P^Mf un bélf -r o'i pouf iin“ rb^vre, laerilier près
rrit ou d'action de grâces; ce sacrifice vaudra 1 aide d'argeul élrançery pour chacun-... et, aelon les préceptes, elle »cra dépecée
h. et brûlée: 1a peau, le» pieds et les restes de la cbair reviendroDt au maître de 1a victime.
II. Pour un agneau ou un chevreau, ou fii fentpi d^ ealatnUéf pour un bélier, sacrifice prescrit ou d'action de grâces, ce aacrlfice vaudra nui prêtres de aide étranger* pour cliacun. .. la victime sera payée en lua..
m. Pour tout s irrifice qu’offrira un pauvre, aoit d'unr béte de iroupf'su. soit d’un bouc (Ou d’un oijoau), IJ n’y 4ura MrD pour les prêtres.
KT DK l.A LANGl E I.IBYDI E 105
fie comme il suii; 4ï2ïSn '!2',-:CN'!3pcECn . i: p rina. Bodlnat, /ilide Bod... lesufèle, fiU dr Badatfhmoun, fils de Chelesbat.
Nous conuaissons les noms de divinités qui entrent dans la composition des noms propres; nous devons nous rappeler que nous les avons particulièrement remarqués sur les inscriptions eariliagi noises.
12 . qui est l’autre eompo.sanl des trois premiers de ces noms propres, rappelle le nom eartliapinois Bodoslor, Ouodotlor, Bnlsor, prononcé dans la Phénicie proprement dite Badtzor. On considère cette première syllabe comme une abréviation par aphérèse de 123 . aan, serriuur; mais il me .semble plus prob.vble, romme jel’ai déjà dit, que c’est simplement le mot 12 , signifiant séparation, chose séparée, et ici persontu séparée, c’est-à-dire consacrée à telle ou telle divinité. C’est ainsi que. dans la Cenèse. xxxvi, 35, et dans les Paralip., liv. 1, 1 , 46, on trouve isolée la racine 112 comme nom propre du père d’Hadad, roi des Iduméens.
Le premier composant du dernier nom propre ïSn sc rencontre seul aussi, comme nom propre, dans le dentier livre de Samuel, xxiii, 26, et dans le premier livre des Paralip., 11 , 39; xi, 27. Il sigiiifle arraché, délivré, conservé.
En examinant avec quelque attention les lignes suivantes, jusqu’à la treisième Inclusivement, on s’aperçoit que de fort longues séries de lettres se répètent à ebacune de ces lignes; ces .sériés sont, quant à la composition, de deux espèces, savoir ;
c’ntara.ujwi'ip!:'-;? ir,K3 — 3.
cT'Kc3n:3. — 6.
inta S022n3S’7^32’';2'2OTi’U‘2.sSH3 7.
rt. . . . 32> inK2 S0331"Db. . .chs — II.
inta 0D33Ï13S — 12.
mriS’3Vi!<2rrrvixi33yani23VOTvnj)iT»;iWTOp,iï^^^ -- 4 .
• yarn33''Brni'Tivn33i.iVa'Trrtxprviï3i — 6.
rnï3i — 7.
3‘'i.'tBrpTn,'n3tri;am23'xrraiTiTU3i;iSxvun'^ ... — lO.
i.iVj.’nn’ttp. ... — 13.
Il résulte de celte disposition que l’inscription, en apparetiee si longue, se réduit cependant beaucoup pour la traduction, puisque ces différents passages se confondent, pour ainsi dire, en deux seulement. La longueur même, au lieu d’étre une augmentation de difficulté, est un puis.sant secours pour l’interprétation, car les diverses répétitions .sont autant de moyens de couirdlc, aussi bien pour la figure des caractères que pour le sens.
Ainsi la fin de la dixième ligne, en raison de son rapport avec la partie des quatrième et huitième lignes qui précède les six dernières lettres, doit évidemment se continuer comme dans les deux lignes que nous venons d’en rapprocher, c’est-à-dire par ces lettres nntnVît; elle doit, par conséquent, présenter aussi, avec cette addition, une tenninaison de phrase.
