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sch, filii Nour,
’DlV®K
Uschlucensis.
M. Movers Texte, Ersl. Theil, Breslau, 1845, p. 80) modifie celte version en prenant
en beaucoup d’endroits, pour préfixe, signe dn génitif, le schin, qu'il regarde alors comme une
funnule de filiation, tandis qu’à la fin de l'épigraphe cette filiation e.st plusieurs fois indiquée par
î;. Voici sa leçon :
pn® 3t<n® lij® ,13 I)omusRasi,qui(filius)Niigidi,quiHaiibi,i|iii RluKlani, {fl dSoK3 ’oSdîCI dS® qui Lami, Uselleiisis in üsclla. Tenues.
*03^ T33 P '«n P filius Rasi, filiusNagidi, Lapisins.
Kiilin, dans un article inséré dans la Revue philologique, vol. I, ca'.iier n" 6. M. de Saulcy dit : « Il est une inscription funéraire qui renferme une formule précativc, le seul exemple constaté jusqu’ici, et qui nous offre en même temps un nom nouveau de divinité, le nom phénicien du Sardus Pater des médailles romaines de la Sardaigne. Elle a été trouvée à Nora dans cette île, et contient la phrase suivante, qui a rapport à une femme : « ab sabdon sclimha, que le père Sard<>n lui fasse paix! »
C«ll<; roarle indicalion donoe à penarr qoe M. d« Saolcy, comme tous ses prc'décesseon, voit un fou dans la seconde lettre de U première ligne, et, par conséquent, dans la iruisième lettre de la shième ligne. C’est là, à mon avis, nne grave erreor; cette lectnre a fourvoyé tous cens qni ont. jusqn'iei, tenté de traduire cette difficile épigraphe. Je crois avoir démontré, à l'occasion des inscriptions nomidiqnes, que nulle part, quoi qu'en ait dit particulièrement Gesenios, le fou n’affrrte cette forme ; si cependant on admettait I» contraire, encore faudrait-il que l'ensemble de l’inscription présentât le même caractère paléographique, c’est-à-dire les modifications constamment concordantes de Valeph, du mem, do tchin. Or il n’en est nullement ainsi. Cette remarque conserve, au surplus, tonte sa puissance, quelque valeur qu’on accorde d'ailleurs au signe en question, car c'est la figure elle-même qui fait anachronisme. Il faut donc penser que cette figure e.vt inexacte, et, eivexaminant attentivement les choses, on se fortifie singulièrement dans cette opinion. En effet, d'une part, cette figure n’offre pas des dimensions proportionnées à celles des autres lettres; elle parait donc incomplète ; d’une autre part, la lacune laissée à la place correspondante de la première ligne sur la copie de M. de Rossi, reproduite par M. délia Marmora. prouve i|ue les traces en sdnt peu visibles et que, par conséquent, une partie peut en être complètement effacée, comme on le reconnaît indubitablement pour d’antres lettres que tous les dessins laissent inachevées ou reproduisent mai. D’après ces considérations, on est naturellement conduit à regarder les deux figures dont il s’agit comme des aleph incomplets, et la restitution i|uc chacun peut faire, au moyen de points, rend frappante la probabilité de celte leçon.
Plusieurs autres lettres ont été différemment déterminées par les auteurs dont noos venons de citer les versions : il noos est facile de juger la plupart de ces déterminations en restant fidèles à celles que nous avons prioédemment adoptées pour les mêmes signes.
La seconde lettre de la deuxième ligne et l’avant-demière de la septième ligne, qui sont évidemment identiques, ont été lues identiquement aussi par Arri, Gesenios et M. Benary, qui font de rhacune on ghimel; M. Ét. Quatremère considère la première comme un nun et l’antre comme un rau, sans que cela l’empêche de regarder, d’une part, comme des nun, les caractères auxquels les autres interprètes donnent avec raison cette valeur, et, d’une autre part, comme un vau, le second signe de la dernière ligne, dont l'extrémité supérieure est arrondie au lieu de présenter on angle aigu.
M. Ët. Quatremère prend pour un beih la quatrième lettre de la troisième ligne; les autres auteurs, incontestablement mieux inspirés, s’accordent à ne donner cette puissance qu’à la lettre à peu près semblable dont la branche descendante est coudée à ganebe.
Tous aussi reconnaissent on hé dans la troisième lettre de la quatrième ligne, ainsi que dans l’avant-demière de la seconde ligne; ces deux lettres sont, en effet, entièrement semblables. Cependant M. Ét. Quatremère, qui fait aussi on hé de la première, fait de la seconde on lanud, et il donne en même temps cette dernière valeur à la figure, tonte différente, qui occupe ie premier et le dernier rang de la quatrième ligne, la première place de la sixième ligne, figure qui seule, mérite cette détermination.
