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fils d'IophmaUtli, nis. . . .
ros, fils il'OiidOi-tor
. . . . fils de Taban, fils (l'lo|ihtnalfaat, fils de Kaiou.
Mengi, fils d'Ourasoun.
, Kak., Tamaii. Oiiraloan.
.... Mesedil, fils de Ncnifseii, Nonn, lils de Sai.
.... .'iaphat, fils de Bêlai, Kafy, fila de Baby.
La Iraduction ne porte, à proprement parler, que sor les noms propres. La doabic \ersion indiquée pour les deux premiers groupes de la seconde ligne phénicienne n’est pmnt, en effet, arrêtée; elle présente d'ailleurs une supposition tout à fait inadmissible, savoir, que l'article que Ton vient de dire être .n en tête do premier groupe, que nous verrons avoir encore cette forme au commencement des deux dernières lignes, est n dans le second groupe.
C’est surtout dans la transcription des caractères libyques que le mémoire de M. de Saulcy a fait faire un progrès remarquable. En effet, outre les trois lettres 13. a, O, dont il a été parlé ci-dessus, ses déterminations diffèrent de celles de Oesenius sor les points suivants :
44ir«ci£rM
beuimiRaUoo*
•le (soenh».
«le M. de Saak-j.
, a non dfiHenn . .
P va*.
indc terni.
Nous pensons que les deux barres parallèlement horizontales, avec ou sans crochet, considérées |>ar M. de Saulcy comme représentant le tau, doivent conserver la valeur caph qoi leur a été assignée par Gesenius, et que la figure que M. de Saulcy regarde comme un caph est un eau; en d’autres termes, nous renversons, pour ces deux caractères, les déterminations qu'il adopte. Cette différence est extrêmement importante, car en elle, nous ne craignons pas de le dire, réside exclusivement la possibilité de traduire complètement les deux textes.
Noos croyons donc, à l’aide de ces déterminations et de quelques autres moins essentielles que nous indiquerons dans les développements ultérieurs, être arrivé à cette double interprétation. Nous en avons fait le sujet d’alxird, pour la partie phénicienne, d’une lettre à M. de Saulcy, publiée en 1843, puis, pour la partie libyque, d’un mémoire lu devant le conseil de la Société asiatique, le 11 octobre 1844.
C’est dans la langue berbère que noos avons cherché et trouvé les éléments d’interprétation de la partie libyque.
Nous exposerons en premier lieu ce qui concerne le texte phénicien; noos espérons pouvoir
• ET OE LA LANGI'F. UBYQIE. SO*
ensoitr prouver que le berbère fournit les moyens d’arriver à une explbation tout i fait concordante pour le texte libyitae.
A. Partie pAenieiemie.
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MOarMRSTHi tiHAiAS, riiii lensATBtT, rii.ii enei.ri:.
.Editicaverwnl ho« h] ides Abbams, filins Abdaslorel.
Omar, filins Alhabnn. lilii l|ihaialbul, filii Phelo ,
>lin|!i, Glius Cara&ceo.
PosU^uàm intrâssel in donium t|uietam.... Vavi et Tbaman et r.aiasa en ;
Inciderunt carmen Mest-dil, lltius Neneptinsin, Anuranque, filius t-at;
DiffuriBrunl dolorem Saplial, filins Balel, Pepaïqur , filins Débat.
Outre les observations générales faites précédeininent sur la symétrie des deux inscriptions, ou doit remarquer que, sur la partie phénicienne, les 2', C" et 7' lignes offrent entre elles aussi cela de commun, qn’elles commencent cliacunc par un hé. qu'on peut, d priori, présumer être l’article . et que sur chacune encore le premier mot est terminé par on mem, ce qui, paraissant exprimer le pluriel, s'accorde avec cette autre observation que la filiation, dans ce cas, s'applique à deux ou à plusicnrs individus, ainsi que porte à le croire l'absence do mot ben entre deux noms propres, savoir, d'une part, à la fin de la deuxième ligne et au cummencement de la troisième; de l’autre, au milieu de la sixième, ainsi que de la dernière ligne.