L’identité des dix premières lettres de la sixième ligne avec les dix dernières de la troisième ligne, et le retour, après les dix -neuf signes suivants, sur la sixième ligne, de la série commen l aiil par rvyï 2 " qui forme le début de la quatrième ligne, donnent à penser, avec la plus grande vraisemblance, que la troisième ligne devait aussi présenter les dix-neuf signes qui existent, sur la sixième, entre tr* et ny-ïE': ain.«i la première ligne devait avoir un proloogemenl de toute la longueur de ces dix-neuf signes, et les lignes aoivante.s, excepté la seconde, la qualrtème, la Itui-
i6« ÜE LA I.ANGl E l•IIEMCiE^NE
lÜMiif, (a (lixii’me, la dix-neuvième, peul-c'irc la dernière, devaient mesurer une élenduè équivalente. Ce prolongement, pour la cinquième, devait être réciproquement semblable à la portion de la premiirc ligne comprise depuis P">cr exclusivemenljusqu'à ]Çp.
.Sur la troisième ligne, qui commence un sens, la iiTie 'VS: est précédée de quatre lettres, v]Sk^, qui doivent, à elles seules, constituer au moins un mot, puisqu’elles se séparent de la formule commune i|ui les suit. Dès le premier abord, la pensée se porte sur nVt< avec la préposition
siSk signilie ou taureau, ou chef, etc. Or, à la cinquième ligne, nous voyons encore la même série précciléede trois lettrca marcimnt après un beik, et ces trois lettres. Vu, expriment aussi un nom d'animal, celui du bélier. A d’autres débuts de phrases, nous retrouvons des noms d'animaux avec la même préposition •, ainsi, au commencement de la cinquième ligne que nous venons de citer, Vjï signifiant reau; au commencement de la septième, V:’, fcour,ct, deux mots après, T3, chrrre; au commencement de la iieutième, ■'Cts, ajsieau; un peu plus loin, sur la même ligne. a~,i |K)ur .TiJ, jeune chérre. Il est donc évident que, pour le début de la troisième ligne, c'est le sens taureau qu’il faut donner à La désignation de ces divers animaux porte à croire qu’il est question de sacrifices, et nous verrons bientôt que la préposition qui domine constamment est le 3 pru pretio (Ceseuius, Lex., p. lîO).
\jt présomption qu’il s'agit de sacrifices est iminédiaiemenl confirmée par rextr.'roe facilité avec laquelle l’interprétation de cliacune des deux séries formulaires s’adapte à cette idée.
Ainsi, ui.e première partie de la série qui se trouve sur les 3'. -V, 7* et S' lignes, .se décompose comme il suit :
qo 3 qVb ok ren xok SSs (...3)
<'a* qui donne :
(Pour tel animal') entier, fort, et s’il est pour le moment d’une santé parfaite, aux prêtre^, d’argent...
t> dernier mot appelle on nombre, et ce nombre doit natnrellemenl varier suivant l’aniin.il : des groupes différents dans chaque cas suivent en effet le mot qc:, et, dans ees groupes, on m onnaîi too joiirs des noms de nombre ou des chiffres, accompagnés quelquefois d’autres mots ou de sienes dont nous aurons à chercher la signification, savoir :
3' ligne ntOV
5' — rctyt
7' — Il -n I Vpy
9' — ! r®^OT3-i
H' — int nsVïTv'ST
r-Cï, mis pour ~fCV par la sulistitulion ordinaire du (au au hé final, nous fait entendre sans liésitationdix. Ce nombre c.sl suivi d’un signe que l’un revoit à la douzième ligne, parefilement apn-s un nom de nombre régi par vic:, argent, et comme, dans ces deux cas, les nombres sont diffèrcni.s, er n’est point eux que le signe représente sous une autre forme ; c’est (irobablemenl l'espèce mimé taire qui détermine le nom générique s)3:.
V Sur ta cinquième ligne, on trouve rcrtn, pour nwcn, einq. l-e bris dr la pierre a emporté le
- • signe qui suivait probablrmenl.
A ta septième ligne, on lit d’aliord VpC, siele ; ce mot est suivi d'une barre verticale que l’on retrouve double apri's les deux lettres subséquentes si, ainsi qu’apris les deux mêmes leltre.s sur !x onzième ligne; il est très probalde que ces liarres sont les marques de l’uiiite que noms avons léjà vues .sur 1rs médailles; ainsi il y aurait d’abord, sur la septième ligne, ti» tic/e.
il résulte secondairement de cette détermination que le groupe ii, suivi parcilleinent d'un non lire, doii représenler aussi une espèce monétaire, et une espèce Inférieure au siele. Ce mol n’a
i:r UE LA LAMilE LIBVyl E. ir,*
ra hrbreu aucune accrplion monriairp; il «ifmifia ilrangtr. Il est très probableinriil rmployé ici <lans ce sens, c est à-dire pour designer une monnaie éfraaÿére, sans doute une monnaie propre à Marseille.