Les traits qui suivent immédiatement la première lettre de la cinquième ligne ont été par tout le monde considérés comme ne formant qu’on caractère ; Arri y voyait on phé qui n'aurait aucune analogie ; les antres interprètes y trouvent un iod, et cependant ils regardent comme tel aussi le dernier signe de l’inscription qui en diflère sensiblement; M. Ét Quatremère, en outre, prête la même valeur à une troisième figure également dissemblable, la seconde de la sixième ligne, qui ne peut être qu’on eaph, ainsi qoe les antres anteors l’ont bien jugé. Pour noos, les traita en question sont liés à tort; on doit d’abord en dégager un lamed; puis restent les vestiges d’une lettre défigurée que le contexte doit faire restituer.
La valeur de la figure qui se montre à la fin de la cinquième ligne et an pénultième rang de la •Icrnière ligne est facile à assigner d'après ce que l’on a vu lorsqu’il a été parlé de la première inscription malfawe .' c’est incontestablement on lamecA, ainsi qoe l’ont pensé Arri et M. Ét. Qna-
l)E LA LANGUE PHÉNICIENNE
iremère : commeni donc Crspnios et M. Benary ont-ila pa y voir an ni«m, qai se présente dans le reste de l'inscription, et d’après leur propre lecture, avec nne autre forme, avec ane forme réttalière?
An sujet de la quatrième letire de la sixième ligne, Cesenius dit ; • Lin. 6 litteram guarlom. qn.T est nuR. Arrius non deltelut, addila lineola, temere molare in belh. > MM. Benary et £t. Qualremere adoptent eelte leçon. Cependant un examen réfléchi me semble plaider en faveur de i’opinion d’Arri. Cette figure me parait avoir, d'une part, le trait horizontal trop long, de l'autre l’angle auquel ce trait aboutit à gauche trop fermé, trop aigu, pour ne pas différer sen.si)ilement de la tigure des autres nun. D'un autre cAté, en admettant que la figure devait pré- .senter supérieurement un triangle fermé, comme les belh, les daleth et les resA, on remarque que le eAté inférieur de ce triangle est incliné de gauche à droite dans les daleth et les reih, et que ee n’est que dans les belh qu’il se montre horizontal, ainsi qu’il le serait ici. Je pense donc que le signe dont il s’agit est on belh; dans ce cas, il faut encore ajouter à la branche descendante une petite portion fléchie à gauche. i:etle restitution est justifiée pr celle que tous les interprètes ont reconnu l’obligation de faire à la lettre placée trois rangs plus loin pur rétablir un re$h.
Enfin M. Ét. Quatrcmèrc a ajouté arbitrairement, et sans que l’état matériel du monument le permette, les lettres suivantes ;
1* Au commencement de la première ligne, rs, pur former nsss; ou ces deux lettres devraient être au commencement de la ligne, et elles sortiraient irrégulièrement de l'alignement commun, ou elles seraient au-dessus, et alors ce serait une ligne entière qui manquerait. Nous avons dit, d’aiileurs, que la figure prise pur un (au n’a pint cette valeur.
3" Au commencement de la seconde ligne, un rciA, dont il n'y a pas de vestiges et qui déborderait aussi le cadre de f inscription.
3° Au commencement de la cinquièAne ligne, un cou, qui suggère la meme objection, et, dans le corps de cette ligne, un nun, après le belh, sans qu’on en puisse trouver ni les traces ni la place.
4“ Au commencement de la dernière ligne, un aleph et un icAin, qui impliqueraient que tous les copistes ont eu tort de faire correspondre le lamed au début des autres lignes, bien que deux d’entre eux, Arri et M. le général délia Marmora, attestent avoir apporté le plus grand soin à une oeuvre dont ils connaissaient l’imprtance.
Ce système, on ne put le nier, offre de grandes facilités d'interprétation, mais je doute (|u'il prie la conviction dans les esprits. Aussi M. Movers s’est-il gardé de le suivre.
Quant à la traduction de ce dernier et savant archéologue, nous nous bornerons à signaler l’anomalie de l'emploi, dans le même contexte, d’une port du tchin préfixe, d’une autre part do mot ben pur exprimer la filiation.
• Connaissant, au surplus, toute la difficulté de l'entreprise, j'ose à pine espérer plus de succès que mes devanciers en propsant la lecture et fexplication suivante :
W lïQ
Sepulcnim manuoreutn
“wi 11?
