‹ Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyqueChapitre 49 sur 66 · IKI · texte numérisé non relu

IKI

ET DE LA LANGEE LIBYgl E.

prMriM rtl mainienani igoorét, qu'Humére, dans POrfytMf, liv. X, v. 131, a le premier cilée »oiu ce nom, Vlila,, el gue P. Mêla mentionne encore dana cea lermca : • Cirra Siciliam in aicalo freio eat Aeaee, qnam Calypao babilaaae diritur (IL 7). •

Kabricy déclarait que cette monnaie avait été reprraenlée avant lui par Laalanosa {Muien de !(U medallae, etc., lab. 47, n* ISS); par Pamta (Sieil. nitinim.) ; par P. Burmann (Thés. amiq. el hislor. Sieil-, vol. VII, lab. xiv,n° ISS). Eckbel (Catal. Musiri Casarei Vindob. numor. vel., |iarl. I, tait, v, n* II), rite on exemplaire où la légende eat au baa du révéra. P. Burmann, eu outre, dana le commentaire qu'il a ajouté au Sicula de d'Orvilie, Amaterdam, 1764, a ligure, tab. X, D* 3, une autre obole qui a aur l'avera le même type, mata dont le révéra ne préaente que le butte du taureau à face humaine, à droite; au-desaua de ce buate ne ae trouve que la portion de légende n'k. P. Burmann allribuait celte-monnaie à Gela.

Lra auleort tuivanla. joaqu'â M. de Saulcy, n'ont point parié de ces obolea. Le tétradraciime a la aimple légende n'm a été seul étudié par Bcllermann (111, p. Il, IS), Hamaker (Oialr., p. .>3; MiseeU., p. 187), Ceaeniua (A/onum., p. 296).

Geaeniua, dont l'erreur rat démontrée par ce qui précède, |ienaail que lea deux autres auteurs ipte je viens de citer a'etaient aeola avant loi occupés de cette légende.

liamaker et Geaeniua ont discuté sur les exemplaires cités par le dernier. L'on et Paulre voyaient deux aUph dans la première et la troisième lettres de l'exemplaire E, on aleph dans la première lettre seulement, et un lau dans la dernière de l'exemplaire D. Mais leur dissidence portait sur le second caractère. Hamaker le eonsidérail à tort comme un nun, et il lisait dans un cas k:n, dana l'autre p:k, qu'il pensait ugrresiiondre à £nna, ville de Sicile ; Gesenios soutenait avec raison que c'est uu iod; il lisait par co^(|ucnt m'k et r'K, et prétendait qu’il s’agissait de la partie de Syracuse nommée liuula, dans un passage de Cicéron ( Verr. Act., II, lib. iv, c. 52. 53), et Nïcik, YÎ.otK, par Stralion (vi, p. 415), ainsi que par Diodore de Sicile (xi, 67).

M. de Saulcy a repris la question entière dans ses Reekerrhes sur la numisinaligue punique; il traite des tétradraebmes à légende trililtérale, des obolea dont rinacription contient sept lettres, et d’une autre obole bilingue publiée par Humer, pl. XLi, fig. 2, par Miunnet, Suppl. I, p. 421, n” 433, lab. 8, 10, et par Gesenius (Append. quart., p. 468). Il prouve très bien que la légende pliénicienne de cette dernière monnaie, lue de droite à gaoebe. arc, et non expliquée par Gesenius, n’est que la légende des tétradraebmes écrite en sens K'trograde. An revers ae trouve la légende grecque ; PA-NOP-MOJ.

Cette dernière circonstance lui fait considérer comme chose évidente que les monnaies en question, qui ont toutes pour caractère commun le groupe phénicien trilittéral des tétradraebmes, doivent étreattriliuéesà Panorme. Il ne discute que l’attribution de Gesenius; mais lea antres attributions .ae trouvent implicitement combattues par la différence de sa lecture du groupe trilittéral.