Iji neuvième et la onzième lignes ont une même notation: elle s« termine aussi par le groupe ••1, suivi des deu.\ barres verticales. Les lettres qui précèilent donnent ya"' cl rcVc. l-e dernier groupe, mis pour vaut (rois ; yas signilie quatre. On pourrait croire, par consé-
, quent, à une toniltinsison representable par 4 -|- 3= T. Mais cette forme serait trop insolite pour qu'on l'admit lorsqu’il .s’offre une esplication plus naturelle. En effet, ya*! veut dire aussi quart, espèce monétaire. On trouve, I Sam., viii, 9 : e|ya Sp® yai, Le quart d’un licle d'argent. Or, le parallélisme avec le passage eorrespondant de la septième ligne porte à penser qu’il s'agit iri aussi du déterminatif de èca, et qu'on doit comprendre trot» quarte, prolwblement Irait quant de ride. Alors le at aurait été inferieur encore au quart de sicle.
La douzième ligne reproduit, comme noos l'avons déjà dit, le signe indéterminé que nous avons vu à la troisième ligne, à la suite du nom de nombre. Ce signe est précédé d’un u/rpA après lequel existe une petite lacune résultant de l'éclat des bords correspondants des deux fragments. Cri aleph doit être l'initiale d'un nom de nombre; or l'espace laissé entre lui et le .signe liguraiif ne permet de restituer que deux lettres ; c'était donc probablement inn, un.
Les formules eommunes reprennent ensuite leur cours. Les lignes S, 7, II et 12 présentent, après les pas.sages variables que nous venons d’analyser, le groupe "nKa, dont l’eiisten<» propre ne peut être mise en doute, puisque, sur les trois premières de ces lignes, il est suivi de caractère» differents. Ce groupe, composé de i et de nnn, veut dire : Pour chacun. Sur la douzième ligne, il est en outre précédé d'un tanud, ce qui fait : Pour d càoeun.
lut portion du texte comprise, pour les troisième, cinquième et sixième lignes, entre le grou)>r dont nous venons de parler et la seconde espèce de fonimie commune, commençant par ryiy;"., portion que nous avons dit se compléter par les fragments différents repartis entre les trois ligiie.précitées, doit se diviser ainsi : .
. ..'tpes HOC' nKtPon fo n'cyaS p SSam
ce qui signilie :
Kl le tout sera placé sur l'autel ; la partie antérieure de l’oblatioii restera du poids de.. .
Sur la sixième ligne, le complément est : occn* pkc, cent et cinquante, plus un signe, qui représente probablement le poids dont il s’agit, le groupe n, et un antre signe de même forii»' que le précédent, mais dirigé en sena inverse.
rt est le nom d’une ntonnaie qui parait avoir servi de poids comme leàlcle. On lit à ce sujet, dans la dissertation de J.. H. Hottinger intitulée : De n«mmis Orientalium, Hebrœorum maxime et Arabum, Heidelb., 1662 : ■ Hue pertinent l. Nomina monrtum signilicantia, ut sunt a, yyt:". ub imprimendo. inligendo sir dicta. 6. m sus, quæ tamen synerdocliira est significalio, indè deducla, niL nt': rtc, quia reeedit ab hoc et iUi datur, etc. . Tvt vel x't't Chaldæorum et .Syrorum vos vel generaliter notai pecMniam, vel certam speciem, nempe. ut EHat explicat yy no:n Spir, Quadrantem ticii argentei. Undè Kirochius D’fi nyy’x Hpcn, tidut eil quatuor suMim. Hune nummuin et f^ater. eap. '20. cum Denario Romanorum et llracUma .àllicuruni conferl. Cerlè pro voce Spr/pè,, Luc, 15, 8, 9. Syms liabet ntït.
On conçoit que, pui.sipi'il est question, dans la sixième ligne, d’un bélier, et, dans la troisième, d’un taureau, les poids ne doivent pas être les mêmes; c’est pourquoi noos n’avons pas ajouté celle partie à la troisième ligne.
Il résulte, de la restitution que nons venons d’établir, que ce qne nous avons appelé la seconde espère de formule se lie immédiatement à U portion que nous venons d'examiner et en est la suite ^ runtinue. Celle partir doit être coupée ainsi :
IGS
UE LA LANGIE l'HÉ.MCIENNK naîH H'nS -iwsn' ^^^n asyaT aaVtem myn ;3i rnïp 7P»nï:i
rt irailaitc ;
i:t iiito portion aura rio coupoo, ot tllo »era rilio, ainsi que la peau, et les intestins, et les pieds, et 1 1 partie [lostèrieure sera laissée au maître du sacritice.
