QUELQUES REFLEXIONS SUGGEREES PAR LES OBSERVATIONS QUI PREGEDENT
Dans un premier chapitre, nous avons exposé la composition chimique du chocolat et du cacao, et nous avons résumé la physiologie de ces aliments.
Dans un deuxième chapitre, nous avons réuni un certain nombre d’observations, dans lesquelles le chocolat, indiscutablement, joue un rôle déclenchant dans la production de certains accidents, le plus souvent de migraines, dans quelques observations : d'épilepsie ; dans un cas même, ce sont des accès d'extrasystoles qui sont consécutifs à l’ingestion de chocolat.
Bien que ce travail veuille être essentiellement clinique, et que son but principal ait été de mettre en relief le genre d'accidents déterminés, et la fréquence des cas dans lesquels on peut incriminer le chocolat, ou nous permettra d'exprimer, dans cette troisième partie de notre travail, les quelques réflexions que nous ont suggérées les diverses observations rapportées.
Rassurons de suite le lecteur : nous n’avons découvert ni la cause profonde des accidents produits, ni le mécanis-
me qui relie la cause déclenchante, en l'espèce le chocolat,
ne VU
aux divers accidents déclenchés. Nous nous efforçons surtout ici de résumer clairement les travaux qui ont été faits jusqu’à ce jour dans le but de découvrir cette cause profonde et ce mécanisme. Bien qu'on ignore encore à peu près tout de la pathogénie de ces accidents, quelques pas ont été faits, notamment en ce qui concerne les phénomènes sanguins qui accompagnent les accidents. Et, bien que ces acquisitions seules ne nous facilitent pas la compréhension du mécanisme des accidents, il y a tout lieu de supposer qu'elles sont une première étape vers des découvertes définitives.
Nous ne reviendrons pas sur les nombreuses qualités du chocolat : aliment complet, très nutritif, aliment tonique et excitant, de plus, facile à conserver et à transporter, il rend de multiples services, et, fort heureusement la grande majorité des gens l’ingèrent sans aucun inconvénient. A ceux-là, il faut se garder de le proscrire.
Mais dans un assez grand nombre de cas le chocolat est, indiscutablement, responsable d’accidents divers.
Si l'on met de côté les goutteux, lithirasiques, hépatiques, arthritiques divers chez lesquels le chocolat est nettement contre-indiqué à cause de sa richesse en substances extractives, en théobromine, mais surtout en oxalate de chaux, il semble qu’on puisse ranger les accidents observés en deux catégories. d
Dans un premier ordre de fait, le chocolat est mal digéré ; les accidents accusés sont : une digestion lente et difficile, une sensation de plénitude gastrique, une constipation opiniâtre. Nous avons vu qu’il est rationnel de
rapporter ces inconvénients à la forte teneur en graisses