‹ Étude de Quelques Composés du Mercure No. 535Chapitre 15 sur 18 · AR ES · texte numérisé non relu

AR ES

il renferme souvent du sublimé, provenant de la préparation, — de l'acide chlorhydrique et du chlorure de sodium, ayant la mème origine, dans le précipité blanc.

Falsifications. — TN à été falsifié par le carbonate de plomb, le carbonate et le sulfate de calcium (Gay, professeur), le phosphate de chaux, les os calcinés, le sulfate de baryte (Moritz), la gomme, l’amidon. ;

Essai. — Le Codex prescrit de l'essayer comme il suit : Agiter avec l’éther officinal ; il ne doit pas céder à ce véhicule la moindre trace de sel mercuriel qui donnerait une coloration brune avec SH?. — La coloration indiquée décèlerait le sublimé.

Une goutte de cet éther pourrait être évaporée sur une lame de cuivre qui ne devrait pas donner de miroir par frottement. Le résidu de son évaporation ne devrait pas précipiter en jaune par la potasse, en rouge par une solution étendue d'iodure de potassium.

La sublimation ne doit pas donner de résidu.

La chaleur le ferait noircir, à la longue, s'il y avait de la gomme ou de l’amidon. Ces deux impuretés seraient encore décelées, la première par solution dans l'eau froide et addition d'alcool qui précipiterait la gomme ; la seconde, par traitement par l’eau bouillante qui se colorerait en bleu par addition d'iode.

Les carbonates feraient effervescence avec les acides ; dans la solution, on caractériserait le plomb ou la chaux. ;

L'eau chaude dissoudrait le sulfate de chaux.

Pour reconnaitre le sublimé, on peut encore triturer avec la

résine de Jalap. Gette dernière se colore en bleu, dans le eas

où il y a du sel mercurique, reste jaune, s’il n'y a que du calomel.

Il doit se dissoudre, en quelques minutes, dans l’eau chlorée

récente.

Roi z ru

EPP V ESA

LSoQ =

Le nitrate d'argent, l’eau de chaux, SH? ne doivent pas donner de précipité, dans l'eau distillée avec laquelle on l'a agité on fait bouillir, Si on fait bouillir, il se forme du bichlorure ; cet essai est donc mauvais. Il faut traiter par l'eau froide.

Action. — Purgatif, vermifuge, altérant, antiphlogistique, antisyphilitique, topique à l'extérieur, sialagogue.

Ignatiew (1) et, avant lui, Jendrassik (2) l'ont employé comme diurétique, dans l’hydropisie, et ont obtenu des résultats satis-

faisants.

Usages et formes. — Le calomel est très employé, en Angleterre surtout, où on l’associe souvent à l'extrait d’opium.

Doses : 1 à 10 décig. comme purgatif. — 1 à 5 etg. comme antisyphilitique et altérant, en pilules, prises ou frictions sur les gencives.

On le donne aux enfants associé au il dans un pruneau,

en biscuits, en tablettes.

Mialhe en à donné une théorie de l'absorption qui est la suivante :

Le calomel se transformerait en sublimé dans l'économie, sous l’action des chlorures de l'organisme.

Soubeiran nie ce fait et prétend que l’action du eee

est due seulement à un effet local. D’après lui, il faudrait moins

de médicament pour purger, s’il en était ainsi. La théorie de l'absorption, donnée par Mialhe, est insuffisante d'après Joannel. (3) IL est possible, d’après ce dernier, que le

calome! soit absorbé en partie, par l’action des chlorures alcalins et de l’acidechlorhydrique, dans l'estomac, mais elle se fait sur-

(4) JP. C.,t. XX, p. 425. — Petersb. Med, Wochenschr. n° 44, 1888. (2) D. Arch. f. Klin. Med., t XXXVIH.

-(3) Un. pharm. 1869.

OU

tout dans l'intestin, de la facon suivante : les liquides alcalins qui s'y trouvent décomposent le sel mercureux ; il se forme des oxydes qui sont dissous par les corps gras. C’est ainsi qu'il explique l'absorption sans irritation locale, et surtout, l'action tardive du calomel. |

Il est difficile de savoir qui a raison, On ne peut pas nier cependant que l’action du calomel se fait mieux sentir chez les personnes qui mangent beaucoup de sel marin.

En pommade, la dose est de 3 pour 30.

Page 1