‹ Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyqueChapitre 47 sur 66 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Malte.

Nous avons longuement analysé les quatre inscriptions qui constituent les seuls monuments de la langue phénicienne trouvés à Malle.

De ces textes, deux seulement se ressemblent pour les caractères paléographiques, en sorte qu’on peut, sous ce rapport, les diviser en trois classes.

I* La première mattaùe a des lettres élégantes qui peuvent être, comme nous l’avons dit précédemment, comparées à celles des deux premières athéniennee, et le texte grec dont elle est accompagnée rend ce rapprochement plus naturel encore. Les savants versés dans la paléographie grecque rapportent cette inscription bilingue au troisième siècle à peu près avant notre ère, un peu au-dessous de l’époque d’Alexandre le Grand. Celle fixation s’accorde avec la mention de Sérapis, dont le culte ne s’est répandu en Grèce que pendant le règne des Ptolémées, ainsi que Kopp l’a fait observer.

2° L» seconde cluse comprend la (rotsiVtne et la qualriéme maltaius, qui sont presque identiques. Malgré le peu d’esaclitude des copies qui nous ont été transmises, on peut reconnaître dans les caractères on degré de correction inférieur à celui de l'épigraphe précédente, et conclure, par conséquent, à une origine plus récente, dont cependant on chercherait vainement à préciser la date.

S» La seconde maltaise a des caractères différenls encore, et qui. bien que gravés avec soin, s'éloignent davantage des formes primitives.

Par leurs contextes, les inscriptions phéniciennes de Malte servent de lien entre celles de l’Asie, de l'Europe et de l'Afrique : nous avons vu en effet les analogies qui unissent, sous ce rapport, la première et les deux derniires de res inscriptions, d’une part, à la seconde et à la troisième citiennes, ainsi qu'à la quatrième athénienne, et, d'une autre part, aux carthaginoises de Humbert et à plusieurs numidiques.

,^La seconde maltaise offre une formule spéciale qui se retrouve sur la onzième carthaginoise.

La troisième et la quatrième maltaises ont, en outre, pour l’aspect graphique, la plus grande ressemblance avec la principale inscription de Nora, en Sardaigne.

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