V. 4. — Aucun changement , aucune observation
V. 5. — Gesenius dit de la leçon de Buchart en ec point : • ti'n r’in, divertari apud
• me sülebai, mihi heiiè hebr.i;a non esse videnlur. Ilaque litteras in codicibus tradilas Innmoc- . toihuulech itâ rcpono : Inn ochath U ulerh , i. e. -jS“ ’S r'nii .n;.n eece fraUrnitas miAt
- el li'6i. "
Je souscris sans observation au jugement porté sur la version de Bochart ; mais je ne suis point complètement édifié sur celle qu'on propose de lui substituer, car rien, entre autres rénexions, ne me parait justifier la préposition cect. Je lirai donc à mon tour :
fia 03Tnjs qS h "pr nr: m-ja
Anlequàm mors oppressissat le, fadus niilii et tecuni, Anlidama, firmalum.
V. G. — Ici encore Gesenius commence par condamner Bochart, et il le fait en termes plus formels : - In hoc versu interprclando procul à vero abc.ssc videntur Bochartus et BeUermannus,
- quorum uterque turgidam mortia descriptioncm verbis contineri putat,in quam sententiam « volgo eliam verba latioa eum feeUte aiuni quod eibi faciendum fait imerpretatur. Mihi
• hoc versu viri defuncii prol)ltas, integrilas alquc in agendo strenuitas describi videtnr. •
Celte dernière manière devoir me semble moios adonssible que celle de Bochart , car cet
Écrivain a eu certainement raison de chercher à rendre le vers Uiin de Plaute, et il n’y a aucun doute qu'il ne s'y agisse de la mort d’Antidamas ; on en trouve la confirmation dans le passage suivant de la seconde scène , où le verbe facere est employé dans le même sens :
//an. l’alrem atquo matrem viverenl vellem tibi !
Ay. An mortui sont? Han. Factum.
Mais, ce qui est condamné par la simplicité des expressions de Plaute, c’est Is forme dont Bochart ainsi que Bcllermann ont revêtu cette pensée. Comment doue, a-t-on pu ne point reconnaître le rapport, en quelque sorte matériel, qui existe entre Ttfel... Liful, d'une part , et
ET PE I..V I-.VNGIE UBYQUE.
Ftcisse... Faciundum, de l'autre? N’esl-ce pas avoir fermé les yeux à la lumière? n’est-il pas évident qu’il y a là une correspondanee qui conduit direclement à Tinterprétation ? Pour moi , j’eo suis convaincu , et voici, en conséquence , la leçon que je propose:
SïcS an P Vjîî.-i onrt f-cv
Ainnt te fecisse boc, sicul homini, quandoqoidem cunsumptus est, faciemlttin.
V. 7. — Comme dans les cas précédents, je trouve ici la critique de Boehart loate faite par sun savant eiiiulc : - In Bocharti liujus versûs analysi plura sunt qum displiceant ; ac primùm ,
4 '*iT esset quidem tirenuus sermone, at ininimè fuma coiulam : dein nt: 'Sipj, captre 4 habilaliontm indc ledem figere, locutio est faclicia, ex lingu.-r osu non probanda, quod etiam 4 Bellarroanno opponenduni est , qui versuin ita scribit : iV: c*p: D!1 ’.t 2 l 'fZH p ntt, fiiium
• (illios viri) strenui dieunl hie fixitse <rdem,cui accedit quôd chald. CP est ibt non Aie.
• Mihi satis certum videtur itdibur esse T 2 t W e$t strmo, s. fuma, undè colligo pro ulAèynim
• legendum esse ythbynu, A:: nx, fiiium tjus. In lAinn latere potest n:.*i hic , t lilterà forlassè “jungendii cuin Dibbur {IHbburlj : in oeulAnu l:p'n.n pr. /'raternitiw, rognalio noitra, pro - concreto /'râler coguatut nusier (ut Angl. a relation of mine), (iuæ tamen prostrema minus certa
• videntur. -
Cet aveu pourrait me dispenser de tout commentaire; cependant, je crois devoir ajouter aux considérations purement philologiques qui l'ont dicté, cette autre observation, qu'ilannon ne sait pas encore, ne se doute pas qu’Agorastoele est son neveu ; qu'on ne comprend point, par conséquent, pourquoi il loi donne le litre de copnalus noiter. D'ailleurs, rien ne justifie cet ex* posant do pluriel noiter, puisque partout ailleurs, en parlant de soi, llannon emploie le pronom singulier. Ce n'est donc pas à tort que Cesenius a montré lui-méme peu de confiance dans celte partir de sa traduction.
Mais le commencement du vers est pins satisfaisant, et sans doute il resterait peu de chose à faire, si l'on reprenait et si l’on combinait quelques-unes des données fournies par Boehart et repoussées, sans motifs sulli.sants, par sou critique, ,1::, par exemple, et DP, en traduisant leder* nier terme par tbi pour éviter toute objection. On aurait donc :
oSpacT» rru'PN rpxi dp p3p v' la'PH
Fiiium ejus est fama ibi colloca.4so sodem, Agorastoclem.
V. 8. — Je crois pouvoir présenter, sans commentaire, la leçon suivanlc ;
tota PM pin': ninn ’ruotrpK
Fidem meam insculptam, pro statuto, eccam alferons.
V. 9. — Rien à dire sur ce vers , que Boehart et Gesenios s’accordent à rendre de la même manière. V. 10. — • Boebart a bien interprété, dit Gesenius, la seconde partie de ce vers; mais, à l’égard • de la première, scs elTorts ont été malheureux. »
Malgré cette réprobation et l'accent de quasi-assurance avec lequel ranteur moderne présente sa propre version, je ne pense pas qu'on puisse admettre celle-ci. Est-il, en effet, bien conforme aux convenances historiques et théâtrales de supposer que rien, ni dans les manières, ni dans le vêtement, ne distinguait Agorastocle deMilphion, à tel point qu’ilannon ait pu les prendre l’un et l’autre pour des esclaves?
Ainsi, je crois qu’il faut maintenir l’interprétation de Boehart, sauf quelques légères modifications; U ne meseuiblepas nécessaire, par exemple, de rendre, d’une manière inusitée ,'1 par puis;
on peut, si je ne m’abuse, considérer ce mol comme le hébraïque, dont le sens vague se rendrait par tufficiens, celui qui vient ,\ rnopos, a sot hait. En second lieu, quelques manu.scrits portant fheraytn, je suis porlé à préférer cette forme à therain qui a élé la source des erreurs commises en cet endroit. Je lirai donc :
au 1332 ON Ss2,’N D’inn ’Sy n icio Venil suflicicns ad fores; ecce ciim; pcrcontabor nom cognitum ci iiomcii.
En conscqiioncc de tout ce qui précède , je rétablirais comme il suit les dix premiers vers de l’invocation d’Hannon :
.Atiit alonim valoniit siifora Htsimîliom liaina(}om zit,
Ki malilaki tum uinisli alni’deharim isqi,
Li pho ipinet biniili adad, iibin aclii,
Birua rob si'oiiom alonim nbimisiriohom!
Dithurira mut inok, at li velek, Antidamas, kon :