Naghidi, quom Pa-
’D yr\^ 2
1 er SarOon sal-
’TPNn aS
Vfit. Uunc lucuro
DbQ
aggeaibits secuodum ob-
ligalioneiDy Kab» Qliuâ Ro*
Ta P c
sebis, Qlii Naghidi,
vùh
Lampadeo^t.
U s’agit donc d’un tombeau élevé par le petit-fils do prsonnage a qui il était destiné. En indi
ET DE LA LANGEE LIBVQUE»
quant la matière de ee tombeau, on a vonlu faire eonnaitre la rieheaae du rang élevé do défunt.
Qutm pater Sardon tatvet est em|ironlé, on doit se le rappeler, à M. de .Sauley.
Hune /ue«m aggtuit trouve la meilleure explication qu'on puisse en donner dans cette description du tombeau d’Auguste transmise par Suétone : > Quorum omnium pra'clarissiuftm est Mausoleum, Agger ad amnem. supra sublimem alhi lapidis fornicem, congestus, et ad verlieem usque semper virentibus arlxtribus coopertus ; in fastigio statua Augusti, suit aggere loculi ejus, et cognatorum, ac tamiliariuro, a tergo lucus magnus ambulaiiones habens adiiiirabiles. Ce tableau, en le réduisant A des proportions beaucoup plus modestes, me semble traduire parfaitement le sens des mots SHc Vcun, et, par conséquent, justifier la leçon.
Secundum abligalioii>em correspond au sicul audilum on sicut audiri de la première inscription de Malte et de plusieurs inscriptions de Numidie ; mais, pour accepter cette interprétation, il.faut admettre dans hcK, qui serait mis pour •'Ctt, la mutation du reth en lamtd. Or cette mutation n’a rien que de très naturel ; elle est asser fréquente soit en hébreu même, soit dans certains mots passés de l'hébreu dans une langue aDine. Gesenius dit dans son Lexique, p. 51 ; • Lamed permutatur cum plerumque ita ut utpote durior littcra, emollialiir in S. maxime in libris et dialectis recentioribus. » line mutation semblable se voit précisément dans le nom de In ville où l’inscription a été trouvée, puisqu'il s’écrit Xora et Xola.
Lampadentii me semble correspondre à 'rsH comme Lampas à t'sV; à ce titre, serait la transcription do nom grec AxixitAc donné à une île voisine de Malle.
La seconde inscription de Nora, reproduite planche 28, a été découverte en 1838 par M. le général délia Harmora ; elle était gravée sur une grosse pierre : la face qui la portait, enlevée avec soin, a été transportée an musée de la ville de Cagliari. Ce n’est malheureusement qu’un fragment, composé de dix lettres, auquel il e.st impossible d’assigner un sens. Il n'y a de digne de remarque que le troisième caractère de la première ligne, qui doit représenter un ehet à forme inusitée.
§ III. Cachet et irucriplion» lapidaires de Sulcis.
Le cacbei dessiné, table 14 de Gesenius, n" xi.v, après avoir appartenu à M. le général délia Mannora. e.st maintenant égaré. Il était en pierre dure (espèce de quarts agate blanc et opaque).
, La base était carrée, et sur la face inférieure étaient gravées quatre lettres phéniciennes qui ont été tues N73y par M. l'ablw Peyron, mzy par l’abbé Arri. Celui-ci prétendait que le dernier mot, voulant dire /fnis, Icrmtnus, était employé dans le sens de sigillum Gesenius, ailoplant avec raison la leçon de M. Peyron, explique le mol Kizy. qu’il considère comme un nom propre, pat cultor, en sous entendant Dei; nous avons déjà dit que, selon noos, le sens Dei se trouve, par abréviation, dans Valeph terminal.
La première inscription lapidaire de Sulcis (roy. pl. 28) a été decouverte quelques années avant 1810; elle est maintenant conservée au musée royal de Cagliari. • Elle se trouve, dit le général délia Marmora, sur le bord extérieur d'un fragment de disque en marbre blanc ; ce disque parait avoir eu environ 0“,15 de rayon sur O^.O! de hauteur. C’était fort probablement la base de quelque statue. • {Yogage en Sardaigne, S* partie.)
Les quinze lettres qui constituent l’inscription dont il s’agit sont réunies en groupes laissant entre eux un intervalle prononce, de manière à isoler les mots très distinctement.
Ces lettres sont faciles à déterminer, excepté la cinquième. Celle-ci, au premier aperçu, pourrait être prise pour un gdph; mais le groupe put qui en résulterait ne donne aucun sens : il n’est pas hébreu. Je pense donc que la figure est un peu altérée et qu’il faut y voir on lamed. Je lis en conséquence :
pTÏ P ’pUJ SîC p(t<) Basim proposuil sibi Nabibarac, filios Sedeq.