O-tte leçon demande quelques explications particulières.
ry'S: est pour l'iiêbren nï*ï; (loy. I r. Nork, H'br/crè., 1812). Ce mot vient de yï;, qai signifie : dienuper, dipectr, Ironçonner, déchirer, rompre.
n'ïp s'accorde avec le substantif précédent i il dérive de "sp, coiiprr. C’est le prétérit mis pour le futur, ou mieux pour le futur passé.
nSr, 3' pets. sing. fém. fut. de nhi. Cette explication, qui admet une forme étrangère aux grammaires sémitiques, me parait commandée par le contexte ; la forme est propre à l'idiome phénicien; mais il est facile d'en saisir le lien logique avec le système des langues affines, ainsi que nous le montrerons plus tard, et peut-être même en trouve-t-on un re.vte dans cette apparente anomalie du vers. 3l, ch. xxv de l’Exode, ,nc’2’n, 3* pers. sing. fém. fut. hipb., où l'on voit le iod pareillement maintenu ; il n'y a. dans le cas de notre inscription, que transposition de la formative du commencement à la lin, comme cela a lieu pour plusieurs autres personnes du même temps, et notamment pour la 3* pers. plur. tiiasc.
se lit, employé dans le même sens et dans un cas lout à fait semblable, au v ors. 27. ch. xv i du U'vilique.
inN, la partie potlérietire, est en opposition avec la partie antérieure, t|ue nous avons vu . préceilemment. L’antithèse est la preuve de l’exactitude des versions.
' tNCm est le futur hipb. de in®, dont nous avons vu un peu plus haut le futur simple. Jious
avons déjà signalé à la page I3.â un exemple du maintien du hé caracieri.siic|uc, et noos en avons alors donne l'explication.
Enlin nn, «acri^ce, victime, immolation, est de l’hébreu le plus pur. Le sain a une asse/ grande ressemblance avec celui qui se voit sur la frotairme athénienne; mais il en a une plus prononcée encore avec le echin de la quatorsiéme carthaginoite. Toutefois, comme ici le schin a une forme normale très franche, il n’y a point possibilité de méprise.
Les neuf dernières des onze lignes dont nous venons d’explorer le fond formulaire ont, soit des variantes dans ce fond, suit des intercalations qui réclament on examen particulier. Nous suivrons l'ordre des lignes.
La cinquième commence, ainsi que la troisième, par un nom d'animal, Hjy, ceau.
La suite, jusqu’à S't<3, qui rentre dans les explications antérieures, me parait ne pouvoir être divisée que de cette manière :
ON N001 Ota "iXToa oV [tp ï.’.x
Les Hébreux ayant, pour rendre le sens veau, les mots Vày et .iHè", on pourrait, en se rappelant la mutation fréquente du hé final en aleph, être porté à lire ; pp® îtSûyz.
. ' En raisonnant provisoirement dans cette hypothèse, il est facile de reconnaître, après le ickin
qui suit immédiatement le nom de l’animal, la racine *|'vp, corne, dont le sens se rapporte trop bien ' à veau pour qu’on hésite à le saisir. Le seàin dont il vient d'être parlé est un sigle de iCn,
remplissant l’office de particule conditionnelle équivalente à dn, comme au commencement do vers. 22, ch. iv du Lévitique, ou mieux celui de l'adverbe de temps, quo tempore, quum.
dS’. qui doit faire le mot suivant, est inexplicable si on le prend à la lettre; il me semble donc devoir être considéré comme représentant, par mutation ou aphérèse, ah.n ou aV"', ce qui serait le même verbe, au présent dans un cas, ou, dans l'autre, au futur, et signifiant /'ropper, Aenrter. Ce sens s’appliquerait à la corne de la géni.sse aussi bien qu’il s'applique, Jug.. v. ’i2,au pied du «lipval.
Kï DE LA LANGI E LIBVQirE. 1«9
'ïn-;! est cvidemment romposé; U racine ne peot élre qae •'jn, qni veut dire enelot, et ici, en iMtrliculirr, la boite osseuse do front qui enferme les rornes à leur origine. 03 sont les deux particules préfixes signifiant, par leur combinaison, au sortir de.
