des traits de scie et la situation et la direction que devront occuper les vis de Jack.

» IL faudra également accuser dansle plâtre tous Les espaces

interdentaires sur les deux modèles afin que les efforts de propulsion où de fraction en arrière puissent s'effectuer en agissant sur toutes les dents à la fois grâce aux languettes de caoutchouc vulcanisé qui pénétreront dans les espaces interdentaires dégagés et y seront solidement maintenus par la pression. |

» Comme ces appareils se cuisent presque toujours sur les modèles articulés, il faut que le dégagement du maxillaire inférieur soit fait conique à grande base extérieure, la petite base correspondant au trait limite de l'appareil en plâtre marqué sur la gencive, de telle sorte que le contre-moule

puisse être reliré facilement comme le représente la fig. 21.

RG:

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