INCONVENIENTS DE LA RESECTION
La résection de la côte, primitive ou secondaire, ajoute un traumatisme qui n’est pas absolument à dédaigner. [nelure dans une incision une surface osseuse cruentée est toujours un inconvément. On n’observe d’ailleurs pratiquement jamais de complication de ce côté.
Les opérés se plaignent parfois de souffrir au niveau de leur incision.
Nous avons vu que le nerf intercostal ne devait jamais être pris dans une ligature. Il est volumineux et bien visible, assez éloigné en bas de la côte pour être respecté.
Le gros danger est l’ouverture de la plèvre.
La résection costale, si elle est sous-périostée dans toute son étendue, ne doit pas léser la plèvre. On ne saurait trop appliquer toute son attention à toujours garder le contact osseux. En procédant ainsi, la plèvre ne court aucun risque. Il vaut mieux employer à cette rugination quelques instants de plus.
L'ouverture de la plèvre, si elle se produit, sera reconnue immédiatement — ce qui est facile — et suturée par quelques points au catout.
Le pneumothorax résultant est ainsi fort réduit, et en pratique sans gravité (Papin).