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lent que ScnLesiGer, (Gara (1) ont signalé le même fait : douleur sur les 4° et 5° lombaires dans certaines sciatiques.
En même temps que ces violentes douleurs et dans l'intervalle des paroxysmes le malade éprouve d’autres symptômes pénibles. Il a de l’Ayperesthéste tactile dans le territoire innervé par les racines intéressées. Quelques-unes de nos radiculites, observées au début de leur évolution,en témoignent nettement. Le fait ne paraît pas exceptionnel dans les troubles radiculaires du tabès incipiens. Dans un cas encore peu avancé et incomplet, Lorrar-Jacor (2) a signalé une hyperesthésie tactile très douloureuse localisée au cou et aux épaules dans les territoires des 4°, 5° et 6° cervicales. Parfois ce sont des sensations de piqüre, de cuisson ou de prurit. Dans certaines formes se montrent des troubles paresthésiques : sensations de pesanteur, de tiraillements, de courants chauds ou froids à la nuque ou dans les membres. Ils peuvent prédominer aux extrémités constituant de véritables acroparesthésies : sensations d’engourdissement, de fourmillement, de doigt mort, comme en ont rapporté Deere et ses élèves dans plusieurs observations.
Tous ces phénomènes douloureux durent en général assez longtemps, au moins plusieurs semaines; dans quelques observalions nous les avons vus se prolonger des mois. Ils ont pu d’ailleurs, par leur ténacité, entraîner des conséquences graves, comme chez les deux malades cités par CniPaurr,qui sont devenus morphinomanes et dont l’un eut des idées de suicide. Mais, après ce temps, d'ordinaire ils s’atténuent. Ils correspondent à une première phase d'érritation radiculaire. Les douleurs disparaissent en effet quand la lésion aboutit à
(1) Gara, Soc. de Méd. int. et pédiatrie de Vienne, fév. 1907, (2) Lorrar-Jacor, Soc. de Newrologie, 6 dée.1906.
la destruction des filets nerveux, et, à cette période d’hyperesthésie douloureuse succède une phase d’anesthésie.
Le malade s'aperçoit avec étonnement qu’il sent mal le contact sur la région intéressée; la peau est comme morte et insensible; il se pique sans en éprouver de douleur.
L'examen objectif confirme, ou, dans les cas dans lesquels elle était ignorée, décèle cette anesthésie. L’exploration au pinceau et à l’épingle la montre, suivant ses degrés, légère ou accusée, partielle ou totale ; plus souvent complète que dissociée, c’est-à-dire intéressant les différents modes des sensations : contact, douleur, température, pression.
L’anesthésie ne se limite pas aux téguments, elle atteint les parties profondes muscles, os, articulations. Quand, dans un segment du corps, l’anesthésie radiculaire est suffisamment étendue et accusée, les vibrations du diapason ne sont plus perçues par les surfaces osseuses correspondantes.Quand elle a pu être recherchée, cette anesthésie vibratoire a été constatée dans plusieurs de nos observations. Dans celles de MM. Duenne, Leenuarpr et Noréro, elle était particulièrement nette et suivait une marche parallèle à l’extension des troubles sensitifs cutanés.
L’anesthésie musculaire et articulaire efface les notions de position respective des segments des membres et celles de déplacement des différents articles, elle abolit par là les perceptions stéréognostiques. Le sujet ne peut plus, par le palper seul, reconnaître les objets, apprécier leurs formes, et leurs dimensions et, par suite, ne pouvant les identifier 1l n’en peut dire le nom. Dans un cas de compression des deux racines, 8 cervicale et 1r° dorsale, par méningite syphililique localisée, Deserine et Cniray (1) ont décrit cette perte du
(1) Desenine et Cana, Un cas de perte du sens stéréognostique à topographie radiculaire. Soc. de Neurol., 5 mai 1904.
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sens stéréognostique à topographie radiculaire. Elle était parallèle à l’anesthésie superficielle et profonde : cutanée, osseuse et arliculaire; elle s’accompagnait de faiblesse musculaire des fléchisseurs des trois derniers doigts de ce membre et de douleur à la pression des racines du plexus. Elle a été signalée depuis par d’autres auteurs, récemment par Noïca et Avrameseu (1), par P. Camus ét Sézany (2), parmi les troubles sensitifs radiculaires du tabès. Dans la plupart de ces cas elle affectait la même topographie, prédominant dans le domaine des deux racines inférieures du plexus brachial.
