‹ Étude de levures rencontrées dans la pulpe vaccinaleChapitre 36 sur 62 · TABLEAU · texte numérisé non relu

TABLEAU

PULPES GLYCÉRINÉES PULPES NON GLYCÉRINÉES | —— VACCINS Di etes te Mycoderma RATE niet Mie Mycoderma ———— | —— | ————— | —— | ——— M: ae ie + non examinée Dee + non examinée P + | + AE M7. + LU + | + M. as.5 ne SF SF Se P 10 DR NOTE SNA) Mie + Mu + | + L 12 ee Po SN RP Laus. + M" au > re PARU 2. + = Sa MATE non examinée es M. as, 15. + + + 4e a 4 Lapin 16 . non examinée + we (EU É non examinée Le \. ASE F: ; non examinée JE 2

Au bout de 20 à 25 heures, les quatre tranches de

Te us pomme de terre se couvraient d’un bel enduit constitué par des colonies bien développées.

Les ensemencements sur gélose jus de carotte, mis au frigorifique à

o°, ont montré à l'examen microscopique que les levures s'y conservent vivantes, mais ne végèlent pas. Macroscopiquement, une très mince couche grisâlre, à peine visible, occupe seule la surface ensemencée. Au microscope, les cellules des colonies développées sur pomme de terre étaient d’aspect normal.

Depuis quelque Lemps, on étudie aussi beaucoup l’action des basses températures dans la conservation du vaccin. Le D' Borrez, un des premiers, puis FRanx- BLaxazz et FREMLIN, ont fait connaître que, après 6 mois et même 2 ans à — 5°, la pulpe glycérinée était dépouillée de ses germes adventices, sans aucun préjudice de son action spécifique. Camus [XLVIIT bis] s’est aussi beaucoup occupé de cette question.

Nous avons soumis des cultures pures des quatre levures isolées à des températures variant de o° à 14° (glacière el sous-sol du laboratoire) et à — 5° C (température constante d’une salle frigorifique).

À 14%, les Torula I et ZIT, la forme Mycoderma du vaccin poussaient bien; seule la Torula IT végétait faiblement. La forme Mycoderma montrait une croissance abondante et rapide, s’'accommodant beaucoup mieux de cette température que de celles dépassant 25°. Au voisinage de o°,les levures, sauf Torula IT, se sont comportées d’une manière semblable.

A carotte ont permis de constater que, sauf Torula TIT,

», les ensemencements sur gélose avec jus de

qui végétait, très faiblement d’ailleurs, les formes exa-

AC minées conservaient leur vitalité, mais ne végétaient pas.

Le produit du raclage de la strie d’ensemencement a montré, pour T'orula 7, des cellules à membrane épaisse, avec des éléments en semelle ou plus ou moins déformés (examen après 19 Jours).

La levure Torula 11 du vaccin avait formé à la surface du milieu un très faible enduit blanc grisâtre ; les éléments bourgeonnant souvent présentaient parfois un épaississement de la membrane.

Les cellules de Torula LIT étaient normales. Quant à la forme Mycoderma, plusieurs cellules étaient disposées en chaïinette de 3 à 6 éléments, avec de temps en temps l'intercalation de cellules de plus grandes dimensions ressemblant à des formes de résistance.

Remarquons que ces dernières recherches demandent à être faites au moyen d'expériences de longue durée et que nous ne donnons ici qu’à titre d'indication les résultats que nous avons obtenus.

La question des levures dans ses rapports avec la conservation de la virulence à été déjà étudiée par Buisr. De ses longues recherches, effectuées principalement sur des singes, cel auteur conclut à l’action favorisante des levures dans les réactions vaccinales : « J’en arrive à cette conclusion que l’inoculation de levures modifie d’une manière favorable l’action de la variole et de la vaccine » [XLII]. Malheureusement, pour les raisons données plus haut, ces recherches n'ont pas donné le résultat qu'on en attendait.

Reprises avec des cultures pures d'espèces soigneusement isolées, elles pourraient:donner certainement

d’utiles indications.

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