CHAPITRE .\V
Sardaigne.
La Sardaigne a enrielii les eulleclions de monuments phénieieiis d'une médaille que je rroi» pouvoir allriliuer B Eno.sis, de quatre inscriptions lapidaire.'., duni deux ont été découvertes ri Puia. aur l'eiiiplaeemeiit de l’ancienne Nora ou Nola, les autres à Sani-Anliuco, parmi les ruinrs fie l'antique Suleis, enfin d'un rachel trouvé aussi dans la dernière loc.-'liié.
K 1. .Médaille d'EnotU.
Je [lossède un peilt bronze qui porte, sor l'avers, deux li'tes eouronnées de laurier, regardant a droite, et, sur le revers, deux cornes d’abondance dirigées, l'une à droite, Faulre à gauclie. et «mire-croisées à leurs pointe» ou parties inférieures. Dans le eham|i. entre les [larlies supérieures Je ces deux cornes d'abondance, se lit la legende suivante :
• ïïn
L'exergue a deux autres lettres que je n’ai pu suflisaininenl déchiffrer (l'vy. pl. 2, n" 251.
Pelleriii a représenié reiip médaille sor la planclie tîl, n"' 26 et 27 de son Iteraril. Quoique le , litre soit .Védaillet pvniyucs, Pellerin dit, dans le texte : - Les deu.x dernières deeetle planche » ml l«•nl-èlre phénioiennes. • ,
HT DE l.K LANGCE LlBVgl'E. •' l-' i
P. Bï'er (Alf. g /rnj dt lot h'fn., p. 345) i Innieril la preinifrc ligne de la légemle de celle manière : rï'n ; il crui d'alwrd que c'eiail le nom de la ville d'Orthosia. en Phénicie; mai», après avoir plus allenliveinent esaminê la fabrique, il conjeelura qu’elle se rapporiait ploh'l à la Sicile.
Celait enrore lui faire trop d'honneur. t>tie lah ique annonce un an inoin.s asance qui* relui de la Sicile. L'atlrihulion me semble s’appliquer beaucoup inirus à la .Sardaigne; l'eapliratinn de la légende va, je pense, le démontrer.
I.ea deux lèles accolées du droit, les deux cornes d'abondance du rexers alleslent qu'il s'agit de deux ville» alliee.s, comme nous l'axons vu pour Arad et Carne; la disposition de» deux grou* l>es de la légende répond parfaiiemrnl à cette indication; ee sont probablement les noms séparé» des deux ville» dont il s’agit. Or, le premier groupe ne reproduit il pas littéralement le nom A'ilemfii, Enutit, ville de rexirémilé méridionale de la Sardaigne mentionnée par Pline, liv. ill,.
13, et que le» Crées, par leur système constant d'assimilation, ont appelée Chenonenu? Le »eiMxnd g'Oupe ne répond-il pa.s, soit à l'ile d'/luo, qui avait pu faire d'Hnosis un entrepixi pour ceux de ses métaux qu’elle destinait à l’ Afrique ', soit à la capitale de celte peuplade do centre de la Sardaigne nommée ’loXitio'. par Oiodore, llienseï par Pline*? Serait-il po.xsibb' de trouver un rapport plus convaincant?
line seule diflicolté se présente, c'est la détermination de la seconde lettre do deuxième groupe, dont noos faisons un lamed, tandis qu'elle semble ne pas différer de la seconde du groupe précèdent que nous avons eonsldérée comme on nvn; mais en y regardant de près, sur deux exemplaires que j’ai à ma disposition, je me suis assuré qu’il existe une différence caractéristique dan» le crochet dirigé à droite dont est munie l'extrémité supérieure de la f'igore du second groupe.
$ II. ln»eripiion$ de .Voru.
M. le général délia Marmora, à qui rarchéologie de la Sardaigne est si redevable, s’exprime ainsi sur l'inscription que Gesenius a reproduite table 13 xli : - I.a pierre sur laquelle cette inscription est graxét* existait autrefois près do village de Pola, au sud de l'ile et non loin de l'emplaeement où était située l’ancienne ville de Kora; elle faisait partie d’un inor motlcrne où noos l'avoDs vue pendant longtemps ; mais depuis plusieurs années, grâce aux soins de quelques per- .xoiines éclairées, on l’a transportée à l’université de CagÜari, où elle est maiiilenant a l’abri de
toute destruction. ;
- Feu le P. Hintt, professeur de langues orientales à l’université de tiagliari, fut le premier qui ’
découvrit ce monument et qui en envoya un dessin (très incoiTeci) au célèbre orientaliste de Parme, M. de Itossi. Ce dernier publia une cxplicalion de l'inscription dans les Ëphémrridri /iVtéruires de Rome, anoee IT74.» Nous ne jugeons pas nécessaire de reproduire celle explieahon, qui se trouve dans l’ouvrage de Gesenius.
Kn 1R34, I'sIiIh' Arri, Sarde comme M. le général délia Marmora, cnlrcpi il une nouvelle inb r- |>rélaiion de cette manière :
IPSTVO
In TerschUi il
WTÏTU3
vêla dedit Pa-
ter &ardou pi-
ua; ecce fi-
oteosD
nem atiingeoe, ei-
evavii acriptom in Nora,
qoMi novit adveanin
Lixo.
il} •SlvniorabilUulvuiueullù. • Ruiiliua, tntlia , lib.l.
t*. -t- li-berriDii inea ;SariliniS; popelsrum IImbw», ' abiri, Corii • PI. l, m, i.x.
l>K LA LANGUE PHE.NICfENNE
l’rois années après cette pnWicatton, Gesenius proposa de lire comme il suit •
Domus (;apiti>
NTt®
Principis qui P,i-
®: pn® 3
ter Sardonim; pacis j-
V® JC1
mans ille, pax
conlingal re-
np ; paS
gno nostro ; Ben-
Rosch, filiii» Nagidi
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