L’anesthésie profonde empêche tout contrôle sur la direction des mouvements volontaires ou commandés et, les yeux fermés, le malade se comporte, dans les régions atteintes, comme un véritable ataxique. Dans nos cas, cette ataxie marchait de pair avec l’astéréognosie, et ces deux symptômes étaient proportionnels au degré d’anesthésie.
L'existence seule de tous ces troubles sensitifs ne traduit par elle-même que la lésion des voies de la sensibilité, sans en préciser le siège. Aussi, quand ils relèvent, comme ici, de l’altération de la racine postérieure, ont-ils un caractère distinctif fondamental, à savoir : leur topographie spéciale. Etendus ou restreints, superficiels ou profonds, toujours ils ont une répartition essentiellement radiculaire. Cest ce caractère qui à justement frappé les auteurs et qui, en elinique,a permis de séparer les névralgies et les névrites par lésions des racines de celles dues aux altérations des nerfs périphériques. Il constituait même jusqu'ici le seul élément de diagnostic entre ces affections.
Tous ces troubles de la sensibilité doivent être recherchés
(1) Norca et Avramesou, Soc. de Neurol., 11 janv. 4906. (2) P. Camus et Sézanyx, Tabes cervical avec ataxie unilatérale. Soc. de Neurol., 6 déc. 1906, p. 1175.
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systématiquement, c’est-à-dire par l’exploration de toutes les zones radiculaires des différents segments (1).Gette investiga= tion doittoujours être faite comparativement avec le côté sain età l’abri de toute suggestion pour le malade qui aura de préférence les yeux bandés. Cetté recherche patiente est rendue plus rapide et grandementsimplifiée par le procédé des cireulaires de Drserine, c’est-à-dire par des excitations pratiquées suivant des circonférencés perpendiculaires à l’axe des membres.
Dans l’étendue d’une bande radiculaire, l’anesthésie peut varier d'intensité, elle n’est jamais limitée par des lignes très nettes. Il nous a paru assez fréquent de voir, surtout aux membres inférieurs, l'extrémité distale de cette zone seulement hypoesthésiée, alors que la partie moyenne est complètement insensible. Enfin des différences individuelles, souvent notables, nous semblent exister dans la répartition de bandes radiculaires homologues.
La lésion ne doit que très exceptionnellement rester limitée aux fibres des racines postérieures ; l’altération méningée, qui le plus souvent la conditionne, s'étend en avant et atteint les fibres motrices. La radiculite postérieure se complique de radiculite antérieure, c’est-à-dire qu'aux troubles sensitifs se joignent des troubles moteurs ei trophiques nou moins importants. Dans presque tous nos cas, même de névralgie radiculaire à type sciatique, nous avons pu noter la coexistence de ces troubles.
Suivant leur intensité, c’est une parésie ou une paralysie atteignant un groupe de muscles strictement défini. Presque toujours la diminution de la force musculaire existe pour les muscles innervés par les racines antérieures correspondantes aux racines postérieures malades.
(1) Desnne, Schémas de l'innervation radiculaire de la-peau, ir Pathologie générale de BoucaaRp, t. V, p. 939.
On sait, par les recherches des physiologistes et par les données combinées de la clinique et de l’anatomie pathologique, que chaque racine antérieure a un domaine d’innervation motrice qui lui est propre. Chez l’homme, nos connaissances sur ce point ont été surtout enrichies et figurées par Tuonsurx, EninGer, SrRümPEz, DEJERINE en des schémas restés classiques (1). On pourrait donc, en clinique, en se basant sur ces données, décrire autant de variétés de paralysies qu'il peut y avoir de lésions radiculaires. Mais les observations nous montrent d’une part la rareté de l'atteinte isolée d’une racine (2), de l’autre la fréquence de types anatomocliniques qui se retrouvent souvent les mêmes. Comme exemples et parmi les plus communs au membre supérieur, nous ne citerons que les {ypes radiculaires Ducnexxe-Err, ARAN-DucHENNE, DeJERINE-KLUMPKE.
En même temps que les muscles se paralysent, surviennent des troubles dans leurs réactions électriques et dans celles de leurs nerfs : au début diminution simple des contractions, plus tard inversion de la formule et réaction de dégénérescence.
Pas plus ici que dans les névrites périphériques il n’y a de contractions fibrillaires ni de phénomènes spasmodiques. Comme dans celles-ci, les réflexes tendineux, peut-être un peu exagérés au début, sont, à la période d'état, presque toujours affaiblis, puis ils disparaissent, quand naturellement la lésion intéresse l’une ou les deux branches de l’are réllexe. Aux étages au-dessus et au-dessous de la radiculite ils restent normaux.
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(4) Drienine, loco cil., pp. 114-782.
