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celle dont la chaleur de combustion est la plus grande ; elle est de 9.300 (Rugwer), plus du double par conséquent de l’albumine {caséine, etc.).
D'après les expériences de Rugxersur des chiens nourris avec des quantités déterminées d'aliments, 100 grammes de graisse, en brûlant chez l'animal, produisent la même énergie calorifique :
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Ces quantités des divers aliments fournissant la même chaleur de combustion sont dites isodynamiques, mais ont-elles aussi la même valeuralimentaire ?
Les expériences sur les animaux démontrent qu'il n’y a aucune équivalence alimentaire et qu'une alimentation exclusivement composée de graisses et d'hydrates de carbonene pourrait entretenir la vie normale.Pour qu'une ration alimentaire ‘soit suffisante, il faut qu’elle renferme (1):
1° Une quantité minima d’albumine, soit environ 1 gr. d’albumine par kilogramme et en 24 heures;
2° Un complément d'hydrates de carboneet de graisses qui peuvent être associés en proportion variable, mais dont la quantité totale doit être telle qu’elle puisse couvrir le besoin de calories non fournies par l’albumine.
Mais si l’équivalence n'existe pas entre les deux groupes de matières alimentaires — hydrates de carbone d’une part, albuminoïdes de l’autre, — elle existe parfai-
(1) Manran. Traité de l'allaitement, p. 135.
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tement entre les substances alimentaires appartenant au même groupe. |
Par exemple, les graisses et les hydrates de carbone peuvent se suppléer dans une large mesure.
« On peut, dans un régime,supprimer presque entièrement la ‘graisse, à la condition de fournir en hydrates de carbone le nombre nécessaire de calories. Toutefois, si on instituait un régime composé uniquement avec la quantité minime d’albumine indispensable et avec des hydrates de carbone, le pouvoir calorigène de ces derniers étant faible, ilen faudrait une telle quantité qu'il y aurait surcharge gastro-intestinale et que des troubles digestifs éclateraient. Les corps gras doivent donc entrer presque forcément dans le régime, car leur pouvoir calorigène est considérable et une petite quantité de graisse équivaut à une quantité considérable d'hydrates de carbone (100 gr. de graisses correspondent à 240 grammes d'hydrates de carbone).
« D'autre part, une alimentation qui serait composée uniquement de la quantité minima d'albumine indispensable et de corps gras, à l'exclusion d’hydrates de carbone, ne peut être poursuivie pendant longtemps, parce que la digestion de la graisse, qu’il faudrait ingérer en abondance, se fait plus difficilement que celle des amylacés et des sucres (1). »
À la chaleur produite par la combustion des graisses, des hydrates de carbone, des albumines, il faut ajouter celle qui résulle de l’union de l'oxygène ‘avec l’hémoglobine pour constituer l'oxyhémoglobine, quantité fort imporlante, car elle mesure la chaleur dégagée dans le
(1) Manraw, Trailé de l'allaitement, p. 135.
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poumon lorsque l'oxygène s’y fixe au sang. Cette quan tité de chaleur doit être déterminée, car on l'utilise, pour calculer la chaleur dégagée dans l'intimité des organes où se fait la combustion des principes immédiats, en s’unissant à l'oxygène qu'ils empruntent à l’oxyhémoglobine,
M. BerrueLor a montré que la chaleur ainsi dégagée par 32 grammes (ou une molécule) d'oxygène, en se combinant au sang veineux, s'élève à 1% calories 77. Celte valeur fournit une estimation exacte de La chaleur animale par la seule connaissance de l'oxygène consommé en chaque cas, ou par celle de l'acide carbonique et de l’eau produits.
En somme, nous savons aujourd’hui que les aliments sont les sources de la chaleur et de toute l'énergie des animaux, nous connaissons la valeur calorique de ces substances.
Afin de pouvoir retrouver cette énorme quantité d'é nergie fournie à l'animal, nous rechercherons comment et où se fait la dépense de cette énergie.
Une première et très importante dose d'énergie est dépensée par les animaux à sang chaud par la production de la chaleur nécessaire au maintien du corps à une température constante.
Cette perte est très forte. Lavorsier avait déjà déduit par des observations faites au calorimètre que des 2.600 calories environ dont dispose dans nos climats un adulte moyennement nourri, 1.700 sont dépensées par le rayonnement du corps à la surface de la peau.
Le travail mécanique nécessite une autre déperdilion d'énergie, uu adulte moyen qui se livre à un travail sou-
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tenu de 8 à 10 heures par jour dépense environ 250.000 kilogrammètres, correspondant à 590 calories.
Enfin la sécrétion, le développement des cellules, la pensée, elc., consomment aussi de l'énergie fournie par les aliments. C’est grâce à ces données de l'équivalent en énergie des aliments, et à la connaissance des dépenses nécessitées par l'organisme qu'on est arrivé à déterminer aujourd'hui le bilan complet de la nutrition chez l'adulte, chez l'enfant et chez le nourrisson.
L'animal rend en effet toute l'énergie qu’il emmagasine.
L'être animé, dit M. GAUTIER, ne consomme rien pour vivre, il rend intégralement, après avoir parcouru le cycle complet de son fonctionnement et être revenu à son
état d'équilibre initial, la totalité de l'énergie dont il dis-
posait, énergie mesurée, dans un lemaps donné, par celle des aliments consommés. On en retrouve intégralement l’équivalent dans la chaleur rayonnée. par l'animal, le travail dynamique qu’il a accompli et la structure des principes immédiats nouveaux qu’il a produits ou organisés durant ce même temps. C’est ce que M. BERTHELOT a si bien résumé par ces mots : L'entretien de la vie ne consomme aucune énergie qui lui soit propre.