Sous le rapport paléographique, cette inscription diffère essentiellemeDt de celles de Nora par
DE LA LANGl E IMIÉMEIENNE
le earaclèrr do posioriorité que lui donnent lo^ formes de Valtph et du nun, semblaliles à cous des épigraphes lapidaires de Numidie.
La seconde inscription de Sôlds a élé découverte on peu plus tard par M. le général délia Mannfra. Rite consiste en six lignes gravées sur une plaqne de marbre, dont nous reproduisons sur la planche 39 les dimensions on peu réduites.
M. de Saulcy. qui possède un moule en plitre sur lequel a élé prise notre copie, lit et traduit le texte eoninie il suit :
wYTI 13 B3 ''aS
Ka'3 n33 ctat tenV ETipa in N2ÏW naw lovaarpVi. «‘t laV inoH noittraya «S o,viS jy;3,i qj
Ne ubiivione ubru.itiir Nero Drusus,
Civis Koinic, vir pui us cordis, roaximus, optimus. dalum est sacrum ut stet in |jcrpctuum. El Agri|iplni£, quamaffligerel sublimitas honoris divini.
accumulataestgloriflcatioutcomplereturinperiretuuui.
Il pense, en conséquence, que la plaque de marbre dont il s’agit était encastrée dans le piisleslal d’une statue de Ccrmanicos*.
Nous ne pouvons partager cet avis.
L'inscription, comme ce savant interprète l’a fait remarquer, est presque symétriquement divisée en deux parties, qui se terminent chacune par le même groupe mH, et qui, abstraction laite de la copule qui les unit, commencent tonies les deux par le lamrd préfixe. Or, cette symétrie veut que la même tournure se répète dans les deux propositions; on ne peut pas commencer l'une de ces propositions par : Afin que ne... cl l'antre par: Et à .djn'ppiiie; il faut que U particule initiale ait, de part et d’autre, le même sens, savoir : Afin que... Et afin que..., ou : A... Et d...
En second lieu, l’expression talmudique n'fta "Ho, eicle néronien {Uezia, fol. 25), prouve que l’orthographe hébraïque du nom de Néron n’était point la forme incomplète 1:.
En se rappelant, au contraire, à l'occasion de ce groupe, que le monument appartient a la Sardaigne, dont les noms de lieux reproduisent si souvent le mol iViir, .Vor, et qui est particulièrement célèbre par ses iVur-ffapucs, ou tours antiques, on ne peut s’empêcher de rattacher à ces dénominations le mot dont il s’agit Or, l'abbc Arri a fait ressortir le rapport qui existe entre la racine feu, si fréquemment employée en Sardaigne, et le nom composé, propre au culte babylonien. Haï;, ainsi qu’entre les tours de sa patrie et celles de la Babylonie, consacrées à Bel et A Milytta, cl dénommées de différentes manières ; ns; ,n'iï .iijb ,Hj. Nous savons, par plusieurs passages de la Bible, qu’on autre synonyme était tlx , 11 , et noos trouvons précisément cc mot dans notre inscription après le mot de sorte que noos avons l’expression ''i'':, feu de la tour ou du cercle, équivalent à Haii, feu du monceau circulaire, à 3'm:, feu du cercle. L'analogie de ces diverses locutions, et particulièrement des mots i*i et 3'n, signifiant l'un et fautre orbie, est très frappante.
D’on autre cdté, au commencement de l'épigraphe, après le lamed attributif, noos voyons H:, orthographe constante do nom de la principale divinité des Babyloniens, de celle à laquelle les pyréthées étaient consacrés, souvent en communauté avec la déesse de la volupté, dont les noms variaient.
Noos pouvons donc, de cet ensemble de données, déduire la conjecture que c’est d’une dédicace à Bel qu’il s'agit d’abord.
Dès lors, le début de la seconde partie de l’inscription doit exprimer aussi une dédicace, et, dans cette hypothèse, toutes les notions portent à penser que cette dédicace concerne la Vénus babylonienne, presque toujours associée à Bel, comme, cher. les Phéniciens, Astarté à Baal. L'on
,t; Berne de pAttntojie.tnme I, p lOS tinti.
