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de cet extrait (a) et la somme (#+c+d) des poids trouvés pour les sels, le beurre el la laclose, devra représenter le poids de la matière albuminoïde.
-«Enun mot, disons que, généralement, on dose tout, dans le lait, sauf les matières albuminoïdes que l’on calcule par différence, comme il vient d’être indiqué.
« Or, supposons que l’on ait trouvé dans le dosage de la lactose 10 grammes en moins, ces 10 grammes se retrouveront, mais en trop cette fois, sur la matière albuminoïde. C’est à des erreurs de cet ordre que sont dues, croyons-nous, les divergences inscrites au tableau de la page 24 : beaucoup d'auteurs ont publié pour la lactose des chiffres trop faibles, et pour les albuminoïdes des chiffres calculés par différence el par suite trop forts.
«L'erreur dans le dosage de la lactose provient del’emploi du saccharimètre. C'est avec la liqueur de FExLING que l’on doit opérer, si l'on veut oblenir des résultats suffisamment exacts. M, Denicès a montré, en effet, qu'il existait dans les laits de femme, d’ânesse et de jument, à côté de la lactose, une substance active sur la lumière polarisée. Dans le lait de femme, cette substance, encore indéterminée, possède un pouvoir rolaloire de sens contraire à celui de la lactose, aussi oblient-on avec le saccharimètre des déviations trop faibles et, par suite, des chiffres inférieurs à ceux que fournit le dosage avec la liqueur de FEHLING.
« C’est là un fait que nous avons eu maintes fois l'occasion d'observer : nous avons même pu remarquer que les différences entre les chiffres fournis par ces deux procédés de dosage appliqués à un même lait élaient d'autant plus considérables que ce lait était
PONUE
plus jeune, c'est-à-dire plus voisin du colostrum; ce qui semblerait indiquer que la substance optiquement active, signalée par M. Demcës (1) existe dans le lait de femme en quantité d'autant plus grande qu'il est plus jeune.
« Nous allons rapporter maintenant les moyennes d'analyses de laits de femmes prélevés à la Maternité de Paris sur des mères et des nourrices.
« Tous les laits que nous avons analysés ont été recueillis, comme il est dit précédemment, pour obtenir un échantillon de composition moyenne (commencement, milieu et fin de traites).
« L’extrait sec était oblenu à 100°.
« La lactose dosée par la liqueur de Fennec, l'azote par
la méthode de KsezpaxL, le beurre par le procédé d’A- DAM.
« Les matières albuminoïdes furent calculées non pas par différence, mais d’après la quantité d'azote contenu dans le lait. Nous admettons que 1 gramme d’azote correspond à 6 gr. 75 de malières proléiques; ce dernier coefficient étant établi d’après la moyenne (14,81 0/0) entre les chiffres que Maxris (2) (14,65 0/0) et Wrogzewski(3) (14, 97 0/0) ont indiqués pour ia teneur en azole de la caséine de lait de femme.
« Étant données les différences assez importantes que présentent entre eux les divers laits suivant leur âge, nous avons cru nécessaire de placer à part des moyen-
(1) Dexicès, Identification et dosage des lactoses dans les différents laits. Journal de Pharmacie et de Chimie, 1893, t. XXVI, p. 418.
(2) Maxus, Dissert, inaug. Strasbourg, 1876.
(3) Wnorzewskt, Jahr. f. Thierh,, p. 211, 1894,
nes spéciales correspondant au lait « jeune » recueilli entre le cinquième et le quinzième jour après l'accouchément : ces moyennes nous serviront d’ailleurs à calculer l'utilisation des principes nutritifs du lait pendant la période précitée.