OS3, qui vient après, doit former un groupe isolé, car il est lui-méme suivi d’un groupe, xaa*, qui ne peut être que la réunion de k copule ei de nco pour noo, voulant dire au dessous. précisément comme dans ce passage des Paralip : « Agés de vingt ans, nooSi, et au-dessous, » rmn doit donc être un ramposé du préfixe 3 et de l'adverbe ou. doueement, lerttemrnt. a peine.
ènfin ex est la particule disjonctive qui unit ce premier membre de phrase au suivant
Mais nous verrons, en analysant les dernières lignes, que le mot invariable itTK, au lieu d'être contracté en tr, l'est en ex, et comme nous retrouvons précisément ici, après Sly, Valepk nécessaire pour former, avec le seAin qui suit, ce sigic cx, noos devons penser que c’est lui en effet qni unit à pp, et que l'on doit réellement lire celte portion de phrase comme noos l’avons indiqué en premier lieu. Au surplus, le sens est exactement semblable et le reste de l’interpréintioii subsiste.
(j« neuvième ligne débute au.wi par un nom d’animal, 'Cx, apneau, précédé do belh préfixe. Mais ce nom n'est point immédiatement suivi de la formule 'x SS: ; on lit après loi sx, comme à la tin de la portion de la cinquième ligne que nous venons d’analyser, ensuite un nouveau groupe formé encore d’un nom d’animal, HX3 pour rherreau. muni de la préposiiion ; puis vient de recbef 3K, puis on belA, pois un mot dont le sens est à chereber, enfin le nom do bélier, S'x. que nous connaissons déjà.
La répétition de ex indique la particule disjonctive oti; ainsi l’on comprend très bien d'aboni an XX33 Dx xt3K3, pour un agneau, ou pour un chevreau, ou...
Mais, après cette seconde disjonction, de même qu'après la précédente, on s'attend à trouver le 1.001 d’un troisième animal, d’autant plus qu’on aperçoit de suite le belh préfixe. D'un autre cAte, on est naturellement entraîné, par tout ce que l’on a vu jusque-là, à réunir S'x: et à dire : pour un bélier, en sorte qu'il reste "S pour le nom du troisième animal.
Cependant, dans la langue hébraïque, aucun nom d'animal ne correspond à ce groupe.
Kn second lieu, le tarif du bélier a été déjà fixé ; la répétition serait d’autant plus surprenante qu'ici. sans aucune explication, le prix serait différent; ce serait une contradiction.
flnfin k particule disjonctive devrait se présenter encore entre ces deux noms d'animaux, aussi bien qu’entre les deux premiers, et cela n'a point lieu.
Ces considérations me semblent démontrer que le beth qui précède S'x, dans cette ligne, ne doit pas être attaché à ce nvot, mais qu'il doit être reporté aux deux lettres précédentes pour former arec elles une racine à laquelle se lie, comme particule, le belh qui les précède elles-mêmes. Des lors on a V'x 31X3 DX, et le rapport des deux substantifs indique clairement que le premier gouverne le second, qu’il en exprime on état particulier, sans doute k modification que doit pré- .venter ici le sacrifice du bélier.
On rencontre plusieurs fois, dans l'Exode et dans le Lévitique. pour unique analogie de construction, ipn p, ou tpsrt p, le fils du taureau, c’est-à-dire le veau. Mais 3"'X, racine inusitée au kalen bebreu,et peu employée au niph., veut dire : 6ril/er, être èni/é, et il ne semble pas pstssible, avec cette signification, d'étendre l’analogie au cas actuel. Cependant aucune autre interprétation ne se présente.
Eh bien, je n’hésite pas, pour mon compte, à admettre une signification équivalente. Voici sur quoi je me fonde.
On lit dans le Dictionnaire rabbinico-philosophique de J. Buxtorf ; « 3ix ,3ix:. aduri. Hior joS'ns H3i:x, ignitabulum sapientum : subtilis, acutus discipulus, raéèïxalwï proximus, sed jurmij adhue. R. Sal., Psalm. cvii, 33. >
Ce qui ressort le plus positivement de ce passage, c’est que k3t:x veut dire tire jeune, mais
îî
t 70 DE LA LANCÜE PHÉNICIENNE
approrher de l'itat de perfection. Dans la phrase de Baxtorf. il s’agit de l’état moral; nuis nVstil pas possible qoe ce sens ait été appliqué à l’état physique? Dans ce cas la signification aurait éié touchant au dernier degré de la croissance, et, dans notre phrase, par conséquent, S’k a*Mr signifierait un bélier jeune, mais presque adulte.