(2) Nous savons aussi par les travaux des physiologistes (Ferni£R et YEo, LANNEGRACE el FonGur, SHeRkINGTON, ete.) que presque tous les muscles recoivent leur innervation d'au moins deux racines ; la destruction d'une seule ne saurait donc entrainer de paralysie complète,
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Si la destruction des fibres radiculaires est profonde et étendue, rapidement les muscles paralysés s’atrophient.
Dans la plupart des cas où nous l’avons recherchée, la diminution de consistance et de volume s’est révélée au palper et s’est traduite à la mensuration centimétrique. Par sa répartition, cette atrophie prend d’ailleurs souvent le masque de celle qui est d’origine myélopathique. De même que pour celle-ci, la paralysie d’un groupe musculaire, la disparition de son relief, jointes à la prédominance des groupes antagonistes, déterminent des attitudes et des déformations particulières, qui, à la simple inspection du membre, permettent parfois de reconnaître le type radiculaire auquel on à affaire. Dans l’un de nos cas de radiculites sensitivomotrices du membre inférieur, nous avons observé une paralysie avec atrophie limitée aux muscles jambier antérieur et extenseur propre du gros orteil. Le premier orteil était tombant, il ne pouvait être relevé et touchait le sol avant le reste de l’avant-pied.
Après des lésions dégénératives anciennes et graves, analogues à celles qui relèvent de sections ou de déchirures traumatiques des racines, on peut voir des déformations osseuses ou articulaires et des éroubles trophiques variés qui se montrent comme lexpression de l'atteinte des fibres trophiques, correspondantes aux racines détruites. Dans une paralysie radiculaire symétrique des muscles innervés par les 5° lombaires et 1'% sacrées, Eccer et Çairay (1) ont observé des maux perforants et de l'hypertrophie osseuse des phalanges et des métatarsiens des deux gros orteils. La paralysie s’accompagnait d’ailleurs d’atrophie musculaire et de troubles sensilifs dans les territoires correspondants.
(4) Eccgx et Cniray, Revue neurol., 1904.
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Des troubles vaso-moteurs régionaux, en rapport avec l’étage radiculaire intéressé, traduiraient parfois la lésion des fibres de la racine destinées au sympathique.
Depuis les travaux de M°* Desene-Kcuwrke (1), on connaît la signification et l’importance des troubles oculo-pupillaires (myosis, rétraction du globe, rétrécissement de la fente palpébrale) dans les lésions radiculaires des dernières cervicales et de la 1° dorsale.
Sans parler des faits de lésions traumatiques du plexus brachial, rapportés par cet auteur et confirmés depuis par un grand nombre d’autres, on peut dire qu’il existe des observations de méningo-radiculites avec syndrome oculo-pupillaire.
Drserine (2) en a observé un cas chez une femme de 66 ans, atteinte de paralysie radiculaire, non traumatique, à type cervical inférieur. Les troubles sensitifs intéressaient une parlie des domaines du cubital, du médian et du radial. Il y avait myosis et rétrécissement de la fente palpébrale du côlé paralysé. La cause probable était une méningite gommeuse localisée, qui futaméliorée par le traitement spécifique.
Un autre exemple est celui rapporté par IxGezraxs et ARQUEMBOURG (3). C’est une radiculite du plexus brachial chez un tuberculeux atteint de douleurs du membre supérieur gauche avec faiblesse et atrophie musculaire, anesthésie radiculaire en bande interne de l’avant-bras et de la main, myosis, rétraction du globe oculaire et diminution de la fente palpébrale gauche. La cause probable serait une pachyméningite cervicale inférieure, sans mal de Pott.
(1) Mme DrgeriNe-KLumrke, Revue de médecine, 1885, pp. 391 et 736.
(2) J. Deere, Paralysies radiculaires et périphériques du plexus brachial. (/ndépendance médicale, 1900, p. 337).
(3; INGELRANS 6 ARQUEMBOURG, Echo médical du Nord, 1907, p. 164.
La clinique dermatologique renferme un grand nombre d'éruptions et de lésions cutanées diverses dont la topographie radiculaire, des plus nettes, a été relevée par de nombreux auteurs (1). Certaines d’entre elles étaient accompagnées de troubles moteurs et sensitifs et devaient sans doute être attribuées à de véritables radiculites. Malheureusement leur étude à ce point de vue est pour la plupart trop incomplète pour permettre d'affirmer leur véritable origine ; leur systématisalion seule ne peut justifier l'hypothèse d’une cause plutôt rhizopathique que myélopathique.
