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inhérentes au procédé d'analyse employé, point sur lequel nous aurons à insisler dans la suite — assez étendues. Nous nous contentéerons d'énumérer ici les diverses circonstances, d’ailleurs assez mal connues, qui influent sur ces variations : la race, la conslitulion, les différents états physiologiques ou pathologiques, le régime alimentaire, l’état de repos ou de travail, l’âge du lait (compté à partir du dernier accouchement), elc.
« La richesse du lait enprincipes bts varie encore aux différentes heures d'une journée, aux différentes périodes même d’une télée. {C'est là un fait connu, mais dont on ne tient généralement pas compte lorsque l’on prélève un échantillon de lait de femme pour l’analyse ; aussi croyons-nous devoir rapporter ici quelques exemples destinés à montrer qu'il doit être pris en considération.
« P. Rapenxausen (1), prenant la densité d’un lait de femme aux différèntes phases d’une même lraite,obser-
Portions Quantité Extrait sec Graisse | Lactose | Cendres Azote
Fee 33 QT. 10 go gr. go % |1.71%15.50 10.46%) 0.18% 2e 33gr.30| 10gr. 32 » |2.77 » |5.70 » [0.82 » | 0.15 » 3° 37gr.3o| 12 gr. 50 » [4.51 » [5.10 » 0.28 » | «18 »
vait une décroissance constante et sensiblement régulière de 1.034, au début, à 1.028 à la fin. Forster (2) et M. de Léon vidaient, 6 heures après une télée, un
(1) P. Rapenausen. Zeitschr. f. phystolog. Chemie, V, p. 15. (>) J. Fonsrer. Ueber Zuzammensetzung der Frauenmilch (Berichte der chem. Ges. 1881, p. 591).
sein alors bien rempli de lail, de façon à obtenir 3 portions sensiblement égales (commencement, milieu et fin d'une même traite); ils dosaient ensuite, dans chacune d'elles, l'extrait sec, l'azote, la lactose et les cendres ; ils trouvaient, pour un cas, entre beaucoup d'autres analogues, les chiffres inscrits dans le précédent tableau, où il est montré que la quantité de beurre notamment s'accroît constamment dans le lait;à mesure que la mamelle se vide, ce qui expliquerait la décroissance des densités observée par RADENHAUSEN.
« Plusieurs observateurs ont contesté l'exactitude de ces données; tous reconnaissent les variations du lait aux diverses phases de la traite, mais tous n’acceptent pas le fait d'une augmentation constante et régulière de la quantité de beurre.
« Nous devons à M. Bupix une observalion doni les résultats sont en plein accord avec les précédents :
« Une femme se présentait récemment à la consultation des nouveau-nés à la Maternité avec son enfant ; celui-ci n’augmentant pas sensiblement de poids, on fut amené à examiner le lait de la mère. Par pression, on faisait jaillir du sein un liquide dont les premières gouttes étaient transparentes comme de l’eau; le sein, que la mère n'avait pas donné à l'enfant depuis 8 heures, fut vidé de manière à faire 3 portions à peu près égales. Voici quels furent Les résultats de l'analyse pour le beurre :
Portions Yolume Beurre par litre tre 14 cc: 9 gr. Go 2e 12 C.C. 16 gr. 4o 3e D CC: 2110745410 RENE de LD à ni
QI s’agit ici d’un lait très pauvre, mais le fait de l’accroissement régulier et très notable des quantités de beurre pendant la traite n’en est pas moins confirmé.
: € Si l’on répèle ces expériences en ne se plaçant pas dans des conditions identiques à celles qu'ont indiquées Forsrer et M. de Léon, on peut constater des varia- Uons assez souvent irrégulières :
« Sur 12nourrices,nous avons fait prélever, en quantités sensiblement égales pour chacune d'elles, du lait de 3 tétées différentes, de facon à obtenir les laits du commencement d’une tétée du matin, du milieu d’une télée de midi et de la fin d’une tétée du soir ; voici les résultats de l'analyse rapportés au litre :
Matériaux dosés Commencement Milieu
Désert 1032 .5 Extrait sec. ..... 114.55 SELS RS 0e Et É,50 Beurre fi. For 24.80
« Autre exemple : commencement; milieu et fin de 3 traites différentes sur une même femme :
Matériaux dosés Commencement Miliéu
Densité ms... 1032 1030 1031
Extrait sec... .,2: 136.50 153.10 140,30 SSL e cote . 2.0" 2,60 2,90 BEuTrE. es 45.80 59.50 48.40 AOL e Mets 2.84 2,79 2.78
«Ces exemples montrent neltement qu'il est néces-
saire,si l'on veut se rendre compte de la valeur d’un lait, de préciser la phase de la traite pendant laquelle il a été prélevé.
« Dans toutes les analyses que nous avons faites à la Maternité, et dont nous rapporlerons plus loin les moyennes, le lait était recueilli de La façon suivante :
20 c.c. au commencement d’une tétée du matin. 20 c.c. au milieu d’une tétée de midi.
20 c.c. à la fin d’une tétée du soir.
ou inversement, en fout 60 c.c. mélangés pour êlre analysés ensuite. Nous pensons ainsi avoir opéré sur des laits de composition sensiblement moyenne, eu égard aux variations du jour et des traites, ;
« Nous essaierons maintenant d'expliquer pourquoi les chiffres (inscrits dans le {tableau de la page 24), concernant la lactose el les matières albuminoïdes notamment, sont si variabies avec les auleurs.Nous pensons qu'il s’agit là de procédés d'analyse imparfaits ou inexacts. Généralement, on dose Les éléments du lait de la façon suivante :
«a) L'extrait sec obtenu par évaporation à 4100; cet extrait comprend tous les éléments du lait, moins l’eau, c'est-à-dire les sels, le beurre, la lactose etles matières albuminoïdes.
« b) Les sels par incinération de l'extrait sec,
«c) La lactose avec le saccharimètre ou la liqueur de FEHLING.
«d) Le beurre par séparation au moyen de l’élher.
«Si l'extrait sec ne contient que les substances préciiées, il est bien évident que La différence entre le poids
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