L . CARISSIMO . VERNAE . SVO FECIT
CLITIA . IVCVNDA QVI . VIXIT . AN . IIII . MENSIB . XI
Aid. Manul. Orlbogr. rat., p. <ll
L'inlerprétation de la formule commune aux trois inscriptions citiennes dont il vient d'étre parlé se trouve confirmée par la formule analogue, mais complètement développée et d’une lecture incontestable, qui se présente sur une série d'inscriptions découvertes en Numidie ; ce sont celles où l’expression numérale est rendue nominalement et en toutes lettres, savoir, les miéme et eeptiime numidiquet, tables 25 cl 26 de Gesenius, les quimiéme, voyei notre pl. 16, teitiéme, pl. 17, dix-$eptiém«, pl. 18, et dix-huitième, pl. 19.
Dans un mémoire publié dans le Journal asiatique (janvier 184.5), en ne parlant (|ue de la sixième et de la septième numidiques, je faisais remarquer que ces épigraphes ont chacune, sauf une lettre, un passage identique formé, dans l'une, par la dernière ligne, dans l’autre, par les I', 5*, 6*, 7*, 8*, 9* et 10' lettres de la seconde ligne, lequel passage doit être ainsi transcrit :
6* Swnidique . . . roëtFvlp î V SumMi ue . . . fiJPïttOV .
f>6 groupes, pensais-je alors, doisent esprimcr une formule commune modiûée par la lettre variable.
Pour en pénétrer la signification , il faut esaminer d'ensemble les diverses épigraphes reproduites sur les tables 24, 2S, 26, 47 Lxxxiv deGeseniuset sur nos planches I6 à23. Plusieurs se font remarquer par le caractère particulier de l'écriture; toutes par la commune analogie de la fonnule initiale. Mais on point particulier frappe en outre au premier aspect de chacun de ces monuments ; c’est le nombre comparativement élevé des oin. Le retour de celte figure est trop fréquent pour qu'on puisse croire qu'elle appart lent essentiellement aux radicaux qui y sont employés ; on doit penser qu'elle y est souvent à titre additionuel, ainsi que noos avons eu déjà plusieurs fois l'occasion de le reconnaître. Nous avons ici une preuve péremptoire de ce fait dans l’inscription de la planche 22, qui offre, dans les quatre deniières lettres de la première ligne et les trois premières de la .seconde, un nom propre ainsi composé : il est évident que ce nom est mis
pour ^r'V>2 et que, par conséquent, le second ain est intercalaire.
Celle remarque est d’un grand secours pour l’interprétation de la formule propre à la sixième et à la ftpliime numidi<ities.
Cette formule, prise rigoureusement dans sa composition alphabétique, continuais-je dans le mémoire précité, ne pourrait être traduite. A peine est -il maintenant nécessaire que nous relevions les erreurs dans lesquelles Gesenius est tomlié en prenant pour un sameeh la seconde lettre, que noos savons, à n'en plus douter, être un vau, et tantôt pour un lamed, tantôt pour un capA, l’avant-demière que nous avons plusieurs fois aussi démontré être un nun et seulement un nu». Noos ne pouvons donc tenir aucun compte de la version de ce savant auteur.
Le sens se manifeste au contraire avec clarté si l'on considère comme additionnel l'aï» qui figure parmi les quatre dernières lettres. En effet, en l'éliminant par la pensée, il reste r:c, année. •
Dès lors, ajoutais-je, le signe qui précède, à raison de sa variabilité au milieu d’une formule dont les autres éléments sont immuables, s'accommode très bien a l’indication numérale qu’appelle ce mot année, savoir, ? ou 70 dans un cas, k ou t dans l’autre.
En poursuivant ce sens, on me paraissait amené à conclure que le groupe ',v, qui ouvre la phrase, répond à la signification vûrtf, si commune en pareil cas sur les épitaphes latines, et que, de même qu’on le remarque souvent aussi sur les monuments que je viens de citer, ce pouvait être on sigle, une abréviation du verbe rrn, qui veut dire en effet il a vécu. Le vau pouvait représenter seul la racine, comme il le fait lorsqu’il est conversif, d’après l'opinion de Gesenius (Lexique, p. 27 1), et fat» qui le précède ne remplirait que l’office de mater teclionis, ou mieux cet al» lui-même pourrait remplacer l’une des aspirées hé ou chet, comme noos l’avons vu, dans one autre circonstance, remplacer l'oIcpA. Les rapports qui existent en hébreu même, et que Gesenius indique dans son Lexique, entre n'rt ,n"N et n'.y justifient pleinement cette opinion.
La démonstration décisive, au surplus, était liée à la traduction complète du contexte. Or, les deux inscriptions ont une autre formule commune, celle du début; elle est ainsi rendue :
6' .VBimrfiq'Y. . .
7» .VuraWii/ui- . . .
Ces deux gronpes ne diffèrent que par la transposition réciproque des quatrième et cinquième éléments.
On ne peut pas ne pas les rapprocher du commencement des deux épigraphes rapportées, l'une sur la table 47 lxxxiv de Gesenius, l’antre sur notre planche 22, lequel se lit pt::2“.
