‹ Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyqueChapitre 44 sur 66 · ITI · texte numérisé non relu

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RT DE LA LAN(;iE LIRVgiJR.

vicilé de l'aninul. Le lecood terme, à raison de la liaison des idées, confnme celle inierprétalion, car il nous parait évident qne ce terme n'est antre que le mot hébreu que Cesenius rend ainsi : ipeciti, maxime magna et pnlchra; c'est la qualité à laquelle se rapporte l'adjeetir latin tperionu.

La douzième ligne présente d’abord 'Zi', oiuau, précédé d'un lamtd dev ant le(|uel manque uni' aolre lettre. Comme on trouve à la quatorzième ligne la préposition Sv plusieurs fois écrite, ou doit supposer que c'est elle aussi qui existait ici et que, par conséquent, la lettre enlevée était un ata. On ne voit pas le motif qui a fait substituer la préposition V” au 2 jusqu'alors préféré, si ce n'est le sentiment de l’euphonie qui réclame de la variété

Ici, comme dans la plupart des lignes précédentes, le retour de la particule sk sert merveilleusement à marquer les divisions de la phrase. Noos lisons donc ensuite rexp ptstp an, ou lit prémirt$ consacrées. Kn hébreu P 2 ip n’exprime la priorili que de lempi ou de lieu; mais, dans le cas présent, le contexte ne permet pas de se refuser à admettre ta priorilé de produclion qui revient au fond, du reste, à une priorité de temps.

U n 2 t QU, ou un sacrifice de lait, en se tenant à celte orthographe, n'aurait aucun sens applicable aux circonstances dont il s'agit ; en admettant au contraire que ce mot, par suite d'une mutation très naturelle et assez fréquente, répond à ut? des Hébreux, momma, uècr, q. d. ef< FL'Sio LACTis (Simonis), on a un sens qui s'adapte parfaitement à l’ordre général de la dénomination des offrandes.

jasr nit dm, ou un sacrifice d’huile. Ce passage ne présente aucune dilficulté.

La treizième ligne débute par un belh que la brisure de la pierre a un peu echancré ; nous pensons que l'on doit lire ainsi la ligne entière ;

1 nVn jnvp oit:’' p- aSs ïk .tpixâ

Le raorcean qui chargera l’entrée du portique; il sera posé pour les prêtres une part et elle sera

rélie, et . . .

telle leçon me parait n’exiger aucun commentaire, si ce n'est que le genre du verbe ccy .different de celui de Pï’ïï, fait supposer que ce dernier mol était précédé d'un sujet masculin. Quant à p', sun défaut de coneordance tient à l'inversion, de même exactement que dans notre tournure il sera posé une part.

Les huit demièrea lignu ne se rattachent plus aux formules générales qui constituent la trame des précédentes; aussi, par suite de leur état fragmentaire et de leur cunslruction isolée, elles ne prétentenl que des sens incomplets, décousus, obscurs.

La quatorzième ligne n’est que la suite d'uoe phrase décapitée ; on le reeonnait au second mot, qui est Vvt. c'est-à-dire une préposition, et la copule indiquant que celte préposition s'était déjà montrée. Quoi qu'il en soit, ce débris de phrase se décompose ainsi :

. . . St 33 raih tnt» sttroi S3 '731 aVn aSn Sp ‘îSa

Gâteau, et |iour graisse, et |>our graisse, et |iour tout sacrifice qu'un liomnie pour sacriher. . .

La répétition de aSn, t/raisse, a pour but d'exprimer les deux espèces de graisse qui sont presque toujours énoncées dans le Lévitique, par exemple chap. ni, v. S ; • La graisse qui couvre les entrailles avec toute la graisse qui est sur les entrailles. ■ La tournure de notre texte revient donc à dire : Pour l'une et pour l'autre espèce de graisse.

La quinzième ligne offre les groupes solvants :

oxob jy Va tBï Vi qk topo Vi nar utt nat Va

Tout sacrifice qui immolera du menu de bétail ou du menu d'oiseau, rion ne sera iwsé pimr les prètrc!-.

