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médecins ont noté l'influence nocive du chocolat chez les épileptiques.
Hartenberg, dans un article de la Presse Médicale du 30 avril 1924, insiste sur son action fâcheuse et le range parmi les nombreuses causes déclenchantes des paroxys-
mes comitiaux.
Le même auteur nous signale, à cet égard, une obser-
vation assez probante :
10e Observation. — Il s'agit d'un enfant de quinze ans, que ce médecin avait délivré depuis plus d’un an de tout accident comitial par un traitement approprié, non sans avoir remarqué chez lui là fréquence d’ingestion de chocolat dans les heures ou les jours qui précédaient les crises. Le chocolat avait donc été complètement supprimé. Un jour, malgré la défense du médecin, cet enfant fait en cachette une débauche de chocolat ; 48 heures après survient une crise comitiale.
Notre maître, M. le Docteur Pagniez, a observé également l'influence fâcheuse du chocolat chez certains épilep-
tiques.
11° Observation. — En 1919, alors qu'il s’efforçait, chez un épileptique, de rechercher les aliments susceptibles de provoquer une lencopénie digestive, ayant entendu deux migraineux accuser nettement le chocolat de déclencher leurs crises, il eut l’idée de vérifier s’il en étai de même pour les crises comitiales. De fait, l'addition de chocolat au repas de ce malade, fut suivie, chaque fois, de modifications sanguines du type de la crise bémoclasique.
Nous reviendrons sur ces faits Notons dès maintenant
l'identité de ces accidents sanguins après ingestion de cho-
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colat, précédant plus haut un accès de migraine, ici une crise comitiale.
Nous rappellerons, pour clore ce chapitre purement clinique, l'observation d’un malade chez lequel l'ingestion de chocolat déclenchait des crises d’extrasystoles. Nous la devons à notre maître, M. le Docteur Pagniez, qui a bien
voulu nous la communiquer :
12e Observation. — M. R.., 50 ans. — Asthmatique dans l’enfance et la jeunesse, dont les crises se sont peu à peu espacées, et ont disparu vers la trentaine. Fils de migraineuse. À souvent souffert de précordialgie, et, par intermittences, d’extrasystoles. À cessé de fumer pour ces raisons.
Depuis 4 ou 5 ans, a remarqué que les crises d’extrasystoles coïncidaient toujours avec les moments où où il mangeait du chocolat, en tablettes ou en croquettes. À alors supprimé le chocolat, et en même temps ies extrasystoles ont disparu.
À plusieurs reprises depuis, a essayé l'effet du chocolat, et a toujours constaté que la prise de chocolat pendant un jour ou deux suffisait à faire reparaître des extrasystoles nombreuses et pénibles.
A l'examen, on ne constate aucune lésion valvulaire, aucune arythime ; la tension artérielle est normale. »
C'est, croyons-nous, la première observation de ce genre publiée.
Nous nous bornons à l’enregistrer, et nous nous abstiendrons, à son sujet, de tout commentaire, la recherche du mécanisme d'un tel fait ayant trop de chances de n’abou-
tir qu'à des hypothèses sans fondement scientifique solide,