Il faut donc qu’il y ait concordance, relativement à ce passage, non-seulement entre les sixième et sepliésns numidifues, dont nous noos occupons spécialement , mais aussi entre les deux autres , où nous ne trouvons point la seconde formule.
ts
La huUième numidique contient quelques caractères évidemment mal copiés ; ce défaut noo^ empêchera de hasarder une traduction complète.
L’inversion que les deux derniers exemples présentent, comparativement aux premiers, pour la formule initiale, indique, comme radicaux, ces mots pN pe. Dans les deux derniers exemples Valeph de pu est remplacé par un atn. ainsi que nous l’avons déjà vu, dans des inscription» de la même contrée, pour le mot pN; dans les autres exemples, l’atn est ajouté aux lettre» radicales, tantôt avant, tantôt après Valeph. Tout ce que nous connaissons maintenant du jeu de r«m sur les monuments numidiques nous rend ces anomalies familières.
pc . qui signifie owerare, onu$ imponere, gravare, fait allusion à la charge, à la lourdeur de la pierre tumulaire. po p« ou py correspond à nccyc pN qu’on trouve dans^Zach., xxii, 3; aussi, dans deux des inscriptions analogues, dont nous parlerons bientôt, nous verrons le verbe ccy, équivalent à ccï employé en corrélation avec po
Voici , d’après ces observations préliminaires, comment je traduisais ks fixième, upiiime et vingl-unièmr numidiques :
6* Numidique.
Pour :
-twi; Vyajro Vc: pw ptJ w Symey nsyc n iy ‘rya
'itcy ’33 Syyjro Vc- p« {yu Vymtcy rrn Sya
OnuH lapidis Mutumbalis, lilii Osirbalis. Vix. I annum. Osirbal p.
Oims lapidis Mutumbalis, lilii Osirbalis. Vixil t annum. Osirbal posuii.
7' Numidique.
-'!ù: î3yN pü
■TXN itîiN ;i3 ry •i'appn'ynyn? ji ncy p»
njyj y ty
Onus lapidis
.., filiæ Oteris T)-ria>. Fini vit Talan, filius Mosianis; operam iropendit Pedamar.
Vix. I.XX annos.
21' Numidique.
-''■ya Vn îic py pxyya P ;ry i N’.-.hy’n nS?
enV p-jy3 3cn
Lapis oneris super Baliton, filium Basatanis.
Hxtuli Tiallia cum
T.iinabe, prout iiudivinm.s, ad ('onsummalioncni.
Pour ce (|ui concerne la formule numérale qui fait particulièrement , en ce moment . le sujet de notre étude (je reviendrai plus tard sur les autres points), l'interprétation se trouve confirmée au fond, mais, en meme temps, rectifiée en quelques détails, par les autres inscriptions énumérées à la page D6, in.scriptions qui ont été découvertes depuis en Algérie, à Hanchir-aïn- ^iechma , près (•helma.
ET DE LA LANGUE LIBVQl E.
Ot inicriptiona doivent être tranKritea ainai :
-cVÿ prac py -TP SSp3 P3 -rxp ray® y K cayi OT a» P ’trs nw
Synp
-y ry«:= [3»
pyo P tmy *?
-»r Niy
T 1 aisB n
li*
-3i-lSp PPK ÎO
•i» prco*’! csry a (oy Sana p [ cayr oya-ir ras
-y pur py r P taTcP îoy xtS oaay rayr
yy
La (eiaiéme, la dix-sepliéme cl la dix-huiliimr contiennent, il eat facile de le reconnaître, lea mots n;7C (on yy ) n'y , comme la sixième et la septième. Cet emploi répété prouve bien que ce sont des termes formulaires; or la i/uinzième , au lieu du dernier de ces.groupes , présente simplement rca : voilà donc la cuiilirmatioii évidente du sens que nous lui avons attribué, savoir celui d’année.
Mais , d'un autre c6té, ce mot , dans les cinq premières des épigraphes que nous venons de transcrire, est incontestablement suivi d’un nom dénombré marqué en touli-s lettres; ainsi, pour la 15', cyzir, soixante-dix , pour la IG', ni'y, ‘/uarante, pour la 17', DiCtcy , cinÿl, pour la 18', ac®, soixante.
Il résulte de ce fait manifeste, que ce n’est point, comme je l’avais avancé d’aliord pour la sixième et la seplièssu numidiques , Valeph ni l’ain placés après ',y qui expriment le nombre des années et que ces lettres, par conséquent , doivent, chacune suivant le cas, faire corps avec les deux précédentes, c’est-à-dire former avec elles le vérité h'V ou y*y, fuit, cin'l.
On ne pouvait point prévoir cela lorsqu’on ne possédait que les deu» testes que nous désignons sous les noms de sméme et septième numidiques; puisque, sur la siTtéme, par une fâcheuse omission , la formule n’est point achevée , le nombre des années n’est point indiqué après n;y® ; on devait nécessairement croire que ce nombre «ait rendu par la lettre qui précède ce groupe , d’autant plus que, dans la bible, le substantif n:® suit toujours le nom numéral.