Il regarde, de même que Fabricy et Gesenios, la lettre médiane comme on lod, ce qui est indubitable. La divergence roule sur les deux autres signes, qui lui paraissent avec raison identiques entre eux, ainsi qu’ils l’avaient auui paru à Barthélemy et k Fabricy. Mais, an lieu d’alepk, il les déclare Indubitablement des tsadi. A l'appui de celte assertion. Il présente le relevé des légendes recueillies par loi sur vingt-cinq exemplaires qu'il loi a été donné d’examiner. Mais no is devons d'abord faire observer que, dans la légende commençant par. le groupe Syas' les deux lettres à déterminer ne sont pas exactement retracées, à en juger du moins par deux exemplaires que je possédé et qui m'ont été donnés par M. de Saulcy lui-même ; an lieu d’être ainsi Qgurées, /’,/», ces deux caractères le .sont ainsi, /• , mais en plut peines proportions.

les deux signes en question pourraient être, en effet, pris pour des tsadi sur la légimde rétro crade, sur les sixième et neuvième groupes, et même sur les troisième, quatrième, douxtènte et treizième groupes, nonobslanl, pour les deux derniers, la correction précédemment indiquée ; mais il est absolument impossible d'admettre cette valeur sur les deuxi^e, septième et huitième légendes id les deux caraetères dont il s’agit ne peuvent être considérés que comme des sUrph ;

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«fite nimilitude fit plut pronoacée rncorr tur l'eteinpUire rapporté par Uartliélrm y tl surtout «or Poltole fi)tor«! par Fabriry, qui avait pariiculiéremrat fixé son attention sur ce point et qui «lit ; • lu altero voeabnlo. seii K'n, Mr..\, quirquam negolii lacestal, primam et postertm litlerani. «alis exptoraie engnitomesse caiqacrl pers|>ectuai polest ad ni m aUph otnnino pertinere. • Or, s’il est impoisible, pour le» legendes énumérees en dernier lieu, de ramener la rornie des dea* leltret dont il s'agit à celle du Itadé, il est très facile, au contraire, de ramener à celle de t'alrph la forme des deux mêmes lettres sur le» autre» exemplaires. En effet, la dernière figure du oocième groupe est un airph, comme on en voit plusieurs exemples en tète de» légendes des monnaie» d'Enna(Ge«enini, taillent) XIV, n°> 25, 27, 35). Dès lors, rien de plus naturel que de pen«T que sur le» sixième, neuvième et dixième groupes le dessin est incomplet et duit être rétabli sur ce type; le fait est évident pour le onzième groupe,.qoi nous a servi de point de départ; car il e*l incontestable que la première lettre doit être idenlique à la seconde. N'a-t-on pas un exemple entièrement pareil sur une monnaie de Cadix dont la ligure est prise sur une pièce du cabinet du roi (coy. Gesenius, table fo xv. G)? D'un autre côté, sur les quatrième, douzième et treizième gmupes, la forme est analogue à celle de l'atiph du monument de Carpenlras, etc.

J’adopte donc, après avoir longtemps hésité, la lecture h'n, telle que l’a proposée Fabj-icy, et, lies lors, je ne vois pas d’attribution plus convenable que celle indiquée par cet auteur. La présence de llsvopizos sur l'obole bilingue ne lait aucun obstacle, car la double légende peut fort bien avoir Irait à une alliance entre la capitale de File d’Aia et la ville de Panorme, lorsque celle-ci était habitée pa^ les Grecs. Plusieurs exemples analogue.» se rencontrent dans les Hethtrfbtt tur l'icriture reliiUrieiuu de M. de baulcy, savoir, des médailles avec le nom d'une ville est latin et le nom d'une autre ville en cellibérien (coy. p. 21l). La direction rétrograde de la iegeode phénicienne tend à prouver que c’est à Panorme tnéoie et par les Grecs que la pièce a été frap|>ée.

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