Pour quelques cas seulement de zona, nous pensons pouvoir être plus affirmatif. Bien que la pathogénie de cette affection soit encore loin d’être élucidée, des observations cliniques intéressantes, telles que celles de Caaurrar et River, CHaurrarp et Renpu, et surtout des éludes anatomopathologiques comme celles de Hean et Cauwrsezr (2), de Desenne et Taouas (3), autorisent à la rattacher à des lésions radiculo-ganglionnaires. Il est, en elfet, assez démonstratif de voir une éruption zostérienne se joindre à d’autres symptômes des radiculites sensitives, affecter la même topographie et s’accompagner d’une réaction méningée limitée en rapport avec le processus de ganglio-radiculite (4). Les
(1) Parmi les observations les plus intéressantes à cet égard, certaines ont été publiées depuis quelques années par :
Coxsrexsoux, Thèse de Paris, 1900.— Cozrer, Revue neurol., 30 novembre 1902, et Lyon médical, 23 juin 1907. — Armanp-DeLiLze et JEAN Camus, Soc. de Neurol., 6 novembre 1902.— Huer et Sicaro, Soc. de Neurol., 5 novembre 1903. — Huet, Soc. de Neuwrol., 3 novembre 1904. — ArManb-DELILLE, Soc. de Neurol., 6 juillet 1905. — Souques et Vincent, Soc. de Neurol., 5 avril 1906. — Cresrin et Tarpres, Soc. méd. hopil., 15 février 1907. — Tanpres, Thèse de Montpellier, avril 1907. — Lénrnaz-CueatLe, Bril. med. journ., 20 juillet 1907. — Sarnron et FERRAND, L'Encéphale, novembre 1907.
(2) Hean et CamPpBeLz, Brain, 1900.
(3) J. Deere et A. Tuouwas, Les Lésions radiculo-ganglionnaires du zona. Soc. de Neurolog., 11 avril 1907. — A. Tuomas, Les Lésions radiculo-ganglionnaires du zona (deuxième cas suivi d’autopsie). Soc. de Neurol., 6 juin 1907.
(4) CHaurrarp et River, Méningite zonateuse. Soc. méd. hôpit., 2 juin 1905.
douleurs, si tenaces surtout chez le vieillard et survenant sous forme de crises, les troubles persistants de la sensibilité, la Iymphocytose céphalorachidienne confirment cette manière de voir.
Parmi plusieurs observations que nous avons pu recueillir à l'hôpital Saint-Louis, la suivante nous parait surtout
intéressante à cet égard:
D. C...,17 ans,entre dansle service du Prof. Gaucuer, le 8 octobre 1907, pour un zona et des douleurs cervicales gauches. Fils de parents bien portants, il a deux sœurs bien portantes, mais a perdu en bas âge { frères etsœurs, dont 2 jumeaux. Atteint de malformations dentaires : incisives petites et striées ; 1l n'aurait eu aucune maladie importante jusqu'ici.
L'éruption a débuté 3 jours avant l’entrée, mais elleavait été précédée de plusieurs jours par des douleurs importantes dans toute la région cervicale postérieure gauche avec fièvre et raideur de la nuque. Profondes, exagérées par les efforts, elles empêchent les mouvements de la tête et de l'épaule.
Les vésicules de zona sont typiques et confluentes, strictement limitées au côté gauche, atteignant, mais ne dépassant pas les lignes médianes antérieure et postérieure, étendues dela partie moyenne du cou au moignon de l'épaule, jusqu'aux insertions inférieures du deltoïde.
Leur topographie répond à celle des 3e, 4e et 5° cervicales.
L'étude objective de la sensibilité superficielle montre une diminution très nette des perceptions tactiles et douloureuses dans tout le territoire de ces trois racines, comparativement et au côté opposé et aux régions sus et sous-jacentes. Cette hypoesthésie, qui fait que la piqûre est à peine sentie comme un contact, est indépendante des lésions cutanées, elle existe sur toute la bande radiculaire externe du bras et de l'avant-bras (5° cervicale) à un niveau où ne descend plus l'éruption (fig. 1 et 2).
La sensibilité profonde des muscles trapèze et deltoïde gauches est — CaacrrarD et H. Renou, Méningile zonateuse tardive dans un cas de zona
ophtalmique. Soc méd. hôpil., 8 février 1907. — Queyrar et FeuILLÉ, Soc. méd. hôpil, 21 juin 1906.
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également diminuée. Le grand pectoral, par contre, est plus douloureux que du côté droit.
Les réflexes tendineux sont normaux.
Adénites le long du bord postérieur du sterno-mastoïdien et sousoccipitales gauches. Le surlendemain de l'entrée, les vésicules sont desséchées.