.Sur la septième numidique une autre cause d’erreur existait, c’était le rapport de i®y qui suit niy® avec la première partie du nom propre Syi'®”, et la dégradation des lettres survantes qui permettait de supposer qu’elles formaient la fin de ce nom propre.
Maintenant nous reconnaissons clairement que ce groupe lUy, placé après r;y® sur l’épigraphe en question, eat le nom numéral dix; il y a analogie eomplète avec la formule des monumenls deconverts plus récemment. Sur la dix huitième inscription nous voyons le dérivé DT®y, tinqt, remplace par CTyx ; mais, comme il y a une lacune sur la pierre, il est très probable que l’oiln radical précédait l’alrpà, et que celui-ci n’est qu’une mafrr lectionis. Toutefois la substitulion de l'ateph à l'oln n’aurail rien d’extraordinaire.
.SI, sar la septième numidique, le groupe sïjy de la seconde ligne signifie dix, les lettres suivantes, que nous avions lues ® *772, et dont nous considérions les trois premières comme lui étant liées pour compléter le nom propre, la dernière comme une abréviation de n*®, posait, ee.s lettre», disons-nous, ne peuvent recevoir celle interprétation; il faut en rechercher la véritable
Dlî LA LANGUE l>HÉNICIENNE
signification, ce qui remet en question leur détermination même, que nous n’avions adoptée qu'en vue du conteste. Or les 15', 16*, 17* «t 18» nunuJiquts nous donnent aussi une explication évidente de cette partie.
En effet, chacun de ces textes présente, immédiatement apres le nom de nombre, le grooptt trt:yi ; il est facile d’y reconnaître le eau conjonctif et le thème ücr. onu» imposifum porlavii, plus soDvent écrit en hébreu interdom seribitur cum ï,' loco s. > Job. Buxtorfii
lexiron ebra'icttm el chatdaitum. Ce mot, comme nous l’avons déjà dit, correspond parfaitement à la formule initiale “2N pc, oniu lapidis, ou p.s, lapis oneris: les deux interprétations se corroborent l’une l'autre. En conséquence, la formule entière, pour la quinziime numidique, par exemple, doit se lire ainsi ; VS’Z'J' ayiï.’ Tt:" tt'", t’ijcil annis aptaaginla et oneratus est, ce qui est un euphémisme de celte phrase analogue de la Genèse : n;tï ....v, 2 ’l.
Le plus léger examen démontre qu'il y a parallélisme sur la sixième numidique et que c’est aussi le groupe cay qui la termine. En effet, la première lettre qui suit 'tsy est évidemment un «ou; la soivante est un aln, la dernière un scMn; l’avanl-demière, qui est altérée, doit donc être le mem.
Nous rectifierons donc comme il suit la lecture et l’interprétation des sixième el septième Humidiques.
P Vy (Itty jyo Onus lapidis Maltambalis, lilii Josir-
. 1Ï.P royo iny Sl3 , balis : vixil annis decem et oneratus est.
?ca *73 pu Onus lapiilus Niph ?•
, "TÏX tur,; 713 oy atæ, liliæOteris Tyri-
P p,TVn rc J1 .T. Confecit Tatan, fiiius meslyiorviljy iams: comparavitPedamar.
. . . .ropuî iny Vixil annis. . .
La septième numidique offre particulièrement des difficultés pour ce qui concerne les noms propres. Le premier est incomplet ; il ne reste de la troisième lettre qu'un vestige qui se prête à diverses restitutions; comme elles ne pourraient être qu’arbitraires, nous nous en abstenons, l-e second parait venir de xay et signifier circumeinqens, circumeludens, cireumteqens, eoronans. Le troisième dérive de rtyn, errare, vaqari, par une duplication de la racine apocopée dont on a des exemples, pour le même verbe, dans le texte biblique, et l'addition d'un nuit suffixe, formatif de noms propres. Le quatrième pourrait être formé do niani préfixe et de ]iï, rubus, avec l’om intercalaire; il correspondrait à notre nom de Lèpine: mais il est plus probable que yo constitue la syllabe mis ou mes qui, en libyen comme en égyptien, veut dire filsi ce serait un nom libyen. Enfin le cinquième nom propre, composé de *E, venant de mç, solvere, et de x;;, amaritudo, maeror, convient assurément bien à une femme.
Quant aux noms appellatifs de la même inscription, nous trouvons d’abord l’adjectif ethnique rnï avec l’aleph pour article, comme dans -njN de plusieurs médaiiles de Cadix. Il peut paraître contradictoire d’assigner la valeur resh à l'avant-demière ligne de ce mol, tandis que celte lettre, an huitième rang de la même ligne et au dernier rang de la quatrième, a une forme différente, la forme de la variante I des médailles de Tyr (table 34), c'est-à-dire de l’R romain retourné. Cette 'anomalie, cependant, est justifiée par un exemple semblable que présente l’épigraphe tracée sur la table 27 ixv de Gesenius, laquelle contient incontestablement ces deux variantes do resh placées à côté l’orie de l’autre dans la première ligne, ainsi que nous l’expliquerons plus lard.
