CHAPITRE m. — INFLUENCE DES TRADITIONS RELiaiED3E
chaque culte (4), combien de divorces? et on peut faire le même calcul pour chacun des cercles du royaume.
Les différences que la religion crée entre les hommes sous ce rapport sont toujours très faibles en Bavière, mais elles présentent une constance remarquable.
Elles sont consignées dans noire tableau IX.
Comme les chiffres sur lesquels j'opère sont très petits, j'attirerai surtout l'attention sur la IIP partie du tableau, relative à treize années d'observation. Si j'ai étudié à part la période 4862-70 et la période 4870-75, c'est seulement pour prouver la constance suffisante de mes chiffres, et pour établir qu'ils sont très démonstratifs, quoique un peu petits.
Ménages catholiques et ménages mixtes. — Dans tous les cercles bavarois sans exception, nous voyons se vérifier les mêmes lois :
Toujours, la chance de divorce est plus faible pour les catholiques que pour les protestants. Les différences ne sont pas énormes comme en Suisse, mais elles sont constantes. Il est curieux de voir la probabilité de divorce des deux religions croître ou décroître ensemble suivant que Ton considère tel ou tel cercle. Dans la Basse-Franconie, elle n'est que de 4 .5 pour les catholiques : elle est donc très faible (4.0) pour les protestants aussi. En Moyenne-Franconie, elle croît pour les catholiques (3.3); ello augmente donc aussi pour les protestants (7.5), Enfin, en Haute-Bavière, elle atteint le chiffre de 9.8; inutile de demander ce que devient celle des protestants; elle croît de même et atteint 41.3; toujours elle s'arrange pour dépasser notablement celle des catholiques.
Les chiffres généraux du royaume de Bavière traduisent mal ces différences constantes, parce qu'une grande partie des catholiques bavarois habitent la Bavière propre, où le divorce est plus fréquent pour toutes les religions.
Les autres cultes doivent à présent attirer notre attention.
1. Je ferai remarquer que je rapporte ici le nombre des divorces au nombre des ma» riages célébrés, et non à celui des couples existants^ comme dans le § 11.
En un mot, je quitte la méthode rigoureuse, qui cesse d'être à ma portée, pour en prendre une qui n*est qu'approximative. J'ai discuté déjà leur valeur relative § 4.
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