MIO
à 1/200, 1/500; solution ammoniacale d'Hoyer; mélange à parties égales de solutions à 1 0/0 de nitrate d’argent et d'acide osmique) déterminées par injection du réactif dans le réseau branchial, suivant la technique utilisée pour les liquides fixateurs, m'ont seules donné la clef de certaines dispositions propres aux éléments de la branchie.
Parmi les réactifs colorants, j'ai surtout eu à me louer de l’hématoxyline (formules de Bæhmer, Delafield, Minot) ou de l'hématéine (Minot); le picrocarmin, le vert de méthyle, dans certains cas l’éosine m'ont également fourni des indications utiles.
J'ai toujours monté mes préparations dans la glycérine étendue, et cela avec intention : le baume, par sa grande réfringence, masquait complètement les parties homogènes, hyalines, du lissu, parties qui sont loin de n'avoir ici qu'une importance accessoire. Ayant en vain cherché à les mettre en évidence au moyen de teintures spéciales, j'ai dû parfois, pour les observer plus nettement, monter les préparations dans l’eau pure.
J’ajouterai que le secours d’un objectif puissant, à définition très précise, m'a été indispensable pour cette étude. Les éléments des Téléostéens se signalent, comme on le sait, entre ceux de tous les Vertébrés, par une remarquable petitesse; sans des moyens optiques suffisants, je n'aurais pu pénétrer dans les détails de structure des éléments branchiaux.
Les espèces surtout utilisées pour les observations qui vont suivre sont des formes marines, des Cottes, des Labres et Crénilabres, le Congre. Il faut reconnaître d’ailleurs qu'au point de vue de l'anatomie générale la question d'espèces semble n'avoir qu'un intérêt très secondaire; la structure élémentaire des lamelles branchiales présenterait en effet une fixité assez grande chez les Pois-
Le ANS
sons osseux, et même lorsqu'on passe de ce groupe aux Sélaciens, autant que j'ai pu m'en rendre compte d’après les types, encore peu nombreux, que j'ai soumis à l’observation histologique.
Structure histologique de la lamelle branchiale. — Les travaux qui ont trait spécialement à cette question sont très peu nombreux. La plupart des auteurs ont étudié les lamelles sur des préparations obtenues simplement par l'injection de masses colorées, procédé qui donne sans doute des images assez démonstratives de la forme du réseau sanguin, mais qui reste insuffisant pour l’observation des éléments dont ce dernier est constitué. Sur ce point particulier, je n’ai rencontré d'indications que dans les deux mémoires déjà cités de Æess (33) et de Drôscher (9), le premier concernant les Téléostéens, le
second les Plagiostomes, et dans un travail de Æ. Mau-
rer (22) sur la pseudobranchie des Poissons osseux. J'aurai à revenir plus loin sur les faits observés par ces auteurs et sur l'interprétation qu'ils en donnent. Sur la structure du revêtement épithélial des lamelles il existe des notions un peu plus complètes dues aux auteurs précédemment nommés et à 7%. Williams (41), à Vignal (33) : M. Renaut (32) l'a étudié chez les Cyclostomes.
Les anatomistes qui ont observé les lamelles sur des pièces uniquement injectées y ont décrit un « réseau capillaire » très serré, à travées généralement plus larges que les mailles circonscrites, et disposé sur un seul plan, sans insister autrement sur la valeur morphologique des canaux, qui seraient analogues aux vaisseaux capillaires ordinaires ; la constitution et la signification des mailles du réseau n'ont pas été l’objet d’une attention particulière.
En l'absence de coloration, la méthode précédente ne permet guère, en effet, de pousser l'analyse au delà d'une
reconnaissance des simples variations que peut offrir l'aspect général du réseau. Mais, en traitant par une teinture élective des lamelles injectées à la gélatine et débarrassées par brossage de leur épithélium, on voit, lorsqu'on les examine à plat, que les mailles renferment chacune un corps coloré, reconnaissable comme noyau cellulaire (fig. 1, x). Maurer (22) a signalé ces noyaux et les a rapportés avec raison à la couche moyenne, vasculaire, de la lamelle, sans se prononcer sur la nature du tissu auquel ils appartiennent ‘.
Des coupes perpendiculaires aux faces des lamelles, pratiquées sur des pièces fixées (voir technique), montrent, après coloration, la disposition Fig. 1. — Congre. Kragment d'une Véritable des parties qui réponlamelle branchiale injectée, exa- Ds
minée à plat. cp, cellules propres: dent aux mailles du réseau et ñ, noyaux ; co, colonnettes ; /, canaux Û ù
éounairess remplis" per le masse -CONtICNNONt I NOYAL ENQUES SPABsee tion (fig. 2). Entre deux lignès brillantes, onduleuses, mais parallèles entre elles dans leur direction générale, à double contour très net, facilement reconnaissables pour les coupes d’une membrane basale qui forme, en quelque sorte, le squelette de la lamelle, on voit s’aligner des espèces de piliers qui donnent à l'ensemble de la coupe l'aspect d’une rampe à balustres. Ces piliers sont généralement un peu plus hauts que larges, plus étroits dans leur partie moyenne qu'au niveau de leurs extrémités ; celles-ci s’étalent d'une
{. Il a bien vu et décrit cependant la disposition des éléments dans les bourgeons des lamelles en vaie de formation; il est singulier que sa description chez l'adulte soit si peu explicite, d'autant que les changements d'aspect sont minimes de l’état jeune à l'état parfait, comme nous le verrons dans la suite.