ET DE LA LANGEE LIBYQEE.
Y'C doit ÿtre le mot cbaldéen kS'V. 'X'C, vooUnt dire achever, et employé dan» Kidras, vi, lô, dana un sens tout à fait semblable à celui que nous proposons ici. J. Buxtorf dit dans son Lexique, à propos de la première forme : • n juxla Masorethas redundat, • ce qui réduit précisément la racine aux éléments qui se trouvent dans notre texte.
Enfin, quant à se rapportant à un sujet féminin, voici ce que dit Gesenius, Lex., index I, p. t08l : rev pro nrcx, 3 fem. prret. a radice .lOï, LevU., xxv, 21. •
Les autres numidiques citées à l'appui de l’interprétation de ces deux dernières s'y rapportent,
• nmme nous l’avons dit, non seulement par l’analogie de la formule numérale, que nous avons déjà expliquée, mais encore par l’analogie de la formule initiale. Cette formule, toutefois, ainsi que nous l'avons aussi annoncé, offre des variantes. En voici le tableau ;
15' niimWijuf Vc ppK [B
1 7* et 1 S* mmidu/iu- 1 . Sp fptju pp
La valeur des groupes pjN et pp est donnée par l’ortbographe du groupe correspondant dans la formule de denx autres numidiques représentées pl. Süet 21, savoir :
Vp tpos ps ivH Sp [O fa*
. . WW 33,n P 1103» P
P stop ...
Il est évident, d’après cevapproebement, que le groupe est équivalent dans les cinq cas et que la véritable racine est jaM, dont Valepk tanlAt s’est converti en atn, comme dans l'IP pour pK qne noos avons déjà vu, d’autres fois est resté, mais a été appuyé du même aM, comme mater Uelionis.
Nous nous sommes suffisamment expliqué sur la signification de pia.que nous croyons avoir mise hors de doute.
Sur la qumxténw iramidique, cette racine a subi la syncope de l’aln; cette variante est, sous ce rapport, comparable à un passage analogue, px jta, de la quatoriiime numidique, dont il a été parlé i la page 101 , et, dans ceile-ci, nous trouvons en outre un nouvel exemple de l'orthoçrapbe j3M dans le groupe parallèle à ppx de la guinsiéme; partant nouvelle preuve de l'équivalence de ces deux groupes.
De même qu’au tour pxp p» ou ppx ■|rc des sixiéms et eepliéme numidiquei nous avons vu, dans la vinyl unième, substituer celui-ci ; po pj, nous voyons, dans la dix-neuoième, p px remplacer jzn p de la gttaloràème, et, dans une autre, représentée pl. 23, sous le titre de vinpf deuxième, substituer au loor de la quinzième cette inversion : Vm pw pp. Cette dernière inscrip ■ lion se lit ainsi :
H pc pv c retreS D'yTSi'TwSp
-r- xn
Celte épigraphe se distingue d’ailleurs, ainsi que les dix’$eptiime,dix-huitiime, dix-neuvième et rinplMais, en denx ptdnis. > >
Le premier, c'est TappomUon d’un tchin devant jSTts ou p, eonséqnenu de 13N ou pv. Ce echin, comme nous le constaterons plus tard, est indubitablement un exposant du cas oblique.
jl)3
i'qoi\ lient, sons loas les rapports, au daltlh chaldéen lorsqa’il remplit le même office, c’est -idire dérivant du pronom relatif.
Le second point, c’est la snbstilotion de la préposition S” ou bu, signifiant sur, à la particule Su, autre marque do cas oblique, que l’on voit sur la sixième et la tepliéme Humidiquet, de même qn’on trouve •’r® ^ 2 «, ma pierre, dans le Tour du monde du rabbin Pétachia, y<mm. asiat., 2* série., 1831, p. 3ô9.
En résumé, la fomiule initiale présente ces diverses variantes :
“rK îïO P»
PP
; pu’J
1 P« .’ P fOK . .StîOUf3V
rapK P
. . .p«ÎD
) Pierre de fardeau »ur.
) Fardeau de pierre do.
Ceci bienétalili, il devient faeile d’iichever la traduction de celles des inscriptions précitées dont la version n’a pas été complétée, à l’eseeption de lu dix-neuriéme et de la rinjtirme, dont la plus grande partie est indechiffraiile ou inexactement copiée.
Voici donc les cxpiic.ttions définilires que nous croyons pouvoir donner.
15* jVitmidigue.
• ünus lapidis Tabili. viri inlegrilatis, gaudii, forlitudinis, filii Mattamballs. Vixil aimos sep- • luaginta et oneratusesl.»
16' .Vumidigue.
> Lapis oueris super sedeltar, filium Saldl.T. Vixit annos quadraginia et oneratus est. -
17' A'umidigue.
~ Lapis nneris super Sibolelliam, filiam Maûlalis. Vixit annos viginli et oiierala est. Posuil Muscb’, tiiius Anabis, lilii DiÛlis.
