LE MODE DE DÉBUT
Sur les dix cas que nous avons observés dans le Service de l'Hôpital-Sanatorium de Tours, dont quelques-uns (3) ont été observés par le D’ Bonnin, en clientèle, huit ont été des pneumothorax totaux ou quasi-totaux de la grande cavité et deux partiels limités et localisés.
Dans aucun cas, il n’y a eu de début bruyant. Un seul cas n’a été marqué à son début que par un très léger point de côté sans toutefois le voir accompagné de phénomènes choquants ou asphyxiques.
La plupart de ces cas ne nous ont été révélés que par un changement appréciable dans l’auseultation : ce furent la découverte d’une obscurité respiratoire remplaçant les signes et les râles préexistants ; et, une fois s’ajoutant à cette obscurité respiratoire, un
souffle amphoro-métallique.
Dans un cas, en même temps que nous constations l’existence d’un souffle, la malade (obs. IX) nous accusa, sans qu’elle percoive aucune douleur, la sensation d’un peu de liquide mobile au mouvement, c’est-à-dire, en s’asseyant dans son lit, ou en se levant et descendant de ce lit.
Ce liquide, disons-le de suite, s’est borné à une simple réaction initiale, rapidement résorbée, sans signes liquidiens appréciables à l’auscultation, et seulement vérifiables à la radioscopie.
Si dans certains cas, la découverte du pneumothorax a été une découverte clinique ; dans d’autres, rien n’a été constaté cliniquement, et seule la radioscopie pratiquée régulièrement comme moyen de surveillance nous a révélé l’existence de l’épanchement gazeux total ou quasi-total, le terme de quasi-total s’entendant pour des décollements étendus, une faible partie du poumon collabé, sommet ou base restant adhérente à la paroï, mais étant suffisamment négligeable pour laisser une rétraction satisfaisante du poumon malade.
Deux cas de décollements spontanés ont été partiels. Ceux-ci à l’encontre des cas précédents ont été suivis de réactions pleurales localisées d’abord, avec petit exsudat inflammatoire ; mais dans la suite ils ont évolué vers une sclérose pleurale étendue avec symphyse, avec rétraction de l’hémithorax, donc avec un certain degré d’immobilisation du côté malade, ayant favorisé une évolution pulmonaire fibreuse, et
un arrêt du processus tuberculeux.
HN OG LES Nous ne signalons ces deux cas que pour deux rai-