UK LA UANGKE PHÉNICIENNE Ijk «eiiièiiie ligtM', bir n qoc dilBcile, me parait devoir ftre diviaèe et traduite ainsi :

. rar aaiH Sai o'm rmi Sji ne» Sdi rrro Ss

Tout lépreux, et tout iterviteur et tout atHiçé isolù et ta totalité des boulines qui sarritiera. . .

rtnc a pour racine nn, dont Gesenius dit ; • Transfertur ad leprani in cote exorientem Il Paralip., XXVI, 19. • C'est la seule acception applicable au cas dont il s'agit.

nstr, comme substantif, ne se trouve point dans les lexiques bébreox; mais le féminin qu’un y rencontre et qui signifie famula donne le sens de notre forme masculine. l.es autres mots n'ont point besoin d'explications, la dix-septième ligne donne ;

. . .1T03 n» mat intt nat hv ntwo nen aanitn

Lee hommes du don d’une oblation pour un sacrifioe unique et le tribut établi dans l'écrit. . .

I.a dix-huitième ligne me semble pouvoir se rendre de celle manière :

. . . raren ’bS jnji ta» ne batt a» nwpa Va

Toute oblation qui n'oat point |ilacée sur. . . et est disposée selon l'inscription du. . .

11 7 a, dans ce passage, nn mot, tas, dont je n'ai pu, quelques efforts que j'aie faits, trouver l’explication.

IVMr la dix-neuvième ligne, noua liaona :

oraji paaiaa p VpaitVm r . ■ ■

... et Cheselbal, fils de Bodasmooii, et

La vingtième fournil ;

WJt ro» na CN Vï 13 «ibd rp> jna Va

'font prêtre qui prendra l’oblation, une portion de la chose brèlée qui est placée sur. . .

Nous retrouvons ici le groupe tO£a que nous n’avons pas pu interpréter dans la dix-huitième ligne.

V» eat mis pour 'Vï ; c’est, comme dans tant d’autres cas, l’apocope de la lettre quiescente. Enfin la vingt-unième ligne se réduit à ceci :

.. .ne Vati vh nat VpaV

Pour le maître du sacrifice qui n’esl point placé. . . .

D’après celte analyse détaillée, l’inscription entière doit donc être divisée, eo partie reatiinée, et tradoilc comme il soit ;

... lapnLTiapoeBnVpa npnn twnuvn .a Vya na — i-

.... 1 VyaxVn p petna p ewa-n — ïis)r niflpon ja nVpoV p> Wam -rao mev tpo oanaV Wa oVe an np vx VVa t|VK3 — *■

ET DE LA LANGUE LIBYQUE. 17.f

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Da'rrm iiTj-n pi nSn mxp toiï3i . tî •• aorm nx= ‘ipca nui?' ruoran p n(SvaV — lî.

(Jtin SvaS aKorr msci oo)pam

3 ’ m'irai trua n ai i Spa •■pa oïiaS SSa oVe o« toi ïsn HHa iva ou Sa*a — 7 .

rom aKOTT ansi sro&n oaWn myn pi rSra — 8.

3! TO'Va vaalwa oaroS SSa dVs dk toi im«« H'id Vk aura ok bna as acîo — 9.

(nam Sy)aV ascn* -ruo oroam oaScm nron pi rhr\ rnxp< nsisan p — lO.

n (31 insa n n ïaa tpa amah nrnas t|*r asHVa aSis xï as (jm aaya — ii.

■nsa'' . -ms .pa ama'? pc nai as -rx nai as ncnp rmp as nox Sy — «2.

1 nVxn mxp aaia^ ta* aVs rua Day »s njnxa. . — 1 8.

raiS aïs 'CS rai Sa Syi aSn Syi aSn Syi SSa ... — w.

naiaS(3’V3ii!ïSiassipn VinarcsnaiSa ••■ — t4.

narüsaoisSanaSsnnoSainBBSairrTOSa — I6.

aroanwinsnaiSynsBDn renaansn — 17.

■iPKn3nan'aS(n3iioa3n»S3'snsc3Sa — i8.

— . ami pcsia (a SyaxSm n—i».

ayjnaaa TOMPsSy lanseanp'csinaSa 20.

mrSa'SîKnaTTOaSeï — 2i.

I. .. Temple de Ba^l bal, le surëie, fiU de Bodtanitf fils deBod. . .

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