(1m noms de cette Vénas était Milytta; noos ne trouvons rien ici qui offre les moindres vestiges de ce nom. Une autre de sm appellations était Salamhd, ZoXapAù, ^ XffojtvT) Ba€uèMv<o«, dit Hezycbios. On peut déjà saisirquelque rapport de son entre ce nom et Aâiambona, qui vient, ^ au eommencement de la proposition, après la copule et le lamed attributif; aous allons voir que c'est effectivement le nom dont il s'agit.
On a, jnsqu'i présent, vainement cherché dans les langues sémitiques Pétyroologle du nom Satamhâ^ L'auteur de l'J^tymof. mayn. dit : « Kat ^ $aiuaiv mpè vè ést , xai
(V atÜM (Tvai, xal éti atfUfytm 6pr,wûni tév *\ôuvn. • Selden répond à ce sujet ; • 8ed adjCriECU* lorum morem Tw )i/xXiy£x( (quod non aliud est quàm Hesychii nam Veoercm pingit,
'Inm dxmonem suam aperit) originationem lingot popolari ridiculè quærit; nec mrliut mot Me, si roeabuli tyllabai blondi palpando, meros ex orientafi diaUeto aliçud iiugat oblnideremus. • rDc VESiESE SraiAca.) MQnter répète à son tour(RELiG. oeb Babylosieb.) : • DiejSemitischen sprachen geben Keinc Deutung dieser Namens. •
Notre inscription va nous donner l'explication de l'énigme.
Je supposerai d'abord le nom grec écrit Salambona. Il serait, dans ce cas, très facile de comprendre comment il se serait formé d'Àdtambona. En effet, nous voyons souwnt, lors du passage dans une antre langue d'on mot grec contenant dans son intérieur l'articulation complexe dt tCè'ni), cette articulation se décomposer en s et en d, cette dernière lettre rester à la place primitive, et l’autre passer a la tête du mot; exemple : vffCu, Blrideo. En faisant eox-mémes l'application de ce principe à on mot emprunté à un idiome étranger et contenant une articulation analogue, mais ayant cependant une nuance de prononciation qui parait avoir répugné à leurs organes, puisqu'ils l'ont, dans d'autres circonstances, dédoublé soit en S (Sidon), soit en T (Tyr), les Grecs ont eu d'abord Sadambuna.
La mutation do d en f s’est faite ensuite par le même procédé que dans le changement de (tùeaius en Vlyuei, de Aiapupa en Lacryma , etc. Il est arrivé aux Grecs de changer en f le Uta lui-même, sans qu’il ait été nécessaire de le décomposer; ainsi, de «xivia, je boite, ils ont fait vasXavf*, inigaliti, vxaXavèç, inégal, boiteux, oblique. La conversion de Sadambona en Salamhono est donc très naturelle et très régulière.
Il reste maintenant à explitpier l'abréviation de Salambona en Saiambô, c'est-à-dire de mx en liî c’est une contraction familière aux Grecs; l’accusatif singulier psOm, par exemple, do comparatif pu!!»», se contracte en oifïoa, piiCu; Ton a dù dire de même ïad(ipC<«.
La déduction roc parait donc d'une incontestable rigueur, tandis que je ne comprendrais pas, je l'avoue, la transcription d'Agrippina en Adsambona.
La signification do composé phénicien concorde parfaitement avec les qualités de la déesse dont il constitue l’un des noms; ce composé peut en effet s'analyser ainsi : .11:7 3 Bï7, force (faits l'afUietion, par conséquent, eonsolation) roneolatriee des affligis.
La double dédicace serait donc : • A Bel... Et d Saiambô... • Nous avons ainsi la corrélation i|ue nous cherchions dans la toumore du contexte.
Le teste de l'inscription , que je transcris comme M. de -Saulcy, à l’exception de la quatrième figure de la seconde ligne, doit, à mon avis, être coupé ainsi :
(I) • ItoraullM five per i «Iva per d teribesdnn : bien probable que Siulo de nundraire d'Antonin, plaeve ronmiraloBen enim babueruit lilterc bc apud asii- «ir 1a roule d'Eaieriia (Merida) à Csesxr AuguaU (Sara- <|uo», ut diaguan et linguao. dactimii et lacrinU. . gouel par la Liuiunie, rat la mdtne eitle que Siaapoua (Marii Vicioriai. grammalici et rheloria. De urihogra- de> Orélana. . La muution du p en < provient très vraipAia.) Il aérait facile d ajouter d*autrea exemples. aemblablenient de la grande nuaeoiblanee des deux Hgu-
(î) On trouve une abréviation aeinblnble dana le nom rea propres d oes deux amculatioiM dans l'alpbabet ce|- ,Ie raneienne ville eapagnote Stsato, au sujet de laquelle tibdrten. Ainsi Siaapona, Siaapo équivalent exsc'temenf , N- de Saniry dit t.Yumfasi eetttb., p. ttW, noie) ; s y est . pour la terroioaiaon, a Salambona, SaJanibo.