18' y'umidigue.
• Lapis oneris super Jârlan, filium Maonis. In pace vixit annos sexaginta et llll.»
22' Xuinidique.
• Lapis oneris super Schiaiah, qui in agro Irans Jonios interilu.s ejus. >
Les versions demandent quelques commentaires que nous allons donner, ainsi que ceux réclamés, comme nous l’avons préeédemmeut ai. nonce, par la cingl-uniéme numidtgue, dont la traduction se trouve à la page 98
Dans la quintiime, nous nous heurtons d’abord an nom propre, dont la signification nous ••l■llappe, à moins qu’on ne le considère que comme un itératif du chaldéen redire, rererti. Le parallélisme prouve toutefois incontestablement qu’il y a là un nom propre ; la Bible même offre aussi quelquefois une pareille impossibilité.
VMV, pour «IN, qui serait mis lui même pour est une modinc«tion orthographique semblahlü à celle de pKV pour pK que nous avons rigoareusement constatée.
Le reste de l’épigraphe ne présente aucune dinjcollé, si ce n’est peut-être le mot p.'«. ('.eseniiis dit de cette racine, dans son Lexique: «Rad. inusit. fort. 1) durus, ralidut fuit, chald.
“iCN, dtiru*. fortin, etc. » Le sens me semble donc justifié ; l’emploi nominal du mot ne me paraît pas non plus devoir soulever d’objections.
La vingtième numidique offre avec celle-ci, pour le commencement, une identité remarquable ; il est possible que ces deux parties aient été gravées sur des faces ou des pièces différentes d’un mému monument, comme les deux parties de la première maltaùe.
La seiiieme numidique ne doit nous arrêter qu’un instant pour les noms propres ; je regarde le premier comme composé deic, champ, et de fruit, champ fertile ; \e second , comme formé de Vtr pour 'S'ü, nècurité, de n, tuffi$at{ce, et de n pour Sx, Dieu, comme dans ; iècuritè dans la suffisante abondance des dons de Dieu.
La dix-septième est riche en noms propres. Le premier, qui est gracieux pour une femme et correspond au nom d’homme latin Aristenu, est un terme bien connu pour avoir servi de mot d'ordre aux Hébreux dans une grave circonstanL*e.
Le second ne peut venir que de avec l’intercalation de l’ai'n, comme dans il
signifie parleur.
Le troisième se trouve dans les Paralip , liv. I, ch. vi, v. 4. Il veut dire refuge.
Le quatrième se lit aussi, sous la forme dans le même livre des Paralip., iv, 8. 11 a pour significjttion, lien, moyen d'union.
Le cinquième est synonyme de pour Sm’I, que noos avons vu dans la seizième numidique; le nom de la divinité ha, abrégé en n, est ici remplacé par son équivalent S?, dont Gesenius dit dans son Lexique : « Pr. suhst. .summitas, inde pro concr. summus, altissimus. De Deo Hos., XI, 7, etc. » Ces deux explications se confirment réciproquement.
La dix-septième numidique offre encore à remarquer l’absence de forme féminine pour les verbes, quoique le sujet soit féminin. Une semblable observation s’applique à la septième numidique. Il est bien vrai que , pour le verbe d’existence , tandis que sur toutes les autres épigraphes à sujets masi'ulins il est ainsi écrit : Kiy, c’est-à-dire terminé par un aleph , sur ces deux-ci il est écrit vi?. c’est-à-dire tenniné par un ni». Il y a là, sans cloute, une curieuse coïncidence; mais il ne me paraît pas possible de considérer cet aïn comme l’adformante féminine que nous avons vue autre part représentée par le tau et qui ne se reproduit pas, sur la dix-septième inscription , dans le verbe tsay. On pourrait aussi , pour ce dernier verbe, penser que l’adformantc réside dans V aleph qui suit ; mais nous avons déjà vu l’aleph être le signe de la première personne sing. du prêt.; on ne pourrait, sans confusion, lui donner un double rôle. Le défaut de concordance n’est pas rare en hébreu, et on le comprend d’autant mieux ici, qu’il s’agit d’une formule banale que le graveur répétait par routine, sans penser probablement à la modifier selon le sexe des personnes à qui elle s’adressait.
Dans la dix huitième , nous avons deux noms propres , dont l’un , composé de 'sy' et de p , signifie Almndaniia doni ; l’autre , sauf la suppression ordinaire do vau , est semblable à ceini que l’on trouve dams I. Paralip., il, 45, et veut dire habitaeulum.
Le groupe suivant peut être lu nySw3 ou nybüa, suivant que l’on considère comme primitive et es.sentielle . ou comme fortuite et produite par le temps, l’ouverture que présente la première lettre dans l’état actuel de la pierre. Cependant , en observant que la brandie latérale monte obliquement en ligne droite, tandis que, sur tous les àefh,Ia partie correspondante s’étend d’abord horizontalement et s’arrondit ensuite pour former une tête globuleuse , je sois plus porté à croire que c’est un caph. Au surplus, la signification est identique. Le groupe me semble mis indubitablement pour mSw3, par suite de l’un de ces jeux de l’ofa ave<’ lesquels nous sommes familiarisés, par exemple, pour ne pas se lasser d’apporter des preuves, r:y® pour n:w. O
groupe Mt composé de rjVü pour nS® , remplsçanl loi-même n*?®, et du copH préfixe d«ns l'acception lecundum; la phrase signifie donc : fl a vécti ulon la paix oo en paix.
