CHAPITRE Il
Transformation dans l'organisme des Era ee immédiats
Il nous sera facile, maintenant que nous avons passé en
- revue le mécanisme général de la vie cellulaire, de suivre
chez l'animal les transformations que subissent les principes immédiats.
1° Matières albuminoïdes. — Les corps albuminoïdes arrivent entièrement formés: l’économie animale ne les produit pas; elle ne fait que les utiliser,
Ils subissent, en partie dans l'intestin, en partie dans les cellules des tissus, une série de dédoublements par hydratation. Des matières albuminoïdes plus simples prennent ainsi naissance : propeptones, hémalbumoses, hémipeptones. Finalement, ces matières s’éliminent sous forme d’urée, d’eau el d'acide carbonique. Une petite partie s’élimine à l’état de corps azotés intermédiaires : acide urique, hippurique, xanthine, créaline, etc.
8° Hydrates de carbone. — Les hydrates de carbone (sucres, dextrines et corps analogues) proviennent les uns directement du dehors par l'alimentation, les autres sont formés dans l'organisme animal (glycogène et sucre dans le foie, dans les muscles, etc.) aux dépens des albuminoïdes et des graisses Ingérés
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Quoi qu'il en soit des origines, une fois versée dans le sang, la glycose se répartit de la façon suivante:
une partie est brûlée dans les muscles ;
une partie dans le sang même ;
une partie est changée en malières grasses ;
une dernière est transformée par déshydratation en glycogène.
8° Matières grasses. — Les matières grasses ont aussi une provenance double ; une partie vient du dehors, avec les aliments, l’autre est formée dans l'organisme aux dépens des albuminoïdes et des hydrates de carbone.
Que devient cette matière grasse ? IL règne quelque incertitude à cet égard. ;
Les produits ultimes de leurs mutations sont connus: ce sont l’eau et l’acide carbonique ; mais comment les graisses arrivent-elles à cette expression finale si simple ?
M. Gaurier (1) pense que les matières grasses subissent, comme les albuminoïdes, l’hydratation d’abord; de par celle hydratalion, les corps gras se décomposent en glycérine et en acides gras. Ceux-ci se combinent avec Les alcalis des tissus pour former des stéarates, oléates, etc. ; finalement ces savons et la glycérine mise en liberté sont oxydés et donnent de l’eau et de l’acide carbonique.
(1) Gaurier, Chimie biologique, 1892.