Le 15 oct. l'éruption a complètement disparu, le malade quitte le service, mais conserve encore quelques douleurs cervicales ainsi que son hypoesthésie cutanée.
Les douleurs importantes et tenaces si particulières, la localisation de l’éruption et surtout la topographie si nette des troubles sensitifs permettent donc 1c1 de rattacher presque toute la symptomatologie à une radiculite postérieure.
Une observation très analogue est celle publiée tout récemment par André Taomas :
C'est un zona du membre supérieur droit, survenu chez un individu âgé de 5/4 ans, après quelques jours de douleurs extrêmement vives, tout à fait comparables aux douleurs fulgurantes du tabès.
L’éruption occupe en avant eten arrière le bord externe du bras, de l’avant-bras et du pouce. Les bouquets de vésicules sont ainsi répartis dans le domaine de quatre nerfs qui sont de haut en bas, le circonflexe, le radial, le musculo-cutané et le médian. Mais les territoires de ces nerfs ne sont que partiellement envahis et les limites des zones malades sont très nettement tranchées.
Si on admet, dit l'auteur, que ce sont les nerfs périphériques qui sont primitivement malades, il faut reconnaître qu’ils doivent l'être d'une manière spéciale, pour engendrer un trouble trophique aussi systématisé et nous nous représentons difficilement ce que pourrait être semblable lésion.
Comparons au contraire la topographie de l’éruption avec la distribution des racines postérieures, nous voyons aussitôt qu'elle correspond assez exactement au territoire innervé par la cinquième racine cervicale.
L'étude de la sensibilité cutanée révèle, ici encore, l’existence de troubles aussi nets que ceux de notre malade pré-
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cédent. C’est une hyperesthésie étendue à toute la même bande longitudinale externe.
Nous sommes dès lors tout disposé à admettre que la lésion doit siéger sur le trajet de la cinquième racine cervicale.
La topographie radiculaire estsouventaussi très nette dans les autres régions où se développe le zona.
Il peut arriver que les vésicules couvrent un très grand terriloire cutané, correspondant à plusieurs racines : il suffit dans ces cas d'étudier très soigneusement les limites de l’éruption pour se rendrecompte qu’elles se superposentellesmêmes à celles d’un territoire radiculaire.
Cette topographie et cette conception doivent donc être considérées comme la règle, dans quelque région que se localise Paffection (1).
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Presque toutes nos rhizopathies s’accompagnent de lésions méningées et la ponction lombaire apporte bien souvent des arguments nouveaux qui confirment leur diagnostic et éclairent leur pathogénie. Les modifications du liquide céphalorachidien ne sont donc pas dues à la radiculite elle-même, mais à la méningite localisée, qui la conditionne ou qui Paccompagne.
Dans les infections aiguës, on pourra trouver des leucocyles polynucléaires ; mais presque toujours il s’agit d’un processus subaïgu ou chronique dont les facteurs habituels sont la syphilis et la tuberculose, et la formule cytologique plus ou moins accusée consiste en une lymphocytose.
Discrète ou abondante, précoce ou tardive, cette réaction existe dans la grande majorité des cas. flle s’est montrée dans la plupartde ceux où nous l'avons cherchée. Dans beaucoup d’autres observations, elle a été constatée, notamment
(1) Axoré Tuomas, De la nafure du z'na (La Clinique, 8 mai 1908).
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par Desenne et Eccer (1) Gaucxzer et Roussy (2), Mosxy et MazLorze (3), Deserine et P. Camus (4), Raymowp et Orrerr (5), JEANSELME et SÉZARY (6).
Peut-être les cas où elle fait défaut sont-ils dus à des inflammations radiculaires extra-méningées, ou, à plus forte raison, extra-rachidiennes. La réaction du liquide permettrail alors de faire le départ entre ces deux groupes.
(1) DEsERINE et EGGEr, Soc. de neurologie, mai 1904.
(2) GauckLer et Roussx, Soc, de neurologie, juin 1904. (31 Mosny et MALLo]zEz, Soc. de neurolgie, janv. 1905. (4) DéJERINE et P. Camus, Soc. de neurologie, juin 1906. (5} Rayon» et Orrerr, Soc. de neurologie, fèv. 1907.
(6) JEANSELME et SEZARY, Soc. de neurologie, juillet 4907.
Formes cliniques
On peut, comme pour Les névrites en général, classer les formes cliniques des radiculites d’après leur modalité, c’està-dire leur prédominance sensitive ou motrice et d’aprèsleur topographie régionale.