ÉTUDE THERMOCHIMIQUE DE QUELQUES IODURES NEUTRES
TIodure de baryum anhydre.
Pour calculer la chaleur de formation des oxyiodures de baryum il m'a fallu déterminer la chaleur de dissolution de lPiodure de baryum anhydre.
On peut obtenir assez facilement de l’iodure de baryum fondu, mais le corps ainsi préparé renferme une forte proportion d’eau plus une certaine quantité d'oxyde, et ces impuretés empêchent d’effectuer toute mesure.
Pour obtenir l’iodure de baryum anhydre et pur j'ai essayé de dessécher l’iodure cristallisé dans un courant d'azote. Ce procédé serait excellent s’il permettait de chasser la totalité de l’eau, malheureusement on est obligé de s'arrêter avant la dessiccation complète, car si l’on prolonge l'expérience, il y a décomposition du produit, ce qui se traduit par une mise en liberté d’iode.
Le corps obtenu a donné à l'analyse les nombres sui-
vants :
Calculé. Trouvé.
Hé bitene sodoe Sadbtidai: 35,03 SHQU Poe RER REC PATES 64 ,96 63,4
Cet iodure renferme donc encore 2,5 pour 100 d’eau.
La deuxième méthode à laquelle J'ai eu recours consiste à dessécher l’iodure fondu dans un courant d’acide iodhydrique.
On chasse ainsi l’eau, en même temps qu’on sature par
ÉTUDE DE QUELQUES COMBINAISONS HALOGÉNÉES. 97 l’acide iodhydrique l'excès de base; on peut commencer opération dans une cornue et l’achever dans un tube sur une grille à analyse organique.
Dans ces conditions, on obtient un produit sensiblement anhydre.
Calculé. Trouvé.
Ces difficultés sont prévues pour les iodures de tous les métaux terreux par des considérations thermiques. D’après M. Berthelot (!) un seul procédé pourrait permettre de les obtenir rigoureusement purs : ce serait d’évaporer leur dissolution dans un courant d'acide iodhydrique gazeux, pur ou mêlé d'hydrogène.
J’ai déterminé la chaleur de dissolution du corps Bal? dans l’eau (?). Cette mesure demande quelques précautions. En sortant du tube où la dessiccation et le refroidissement avaient été effectués dans un courant d’acide iodhydrique, remplacé en dernier lieu par un courant d'hydrogène sec, la matière était aussitôt introduite, par portion d’environ 15%, dans des tubes de verre parfaitement secs qu’on scellait aussitôt à la lampe.
Les tubes étaient ensuite brisés dans le calorimètre, au sein de l’eau, ou bien ouverts au moment de faire la mesure et maintenus clos au moyen d’un bon bouchon de liège pendant la période d'observation précédant la dissolu- Lion.
Après chaque opération, j'ai vérifié que le liquide était neutre au papier de tournesol et j’ai prélevé un échantillon de liquide dans lequel j'ai dosé l’iode et le baryum.
Voici quelques-uns des chiffres oblenus :
() Mécanique chimique, t. II, p. 486.
(2) Comptes rendus, t. OXNX, p. 753.
8 E.1 TASSILTY.
Trouvé.
Calculé. MORE PRE.
lNloooeocdencs WA 64,15 64,44 64,54 Baryum....... 35,03 3020204, 009450
J'ai trouvé pour la chaleur de dissolution dans l’eau vers 16°
| moyenne + 10(%1,29,
soit + 10,3 pour Bal?.
On peut aisément calculer la chaleur de formation de Bal? dans l’état dissous, à partir des éléments (x représentant la chaleur d’oxydation du baryum)
Cal Ba sol. + O gaz + aq. = BaO diss............ æ+28,0 Il H? gaz + IL? sol. + aq. — 21H diss............. +26, 4
Ba O diss. + 21H diss. = Bal? diss. + H20 liq.…. —+27,7
HE? gaz + O gaz HONTE +69
on en tire g + 28011 + 260al,