La etnpl-um'stne fivimdifue , à son lonr, offre de grandes difficultés dans les deux dernières lignes, et nous devons avouer que, pour cette partie, la version que noua avons proposée ci-dessus est conjecturale.
Le nœud principal se trouve dans la valeur à assigner à la quatrième figure de la dernière ligne. Au premier aspeet, cette figure parait être indubitablement on pèé. Mais, avec cette détermination , il m’a été de toute impo.ssibilité de trouver un sens. Faisant alors la remarque que les trois lettres suivantes rappellent le groupe TCCTt de plusieurs antres inscriptions numidiques, je me sois demandé si la figure en question ne serait pas on raph dont l’extrémité supérieure aurait été légèrement bifurquée, comme celle do eau sur la juinu^e numidiçur (pi. 16). Par l’action du temps , la corne droite de cette bifurcation aurait disparu , non cependant sans laisser peut-être quelques traces sur la pierre. On aurait ainsi
Ce groupe ne laisse pas de présenter encore plusieurs difficultés. Pour le rapprocher de il faut admettre l'apocope de la troisième radicale. Cette apocope ferait rentrer l’atn dans l’analogie des quatre autres aspirées "riN, qui font souvent défection , en hébreu , lorsqu’elles sont quiescentes à la fin des verbes. Le min serait alors l’adformante, et il s'agirait de déterminer quelle personne il représenterait. A mon avis, c’est la première personne plurielle. Le mm est en effet la lettre expressive de cette personne , celle qui subsiste dans les langues affines , tandis que la suivante varie; c’est un eau en hébreu, un aleph en chaldéen et en arabe; mais en syriaque , chose notable, en syriaque, dont on a dit, ainsi que noos l'avons plusieurs fois fait remarquer, que le phénicien se rapprochait en même temps que de l'hébreu , c'est un second mm, en sorte que la formation consi.ste en deux nun. Enfin dans les mots ...):t»tS,
noos retrouvons , comme pronom possessif suffixe, le nun seul pour exposant de la première personne plurielle, tandis qu’en hébreu c’est r:, de même que dans les verbes; l'analogie, dans ce cas, est complète. pour ^gï:®v: signifie donc: Ainn que nous avons entendu, ainii
qu'il nous a été preserit.
Dès lors ce verbe doit avoir au moins deux sujets, et en effet, à la fin de la troi.sième ligne, nous voyons un eau, qui doit être la copule unissant ces deux sujets, lesquels ne peuvent être eux-mêmes que des noms propres. Le second, enclavé entre cette copule et le verbe, est facile à trouver, sinon à expliquer. Pour Isoler le premier, il faut chercher, dans le reste de la troisième ligne, une coupure donnant le complément de la phrase. Cette coupure me semble devoir être faite après nS 7, défectif de la troisième radicale, pour nnV?, et signifiant, en vertu de l'aleph, exposant de la première personne singulière: J'ai élevé, j'ai construit. Le nom propre est alors «•nVjrn, le troisième, répondant à la forme chaldaique 'n'Sn ou x'n’Vi', par la métaihèse du ioi, et l'intercalation d'un ofn, mater lectionis, ainsi que dans
Dans la construction de la phrase, les nombres différents des deux verbes se concilient d'une manière très naturelle et toute conforme au génie hébraïque.
La plus grande difficulté glt dans Timpossibilité de traduire le second nom propre. Nous laissons au lecteur à décider si cet obstacle, dont nous ne dissimulons pas l’importance, doit prévaloir contre toutes les autres considérations qui nous semblent plaider en faveur de notre interprétation.
Enfin la vinqt-deuxiéme numidique, dont la teneur, à part la formule initiale, s’éloigne de celle de tous les antres monuments de ce genre, présente d’abord le nom propre Shiaiah, qui se décompose en n'®, pouvant se rendre on par grandeur, ou par don, suivant qu’on prend la première radicale pour le tin ou pour le tcAin, et en rr, synonyme, dans la langue phénicienne, du mol , 1 ', Dieu, qui, en hébreu, termine tant de noms propres. Cette synonymie est prouvée par le nom propre nns; que, dans l’un des chapitres suivants, noos verrons gravé sur un cachet récemment trouvé à Cyrène. Le nom entier signifie donc grandeur ou don de Dieu.
Le rrsie de l’épigraphe ne me paraît pas susceptible d'objection, a';', Itt /oniVni, pour les Crocs en général, est le mot n’:" deJoél, iv, 6. —ît, de r;"'. iriser, indique une mort violente, probablement dans un combat.
