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survivre, mais bien l'addition d’un alcalin, car l'addition du chlorure de sodium ne donne pas de survie. Ces premières expériences semblaient en faveur de l'hypothèse de Bunce.
Mais il faut remarquer, dit M. Marraw, que si, par
la neutralisation de l'acide sulfurique, la longévité des animaux était doublée, elle n’était pas moins remarquablement courte. L'absence de neutralisation de l'acide sulfurique n’explique pas entièrement les effets de la déminéralisation des aliments et il faut admettre que les sels sont indispensables parce que leurs éléments font parlie intégrante de la matière organique, qu'ils sont une condition sine qua non de l'absorption et de l’assimilation.
Ainsi que nous venons de le voir, le rôle de l’eau et des sels est multiple et complexe. Si nous avons insisté sur leur rôle respectif, si nous avons analysé la destinée de l’eau et des sels dans l'organisme, avant d'envisager lé rôle des matières albuminoïdes, c’est que ces dernières ne peuvent rien sans le secours des sels et de l’eau.
Maintenant nous pouvons aborder l'étude des modifications que subissent, dans l’organisme,les deux principaux groupes d'aliments: matières albuminoïdes et hydrales de carbone.
80 Rôle des matières albuminoïdes. — Les malières albuminoïdes ont, au moment de l’ingestion, une composition chimique très compliquée ; or, après une série de mulations, elles se réduisent en définitive à trois produits de désassimilation. Ce sont : l’eau, l’acide carbonique et l’urée. Comment la matière protéïque si complexe arrive-telle à des résidus si simplifiés?
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Par un double phénomène chimique : en premier lieu, par une suite d’hydralations faites en présence de l'eau, des sels en dissolution et provoquées par les diastases.
Ces hydratations, prouvées expérimentalement par ScHUTZENBERGER, par GaurTier (1), forment le premier échelon dans la suite des changements que subissent dans l'organisme les albuminoïdes.
Métamorphose salutaire, nécessaire, car BERTHELOT (2) nous à appris que l'hydratation des albuminoïdes dégage beaucoup de chaleur et fait ainsi bénéficier l'organisme d'une quantité très appréciable d'énergie qu’elle rend disponible.
Voici donc une importante source d'énergie pour l'organisme; mais elle n’est pas la seule. Les matières gras-ses et les réserves d’hydrates de carbone, arrivées directement du dehors, ou provenant des dédoublements subis par les matières albuminoïdes, grâce à l'oxygène libre venu du dehors, subissent une destruction puissante et directe. Cette oxydalion dégage une quantité de chaleur, d'énergie bién plus élevée que celle qui dérive des dédoublements par hydratation.
Bien entendu, cette oxydation, de même que l'hydrata- Uon, s'opère par degrés ; de même qu'on rencontre dans les Lissus, sang, etc., des produits d'hydratation intermédiaires; de même nous trouvons des produits d'oxydations successives des sucres, graisses, hydrates de carbone, transformables à leur tour en eau et en acide carbonique qu'éliminent poumons et reins.
(1) Gaurienr. Chimie Biologique, 189%, p. 748. (2) Benruscor. Chaleur animale. Encyclopédie Leauté.