Cette condition serait en rapport avec les deux précédentes où il est question d’un agneau et d'un chevreau.
Mais quelle liaison trouver entre facception que nous venons de proposer et le sens intime, le sens primitif de brûler, être brûlé? On ne saisit pas celle que J. Buxtorf .semble vouloir indiquer par la traduction ignitabulum. L’explicaiion ne découle-t-elle pas de l'usage de purilier les jeunes Phéniciens en les faisant passer entre les bûchers de Moloch V Ne peut-on pas en conclure que ce baptême de feu avait lieu au moment d’entrer dans la virilité et que le nom de la lustration servait naturellement à indiquer l’âge où elle était subie de même qu’aujourd’hui, en berbère, pour un enfant pubère, on dit : un enfant qui jeûne? Des hommes, par une extenainn abusive sans doute, mais commune, l’expression aurait passé aux animaux, comme mêle, dont le sens primitif, mémorial, ne convenait évidemment qu’aux rejetons des familles humaines^.
La dixième ligne offre une variante notable dans la trame formulaire par la suppression d’une grande partie de cette trame; le commencement de la ligne, où celte suppression a eu lien, se rend ainsi :
,nyp. }fl
La partie antérieure de l’oblalion .sera coupée et elle sera rélio, otc.
.K partir de la onzième ligne des difficultés assez grandes se présentent. Deux lettres au moins manquent au commencement, par suite de l’éclat du bord de la pierre. La suite indique bien qu’il s’agit de la désignation d'un animal dont le nom finissait par is, en sorte que, des deux lettres disparues, l’une devait être la première radicale de ce nom. l’autre le befh préfixe. Or on trouve, comme pouvant, avec •’S, produire un nom d’animal, le caph, 1S3, pour TE3, lionceau, l’ain, ■’EV, faon, le tsadé, ''El’, oiseau. Le dernier nom est employé à la ligne suivante. Il n’y a aucune probabilité pour le premier. C'est donc le second qu’il faut choisir. Or il signifie quelquefois, d’une manière absolue, faon de biche; mais souvent il est pris, dans la Bible, dans le sens générique faon, petit, et déterminé par un conséquent, qui est le nom spécifique de l’animal; ainsi. Cantique des (Antiques, ii, 'J : c'S'Mn •'E>; iv, 5 : rrzï ''E”. Il est de toute vraisemblance que c’est le dernier sens qui est suivi dans notre texte, et que le nom de l’animal est exprimé par le groupe mais il m’a été impossible de découvrir a quel animal ce nom peut appartenir.
*7*7: dHü i'X DX, qui vient après, peut s’expliquer ainsi : si fleurit une santé parfaite, si su santé est florissante et parfaite. Dans le membre de phrase suivant la répétition de la particule disjonctive annonce autant de conditions. Le premier mot. qui ne se trouve qu'une fois dans la Bible, Is.,iiv, 8, a été diversement expliqué parles lexicographes; J. Buxtorf dit: momenlum; Simonis : Vehementia... gravitas; Fr. Nork : Ira (zorn); Gesenius et Glaire ; Inuiidatio... effusio. Au milieu de ces divergences, c’est dans le contexte qu’il faut chercher une solution ; il doit s’agir d’une qualité requi.se pour que la victime soit admissible ; or nous ne trouvons que l’explication de Simonis qui fournisse une déduction applicable à la circonstance : nous pensons qu’il est question, non pas de la véhémence à proprement parler, mais de la force, de la vi-
,t) • Cëteruui non ronibustos au! niaciatn.. |nicrns. sed duabus pyris c-xtracliii, pi-r itlaniin nii-diniii tradurtos loluinuiodo et ud ruiii mudum vetut februatvii rstic, »acerdolibua Moloclii rem pror.uranlibu», (cribiiiii plerique Ebrœorum. • .Sildi-n, De Dis Sf/ris synlagma, I, cap. VI, It est probable que c'clail là, en elfrt.iju conduite ordinaire; mai» il n'evi pas moins reriain que.
dans qu< Iqiies ras. on allait Jusqu’à la combustion m-lle.
(2) Ne pourr.vil ou pas atiribucr une pareille sigglication, dans «s .«ouroc. au mot latin puer, qui se prononçait primitivement por et qui avait une si grande aniaiu- ,vvcc le mot grec ~ûp? Dans ce cas le diminutir pullus préM-nterail une extension tout à fait at jlngnr à r-He de notre terme liébreo.