‹ Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyqueChapitre 45 sur 66 · Le sufëte, fils de Bodasmoun, fiU de Cbelesbal, et · texte numérisé non relu

Le sufëte, fils de Bodasmoun, fiU de Cbelesbal, et

3. Poar un taureau entier, fort, et à la condition quTl soit dans le moment en pleine aanié, (il ser«i

donné) aux prêtres dix pièces d’urgent pour chacun, et le tout sera placé sur Taolel ; la partie antérieure de l’oblation restera du poids de. .

4. Et un morc eau aura été retranché, et il sera brûlé, ainsi que la peau et les intestins et les pieds, et la partie postérieure sera laissée au maître du sacritice.

5. Pour un veau, lorsque lu corue frappe doucement au sortir, de Tenceiote osseuse qui lu rccélait, et uu-doaaou3, ou pour un l.;lier entier, fort, on pleine santé, (il sera donné) aux prêtres cinq piècefi d’ari^ent pour chacun et le Uml sera placé

6. sur l’autel ; la partie antérieure do roblalion restera du poids de cent et cinquante. . . xuz. . et un morceau aura été retranché, et il sera brûlé, ainsi que la peau, et les intestins, et les pieds, et la partie postérieure sera laissée au maître du sacrifice.

7. Pour un bouc ou une chèvre, entiers, forts, alors en parfaite santé, ( Il sera donné) aux prêtres un siric d’argent, deux. . ., pour chacun, et un morceau sera. .........

B. Et il sera bnilé, ainsi que la peau, et les intestin.^, et les pieds, et la partie postérieure sera laUsée au maître du sacrifice.

9. Pour un agneau, ou une jeune chèvre, ou tin bélier pres<|ue adulte, entiers, forts, alor- en pleine

santé, ( il sera donné) aux prêtres trois quarts de sicle d'argent. ..... pour chacun

10. La partie antérieure de Poblation sera séparée et brûlée, ainsi que la peau, et les intestins, et le< P«eds, et la partie postérieure sera laissée au maître du safTifice.

I I . Pour nn petit de. . . . s’il brille d'nne parfaite sauté, s’il a de la vivacité cl une belle apparence, ( il

»T4 DK I.A l-ANGKE PHÉNICIENNE

x>r» ilonni') »ux préiras trois quarts de sicle d'argent, deux . . . pour chacun, et «era placée la

1} Pour un oiseau, ou des prémices consacrées, ou une offrandede lait, ou une oITrande d'huile, (il sera donne) aux prêtres une pièce d'argent pour chacun

I.X. Le morceau qui chargera l'entrée du |>arvis; il sera posé pour les prêtres une part, et elle sera

brùice, et

H. ttâteau, et pour toute espece de graisse, et pour tout sacrilice qu'un homme [lour sacrilier

li. Tout sacrince qui immolera du menu bétail ou des oiseaux de petiré espèce, rien ne sera posé (Hiiir les prêtres.

te Tout lépreux, et tout serviteur, et tout allligé isolé, et tout homme qui sacrifiera

17, Lits hommes du don d'une oblation pour un sacrilice et le tribut élabli dans l’écrit

ta. . . Toute oblation qui est placée sur. ... et est disposée selon la règle

I*. . . . Et Cbeselbal, dis do Bodasmoun, et.

ïO Tout desservant qui pn'ndra l’oblation, une portion de la chose brûlée qui est placée sur et .

}l Au maître du sacrifice qui. . . . placé

Cette pièce est donc évidemment an ritael qui ne peut être mieux comparé qu'à certains passages du Léviiique. Il prouve, ce qui est fort digne de remarque, qu'il y avait à Marseille des résidants phéniciens assez nombreux, ayant, comme à Carlhagc, deux sufétes à leur tête.

Le caractère paléographique de l’inscriplion la place à côté des monuments earlhaginois rap- (lortés par Humbert, ou plutôt le tracé plus soigné des lettres lui donue l’antériorité sur ceux-ci. Nous avons déjà signalé l'attention que l’on a eue de distinguer nettement, par le dessin, les lettres qui ont ordiuairemeut de la ressemblance. Nous devons, à ce sujet, revenir sur le eau et le capk pour constater le point de départ des caractères distinctifs des ligures qui leur appartiennent, par la direction de la queue à gauche pour le dernier et à drniie pour le premier.

Cette inscription offre une parlicnlarité sur laquelle nous devons rev eoir ; c’est l'emploi du sigle VH pour tON.

On se rappelle qu’aux pages 61 , 62, 63, 6i d'uoe part, 80, 81 , 82 d’une autre part, au sujet des inscriptions que nous avons nommées 1" moUaue, l", 2*, S’, 4', 3*, 12*, 13' et U* carlAa- ^iioiiea, 1* alAéntenne, 2% 3' et 23* cilienne$, le mol VH, uni d'un côté à iTû, de l’autre àjtt: oo riN3C', a été l’objet d'une longue discussion qui a roulé en partie sur la question de savoir s'il pouvait être une abréviation de éVK. Nous avons reproduit, en lui donnant on grand poids, l'opinion de Ceseoius, qui se refusait à admettre que l'on eût éliminé la lettre forte resh pour conserver la lettre faible alepk. Les exemples que nous semble comenir indubitablement l'inscription dont nous venons de nous occuper détruisent cet argument dans ce qu'il s d'absolu.

S'eosuit-il rigoureusement que, dans tes cas que nous avons rappelés, le groupe en question représente, comme ici, le pronom itTN? Cela ne nous parait pas démontré, car, aussi bien que tVN lui-méme, Vh peut cumuler différealessigniticatioas, et nous savons en effet, par la ueond* ofAêiiienne, qu’il veut dire aussi homme. Il peut donc conserver l'acception que nous lui avons donnée, acception que possède en effet un mot chaldéen écrit de la même manière.

Cependant nous avouons qu’éclairé par la lumière nouvelle que l'inscription récemment découverte à Marseille nous a apportée, et fidèle ao principe de l'analogie, nous préférons définitive-

tl DE LA LANGI E LlBVyUE. i:r.

nenl croire que, Jane le» épigraphes prreédemmem citées, on représente son, mais, ainsi que nous l'avions déjà dit ei expliqué à la page 6'i, dans le sens du pronom dcmonslralir, en sone que nj Cn doit se rendre par hor l olum ou mieux Anne frpullurom, et n:o’ Cn par hane pro- Itilinnem, hue leijumenlum. Cela n'allère en rien l’inlirprelalion generale que nous avons donnée.

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