ino
mS H33 CNN N-JT P Hra snpo în NcrtN na;N wyarar.'S ■ x'na P po*? naax naya n\ arrh pv: ras
Bdo principi i^nttn lurris Tis-
baal, liliiH Kam.f . vir paras conie,
masiimis, opilmus, dedil cotisecrans,
lit sirt io poslorum. El Salamiioni,
prout iiiiTi'inentuin oiaKniluilinis dani, distinxit niensu-
ras virjtuiti, ul niuniat in poslerum.
Je |irn.<« n'avoir pas brsoin d'indiquer en détail les points où j'vinprunle à M. de Saulev; chacun pourra les rcconnaitre en comparant ma leçon avec la sienne.
Je regarde c; comme une abréviation de x'C:, par la eoppression des deux quiescentes. Quelque sens qu'on donne à ce mol. il faut toujours le considérer comme apocope. Je ne sais si n'est pas l’origine de Belenus.
SvzC'S serait mis, à la manière des Chaldéens, ponrSï:C*c ; il signIGerait final l'eat précipité comme un aigle, comme un oieeau de proie. On conçoit très bien l'emploi de l’orthographe H;: dans on nom propre à côté du nom de divinité ^2 ; ce nom propre était proliablement antérieur à l'introduction du culte babylonien parmi les Phéniciens de la Sardaigne j c'est ainsi que, dans l’Espagne catholique, noua voyons encore des noms terminés par bal.
Au lieu de k2p'?, Romæ, que M. de Saulcy lit au second groupe de la deuxième ligne, je lis wz'zz, Filiut Ramer, faisant un beih et un nun des traits qu'il considère comme un simple lained. Il reconnaît lui-méme que ce lamed différerait beaucoup de la ligure que prend la meme lettre dans les autres parties de l’inscription, où elle est élevée et courbée au-dessus de la ligne, tandis qu’ici, rectiligne, à l'exception dn crochet que l'on remarque au sommet, elle descend audessous de la ligne à laquelle ellea|ipartient. M. de Saulcy explique cette dilTércncc par l’obstacle qu'ont opposé au développement de la Ggure les lettres correspondantes de la ligne supérieure. Je ne pais croire à cette difUculté ; il est très probable, en eGet, qoe les artistes, dans ces temps reculés comme de nos jours, prenaient d’avance leurs mesures au moyen de quelques traits d'esquisse, pour placer convenablement leurs lettres et ménager la symétrie à laquelle ils tenaient beaucoup. Le graveur de l’inscription a donc dù, en formant la première ligne, réserver l'e-spacc nécessaire à l’arrangement des lettres de la ligne suivante; c’est ainsi qu'à la lin de cette première ligne on voit manifestement que le iod a été remonté pour laisser de la place à l'extrémite d'un lamed, qui s'élève de la seconde ligne au-dessous de lui.
La tigure dont il s'agit ne me parait donc pas pouvoir être un lamed. L'analogie tend à la faire considérer comme on nun; mais elle difière aussi des autres nun de l'inscription par le crochet dont son exlremilé supérieure est armée. Je ne trouve d'explicaiiun possible qu'en regardant ce crochet comme un vestige do belh, et qu’en pensant qu'il s’agit d'une forme du mot p, comparable à celle qui existe à la lin de la seconde ligne de la seconde numidigue.
nH, qui constitue bien certainement un mot particulier, puisqu'il se montre à la An de chacune des deux parties de l'inscription, et qui, dans cette position, ne peut être la particule négative, a été, selon moi, regarde avec beaucoup de raison par M. de Sanlcy comme nue abréviation de 'nnS, ad poiterum.
La phrase ynv: rczr'sp, dûtinxit mmsurae eirgufli, me semble commandée parle dernier groupe, où il est impossible, je crois, de ne point voir le mol hebreu y'fï:, senliccfum, tirguUum; celle leçon acceptée, Io reste de la phrase ne peut être traduit qu'en admettant avec moi que r*2:p= est mis pour rsins. par suite de la fréquence des m mations du nun en mem ; on aurait dit pr et d:p comme pc et 3i;c.
le sens de la dernière partie de l'inscription serait donc que, pour rendre à Salambô on honneur égal à celui qu'il rendait à liel, le fondateur du monument a consacré à celte déesse, dans une mesure équivalente, un bosquet qui, en raison de la vénération dont ces lieux étaient l’objet, formait, comme on sceau protecteur (cpn), une barrière infranchissable an vulgaire.
