‹ Étude de la Noblesse d'Empire: CrééeChapitre 35 sur 39 · PARTICULARITÉS DE QUELQUES MAJORATS · texte numérisé non relu

PARTICULARITÉS DE QUELQUES MAJORATS

Quelques remarques sur la constitution de certains majorats s'imposent: ainsi celui du duc de Valmy (Kellermann) comprenait notamment les célèbres vignobles du Rhin : le Johannisberg, provenant des princes de Metteraich, à qui ils ont fait depuis retour.

Le majorat du maréchal Bessières, duc d’Istrie, avait été composé d’abord de biens situés à l'étranger. La duchesse d’'Istrie, sa femme, était en outre propriétaire, à titre de biens libres, du domaine de Grignon, où l'Etat a depuis établi une école nationale d'agriculture. Ce domaine lui provenait de son père, M. Auguié. Lorsque le maréchal mourut en 1813 sa situation était obérée. L'Empereur fit acheter Grignon par le domaine extraordinaire au prix d’un million de francs, puis il le donna ensuite, à titre de majorat, au fils de Bessières, avec une rente de 100.000 francs pour remplacer le duché d'’Istrie. |

La maréchale aliéna ce domaine en 1826, au nom de son fils, et ce au profit du domaine national. Cette aliénation eut lieu à Charge d’un remploi en biens soumis aux obligations des majorats. |

Le majorat volontaire de Maurice-Gabriel-François Riquet de Caraman, baron de l'Empire (issu de l’illustre

famille de Caraman) et qui était de la somme de 17.324 francs de revenus, était établi sur deux savonneries sises à Marseille (décret du 15 juillet 1813).

Le baron Dal Pozzo, maitre des requêtes au conseil d'Etat, premier président de la Cour d'appel de Gênes, fut investi du titre de baron de l'Empire. avec érection d’un majorat composé d’une maison de rapport, sise à Turin, rue du Lycée, ne 3 (lettres-patentes du 21 août 1809).

Page 1