‹ Étude de neuropathologie sur les radiculitesChapitre 9 sur 20 · RJESIOP 09 ET R TROT 9 SA · texte numérisé non relu

RJESIOP 09 ET R TROT 9 SA

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par des douleurs dans Ja partie postérieure droite du thorax. Intermittentes et provoquées par la toux et les efforts violents, ces douleurs se localisent bientôt dans la région interscapulo-vertébrale de ce côté. Peu à peu elles deviennent plus violentes, se montrent continues, offrent leur maximum d'intensité en un point correspondant à la 3° vertèbre dorsale et irradient à toute la région cervicale.

À l'occasion de la toux et de l’éternuement, elles présentent des paroxysmes d'intensité terrible, sous forme de tiraillements dans la nuque. Cela ressemble, dit le malade, à une corde qui se tend et se déchire à cet endroit. La nuit, des sensations douloureuses réveillent le malade ou entravent complètement son sommeil.

Quinze jours après l'apparition de ces douleurs, le malade constate qu'il devient malhabile dans son travail : il maintient mal le manche de son marteau, qui tourne dans sa main, frappe à côté de l'endroit voulu, sent la force diminuer dans son bras droit; il ne peut plus étendre complètement les doigts de ce côté, et éprouve des fourmillements à cet endroit.

Au moment de notre examen, les douleurs ont gardé les mêmes caractères, elles se répètent sous forme de tiraillements à peu près continus, exagérés par la toux et siégentdans la région interscapulovertébrale, près des 32 et 4° dorsales. La pression en ce point détermine un peu de douleur, elle n’en produit pas sur les nerfs du bras.

La force musculaire du membre supérieur est, comparativement à celle du côté opposé, notablement diminuée (le malade est droitier et très vigoureux). Cet affaiblissement n’est pas global, il se répartit suivant un groupement nettement radiculaire, Nul pour le deltoïde et les muscles de la ceinture scapulaire, peu marqué pour le biceps et les fléchisseurs de l’avant-bras, il est au contraire plus accusé pour les extenseurs et maximum pour les fléchisseurs des doigts et les muscles des éminences thénar et hypothénar.

On constate de plus un peu d’atrophie des groupes les plus atteints à la main et à l’avant-bras.

L’exploration de la sensibilité montre sur ce membre une diminution considérable des sensations de contact avec abolition presque complète des sensations douloureuses à la piqûre. La topographie de ces troubles, à peu près fixe à plusieurs examens successifs, intéresse un domaine radiculaire des plus nets. L’anesthésie s’étend sur un peu plus de la moitié interne du membre (territoire des 9°, 8*

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