La tournure générale de la phrase, qui a pour pivot celle locution : Qui.... inirrilut fjui, pour Cujus.... intenius, est slriclement conforme a cet exemple cité comme règle par M. Glaire i^Gram., Paris, 1843, p. 1 18) ; • ’ca*’ «3 ’Cn yci, f'irnpie qui ni renu le jour de lui.
Quant à l'inhomation en Numidie des restes d’un individu tué au delà du pars des Grecs, elle trouve, par analogie, son explication dans cette disposition testamentaire rapportée sur une épitaphe citée par Aide Manuce, Orihogr. rai., p. 219 :
E^o. Gallus. Kavonius. Jocundus. L. K.
Qui. Bull», cont. Viariatliuin. occub
Jocumlum. et. Pudentem. filios. ex. test, lier, relinqiio
et bonoruui. Jocundi. Patrii. niei
et eorum. quat. Uilii. adquùùvi
hue. tumen. eotidicione '■
Et. ab. Urbe. Roina. hue. reniant et. osaa. mea. intra. quinquennium exportent, e. Lusitanie etc.
On a aussi découvert, en I83T, à Constantine une épitaphe gréco- latine, où il est dit : • Trauelala ab Urbe, terundum volunlalem Marciani teelamento eignificalam. •
II nous reste à citer, comme mode de notation des nombres, une inscription où une lettre, eniplo\ée noméralcmeol, est appuyée, pour la prononciation, par un o(n placé après elle à titre de mater leelionit. C'est l'inscription gravée sur la pierre dont Gesenius, sous la rubrique cinquième Mumidique, que nous conserverons, a donné une image table 24 de son atlas.
Ce monument, su dire du célèbre auteur, est enfoui, avec plusieurs autres, dans les souterrains du musée de Londres. On en ignore l’origine; mais les figures des lettres ne permettent pas d'Iiésiler à la classer parmi les numidiques dont nous nous sommes déjà occupés dans ce chapitre.
Je pense même qu'elle doit aussi leur être assimilée pour la formule initiale, dont elle me semble, par sa simplicité, offrir le type.
En effet, je regarde fes deux premiers traits comme les vestiges du Mb qui commence, sur la eixième et la septième numtques, la formule précitée, et je lis, par conséquent, pN ]7t:, thdan ebrn, où l'on ne trouve point encore l'atn qu'on voit préposé ou intercalé sur les autres pierres.
Ainsi, dès le début, nous sommes éloignés de la version de Gesenius, qui lit ici pN hï3S, et cette divergence n'ira qu’en augmentant ; mais aussi comment se prêter â une interprétation où, pour une si courte épigraphe, on voit dans la première ligne quatre formes différentes arfectées à une seule lettre, au lamed. savoir, signes 1,4,8, 22, et, au contraire, à la seconde ligne, deux valeurs distinctes, celle du hé une fois, et deux fuis celle du iod. attribuées à un seul caractère, lettres I, 4 et 14, tandis que dans d’autres in.scriptions, et celte fois seulement avec raison, on avait déjà reconnu à cette même figure une autre puissance, celle du echinT
Je propose donc, sans autre préambule, la leçon suivante:
Vy33na KynT>; PK pO Onus lapidls lladriani, filii Mallambalis .Vtn trUK P33 D3’0 Siphacis in ni légions capitis.
On remarquera que je mets Kintty pK à l’état construit, tandis que le rapport est exprimé
sar les namidiqties analogues par So, et sor la presque lolalilé des antres pierres mortnaires que l'on connaît par le lamed préposé au conséquent. On pourrait cependant être porté à lire jSN, an moyen des denx petits traits qni suivent Valtpk, et à faire, comme Gesenins, de la longue ligne verticale qui vient après, le lamed dont il s’agit. Mais ce doit être maintenant ponr noos one conviction bien acquise que le lamed ne descendait jamais au-dessous de la ligne, afin de rester distinct du nua avec lequel il avait sonvent une ressemblance qui, sans cette précaution, attrait entraîné de fréquentes méprises. Aussi, à la fin de la même ligne, noos voyons en effet le lamed jeté au-dessus de celle-ci.
C'est aussi celle considération qni m’a fait penser que le premier trait de l’inscription ne peut pas être un lamed, qu’on ne doit point, par cnnséqucnl, lire, avec Gesenins, Baali domino, mais que ce Irait doit être rejoint au suivant pour constituer un leik dont le contour a éprouvé, par l’injure do temps, une solution de continuité.
D’après cette manière de voir, le pelil trait qni soit l’a/epA ne serait qu’un accident, et l’on n'en devrait tenir aucun compte. Il ne faut pas oublier que ce monument est resté longtemps enfoui dans les caveaux du musée de Londres, au milieu d’autres débris, et qu’on ne possède qu’une copie donnée par Gesenius, qu’il a prise lui-même, à la vérité, sur l’original, mais sans faire connaître le procédé qu’il a ràivi.