ET DE LA LANGEE LIBYQI E. 191
Mainicnaoi, il l’igil de jiutitier l'exiitence da calte de Bel et de SalamU) en Sardaigne, et à la basse époque indiquée par le earaelrre des letireade l’inseription Celte juitiOealion est facile ai l’on vent ne rappeler avec Mûnler(AeL Atr Babyl.), qu'en l’an ï87 de notre ère. le culte de Salambô était encore en vigueur en Espagne, à .Séville. Voici le passage imporlanl de Mûnier à ce sujet : • Der Naroe Salambo musa aucti bei den Phoenieiern gebraeuchlich gewesen seyn. Sonst laesst es sicli niebt eritlaeren. wie er auch nach Spanien gekommen ist. Wir finden ibn noch gegen lias Ende des Heidenthums (J. 287) ni .Sevilla ; wo wie die Acta S. Tustæ et Ruiinie (in den Acti.< S. S. ad d. 19 Jul. und Floret Etpatma Sagrada, ton». IX, Append. 2) erraehlen, mit dem Bilde dieser Goettin an ihreni Wasebungsfeste eine feierliche Procession gehalten ward. Diese Aeten stehen in der Buiaartitchtn Sammlung. Die in ihnen erzaelilte descliichte seJieint mir aller fûr ihre Aechtheit zn sprechen. Im Mittelalter. als so vicie falsdie Martyrer-acten geichmiedri wnrden. bat man an die Salambo und an ihr Waschnngsfest gewiss nicht gedacbt. •
Je suis porté à croire que la ville de Sclambina, dans U Bétiqne. tirait son nom de relui dont noos nous occupons, et, dans ce cas, il aurait conservé la terminaison originelle.
r.ll.APITRE XVIII
Sicile.
De tous les pays orcupéf jadis par les Phéniciens, la Sicile est celui qui a conservé des monuments écriu de leur séjour sur les objets de formes les pins diverses; gemme, inscription bipidaire, vase, médailles; iris sont les dépositaires arrivés jusqu’à nous.
La gemme que Gesenios me semble avoir avec raison attribuée à la Sicile, sans pouvoir toniefois préciser à quel point en particulier, est représenlée sur sa lah. 28. n" i.xvii fer.
L’inscription iapidaire a été trouvée k Eryx (Trapanl del monte).
Le vase et plusieurs médailles appartiennent à Palerme; d’antres médailles à Himère. à Catane, à Léontini, à Héraclée, à Motya, à Enna-, des monnaies ont même été frappées pour le commerce de Syracuse, et, à la lin dn chapitre relatif a Cossyre, nous avons mentionné une médaille qui noos a paru pouvoir, avec quelque probabilité, être attribuée i Ajçrigente.
$ I. Gemme.
La gemme rapportée à la Sicile est une cornaline qui fait partie de la collection du comte Anatole DemidoiT. Gesenius y volt Pimage de Triptolèmc. Quoi qu’il en soit, cette pierre porte une légende marginale divisée en deux parties, nne à droite, comprenant quatre lettres ; Pautre à gauche, en contenant cinq. Ces lettres offrent quelque chose d’insolite. Je ne trouve pas de lecture pins probable que celle proposée par Gesenios, savoir :
qu'il traduit ainsi ;
ŒinnfDff
Jophimo, vir philosopbus.
Pour faire un iod do premier caractère, Gesenios suppose que la ligure doit être ainsi restituée ^ ; il faudrait aller jusqu’à cette restitution . Il distingue la sixième lettre de la troisième et de la dernière, en ce que la petite barre perpendiculaire à la branche gauche ne coupe point cette branche dans le premier cas, et U coupe dans les deux autres. Enlio, il compare la septième
. IÎI2 DK LA LANGUE PHÉNICIENNE
ligure à celle qui forme incomeslablement le chef sur plusieurs médailles de Panorme, que nous eluilierons bienlAl.
l.e no n propre signifierait lilléralement : Beauté de l'eau.
§ II. Imrriplion éfEryx.