Le reste de la première ligne n’oITre pas de difficulté sérieuse. Adoptant, pour le premier nom propre, la transcription de Gesenius, en y ajoutant toutefois, comme dans tende la 5’ et de la 9* carthaginoises, falepk que eet interprète en sépare, je le rends par lladriantu : telle, en effet, me parait être l’étymologie du nom latin qui a été porté par plusieurs personnages nés en Plié- . ‘ nicie ou en Afrique. La famille de l’empereur qui l’a illustré l’avait sans doute emprunté aux Carthaginois, possesseurs de la ville d’Espagne où elle s’était fort aneiennement retirée, et où elle avait conservé des relations jusqu’à son avènement au trêne, puisque la mère du snetesseur de Trsjan était de Cadix, et que loi-même était né en Espagne. Peut-^re était-ce aussi à cette affinité que son père devait le surnom (TA/er.
L’idée de rendre iiar Sipkax le premier mol de la seconde ligne m’a été communiquée par M. de Saulcy, et je n’hésite pas à l’adopter, car il n’est pas sans exemple de voir deux noms à un seul individu. La mutation do belk en pké n’a, an surplus, rien d’extraordinaire.
Le reste de l’inscription, séparé par un intervalle prononcé, en est la partie la plus obscure, celle aussi sur laquelie mon interprétation sera peut-être jugée le plus hasardée. ‘
Gesenins traduit ainsi ; 'ïP miK 7 JE.... Permtientis lurmae Homani.
J’attaquerai d'abord le dernier mol, qui me .sembie la clef de la phrase.
Gesenius avance qu’on pourrait le lire 'n'. Il a raison, quant au second caractère; il aurait pu même être absolu et dire qu’on doit le lire ainsi, pour ne pas déroger à la valeur qu’il a luimême assignée dans les trois autres endroits de i'inscription où ce caractère réparait. Mais alors, comme il le fait observer, on ne trouve point de sens. C’est qu’il s’est trompé aussi sur la dernière lettre, en en faisant un iod, tandis qu’elle ne peut certainement être qu’un eckin. On a ainsi vu"'.
Or le radical précédent un voulant dire, entre autres significations, corpe de troupee, il n’est pas difficile de saisir le rapport qui peut exister entre ces deux mots, le dernier correspondant littéralement à nos expressions ckef, capitaine, voire caporal,
Gesenius fait, du suffixe ajouté au radical un. on tau exposant do pluriel; mais, matériellement, la figure à laquelle il prête cette attribution ne pourrait être qu’un mem.
D’un antre côté, le mem ne peut être, comme signe du pluriel, appliqué au sultstantif dont il .s’agit, qui est féminin; le contexte ne permet pas non plus d’en faire un pronom possessif. Ce ne peut donc, d’après le sens, être un mem, et U faut nécessairement que la figure soit inexactement représentée. Je pense que c’est un alepk dont le crochet a été omis sur la copie, sans doute parce que le temps l’a effaré sor la pierre même.
Je iis donc : ni:k.'^
Poor qae ce mot paisse se lier aa suivant, la préposition i est indispensable, et noos la tronvons en effet en tête dn groope précédent 713 .
Par la même raison, •ji doit être en rapport étroit avec miin. Mais qes deux lettres, prises an propre, ne foomiasent ancan sens. Yoici comment je lève eette difficnlté.
MilM, avec sa forme emphatique, peut signiller Ugio; noos avons donc ; CN*' KtlN M.... lepûiM eapM,
Il est évident qne les deux lettres dont noos cherchons l’explication renferment la dénomination de la légion.
Or les légions romaines étaient distingnées par des appellations numérales. D’un autre cAté, l’on sait pertinemment par D. Cassins, ainsi que par des Inscriptions trouvées à Ghelma, à Lambesa, etc. , que la légion stationnée en Afrique était la (roùtéme auguste, et nous trouvons dans notre groupe le ghimel qui vaut Irait. Ce ghimet est suivi de l'atn, dont noos avons vu l'addition, à titre de simple motion, caractériser les inscriptions dont nous nous occupons. Il joue ici le même rôle.
L'inscription que nous venons d’analyser offre, sous le point de vue graphique, cela de particulier que le reth y est tracé sous deux formes : la forme normale et celle cle l’K romain rétrograde. Cette circonstance, que nous retrouverons sur quelques autres monuments, est une de celles qui oot porté M. de Saulcy à nier à la dernière figure la puissance du rtth et à en faire un M. U n’a point appliqué cette nouvelle détermination au cas présent, et je ne vois pas comment il le pourrait bire. Pour moi, lorsque cette concomitance existe, l’une des formes est exdusiveroent initiale ; c’est l’R romain.
En résumé, de tout ce qui a été dH dans ce chapitre, il résulte, outre la connaissance des divers modes d’exprimer les nombres, ce qui était l'objet principal de notre étude, la notion :
1* D’une variante de srhin ;
f Du rAle particalier de l’abi dans les inscriptions numidiques, toit comme permutation, soit comme addition et mater Uelionii;
3° Des abréviations o et ne pour nita, année;
4° De l’emploi des particules préfixes o ou Sta, comme exposant du cas oblique ;
5* Du moyen de formation du féminin singulier à la suite des noms et des verbes ;
^ Du moyen de formation de la première pers. plnr. du prétérit.
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