Cette in.scription. dont Gesenius donne une copie sur sa table 13, n" xlii, était gravée sur un marbre qoi a été découvert dans le seizième siècle, mais a depuis échappé à toutes les recherches. Celle perle est très regrettable ; car, avec les papyrus de la colleclion du duc de Blacas et l'inscription qui vient d'étre déterrée à Marseille, c’était une des pièces les plus étendues de l’épigraphie phénicienne. Il n’en a été transmis qu’une copie si défectueuse, qu'il serait tout à fait oiseux d’en enireprendre l’interprétation. Gesenius l’a tenté', mais il avoue que ce n’est qu’un jeu d’esprit. Nous nous lM)rnerons à faire remarquer qu’il est facile de lire au début nn'?, Domina:; que le lamed qui vient après indique la continuation de ta même forme grammaticale ; que le groupe p; c|ui suit les trois lettres placées après ce second lamed prouve qu’il s’agit d’une femme dont le nom est composé de ces trois lettres. Ainsi le titre nsx. que nous avons vu, sur plusieurs inscriptions cartliaçinoises, précéder le nom de la dées.se Tanil, qualifiait aussi des mortelles.
I.e tchin, dont la cinquième lettre offre on spécimen et qoi conserve la même forme dans tout le reste de l’inscription, établit, sous le rapport graphique, une analogie marquée avec l’cpigraphe égyptienne dite bae-relief de Carpentrasd avec les papyrus.
§ III. Vaie et médaille! de Panorme.
Le vase panormilain, autour duquel est tracée une légende phénicienne (Gesenius. table U. xuil), a été déterré lorsqu’on a creusé les fondements du collège des jésuites, aujourd'hui Gymnase royal de Païenne. 11 est conservé dans le musée de cet établissement. Ce vase est en terre. Des copies en ont été publiées d’abord par le P. Lupi (Epit. Set. mari., p. 86), qui avait oublié trois lettres, et plus exactement par Scliiavo dans son Recueil d’inieriplioni {Palerme, 1763, p. 61). C'est cette copie, et non celle de Torremuzza, qui a servi à Barthélemy. (lUém. de l'Acad. des huer., in-é”, XXX, p. ■419; in-12, LUI, 45.)
( el illustre antiquaire lisait ainsi le texte :
nfiDO p hyanni’n ' lUlerbal, fils de Msilah.
La dernière lettre loi paraissait, suivant ses propres expressions, un de ces sigles qu’on gravait sur les vases pour en désigner la capacité. Gesenius se trompe donc lorsqu’il dit : « Signum illod. qood litteram extremam excipit, merum ornamentum esse, coi simillimnm exstat Cit. 10 extr., Bartbelemyus dudum observavit. •
Ce savant interprète adopte la leçon de Barthélemy, si ce n'est pour ce qoi touche la première et la troisième figures. 11 reconnaît que, paléographiqoement parlant , la première peut être un hé: mais cette détermination loi parait contraire aux usages de la langue hébraïque, où l’article ne précède jamais on nom propre rom|K>sé. Il en fait un lamed, en supposant une légère altération de forme.
La troisième figure est, à son avis, on iod.
Noos partageons cette dernière opinion.
Duant à la première, noos n’y souscrivons pas ; la figure en question nous semble être un ht,
(ti C’r«t a Ion que Geienius met un lelS 5 la iroiiléim lettre.
ET. DE LA LANGUE LIBYQüE^'
ainsi que Gesonius l’avait pensé d’abord. Noos avons déjà touché ce sujet à l’occasioa des monnaies de Mazaca. La détermination de ce hé se ju.stific, avons-nous dit alors, par la si^nifieation que nous attribuons au caractère final de la légende. Comme Hartmann et M. l’ahlié l^inei, nous pensons que ce caractère est on q/ipk; c’est une abréviation du verbe 2 up, creuser, façonner en forme de ventre \ et le hé initial est le pronom démonstratif régi par ce verbe. La légende doit donc, selon nous, être entendue de cette manière :
'p nSoo P n Hoc Airbal, Qlius MsiI.t, concax’bvit.
Le rdle du hé, dans ce cas, est analogue à celui qu’il joue, bien qu’avec une acception relative, dans ce passage d’Esdras, vui, 25 ;
ryy'n^Son''an^^
(|n,T obtiilcrant rex et inini.stri ejus.
Quant au.x monnaies, on en a attribué un grand nombre à Panorme, par la triple raison qu’elles ont été trouvées sur le territoire de cette antique cité carthaginoise , que la fabrique en est évidemment sicilienne, et que plusieurs présentent des types semblables aux monnaies grerque.s frappées dans la même ville.
Nous avons déjà exposé l’opinion de M. de Saulcy au sujet des médailles que nous attribuons à nie d’Aîa, malgré les poissantes considérations invoquées par ce savant académicien.
(iesenius, à l’imitation de plusieurs de ses devanciers, a attribué à Panorme des médailles bien différentes de celles-ci, bien différentes entre elles aussi. On peut les diviser en trois classes, savoir :
1” Les médailles en argent qui ont pour légende :
A. rinrzn ay
K n*,nr'