1 xaminona chaque ligne en détail :
Pretttiére iigne La restitution du mot 3323 au commencement de l’in-scriplion a etc, avec raison. proposée par Hamaker, Cesenins et M. de Sanlcy. Hamaker, en considération de l'espaci' marqué entre les deux lettres subsistantes r3 et la verticale snr laquelle les autres bgnes prennent leur point de départ, a pensé qu’il devait y avoir une troisième lettre. Celte conjecture parait fondée. Ce devrait alors être on préfixe, et tris vraisemblablement an sigic consistant dans le sain démonstrstif, pour nx, on dans le ttadé sul)stiluc à ce sain, comme au début de la deuxième cifienne. Plusieurs épitaphes arabes trouxees en Algérie commencent pareillement ainsi : Bada ijobtur... Ceci {ett il) tombeau de...
Le second mot, cela ne peut être mis en doute, est le nom du défunt pour qui le monument a été construit. Mais ce nom se reironve plus bss. à la troisième ligne, privé de la lettre qui est iri placée à sa tète. Celte lettre n’en fait dnne point partie intégrante; elle est donc servile, c'està-dire destinée à exprimer le rapport grammatical qni lie ce nom au mot précédent, ce qni ne peut être que le génitif. Or nous avons vu que c’est un »cAi«. Cette lettre, ainsi que M. de Ssulcy l’a pensé, est donc ici l’exposant du cas oblique , comme dans ces variantes des légendes des médailles de Jnba I*' on de Carthage : *33"i3....n3rv3 comme sur cette variante encore de la légende hébraïque des monnaies de Simeon, j'pcciff. Il est probable que c'est une abréviation de la particule Hc, que nous avons vue, dans une position analogue, sur plusieurs inscriptions numidiqnes.
Le reste de la première ligne, composé de noms propres, n'offre rien de particnlicr. si ce n'e.si le dentier nom, que je forme en rcisbiissant, comme M. de Sanlcy, te pbi et le lanod. niccom:'i»
par Geaenias, et en conaidérant, ainsi qae ce dernier interprète, la lettre terminale comme on raph, tandis que M. de Saulcy la prend pour un cnii : c'est ici l'un des points sur lesquels je me trouve en dissidence avec ce savant auteur. Je reviendrai sur les motifs de cette préférence, dont l'application se représentera plusieurs fois.
Deuxième ligne. La seconde ligne commence la série des versets débutant par on participe pluriel, précédé de l'article et médiatement suivi de plusieurs noms propres qui en sont les sujets, versets que nous allons voir se succéder en quelque sorte processionneliement , pour faire connaître les personnes qui ont concouru aux obsèques du défont, chacune selon la part qn'clle y a prise.
Il s'agit d'abord ici des fondateurs do monument, b:3MC adificanlei pour cedifieareruHI kos lapidee. L'acception démonstrative que je donne an scAm, vicaire de *tCK, qui précède le pluriel s:=N, lapides., est justiliée par ce passage do Lexique de Gesenius. page lit, qui a été déjà cité : - Etenim ''tûN, pariler atque reliqua pronomina relativa, antiqnitus vim demonstrativam habuisse videtur. .. In omnibus enim lingois relativa paocis mutatis ex demonstrativis (aliqooties ex interrogativis) orta sont. •
Troisième ligne. De môme que j'ai déclaré considérer comme on caph la lettre que M. de Saulcy pense être on tau, je regarde comme un rnu la première lettre de celte ligne qu'il prend, mais avec une réserve dubitative, pour un caph. J'aurai soin de revenir oitérieoreinent aussi sur ce second point de dissidence.
Cette ligne, qui commence par un nom propre succédant, sans l'intermédiaire du mot ben, à on antre nom propre placé à la fin de la ligne précédente, présente l'indication et la généalogie dn second fondateur du monument. On pourrait par conséquent penser que le eau, dont je viens dejtarler, est copolatif ; mais on voit à la ligne suivante apparaître le nom d'un troisième fondateur, qui n’est point précédé de la conjonction ; on doit donc reconnaître qu'il n'en existe pas non plus ici, et que le rau fait partie constituante dn nom. La distinction entre les trois personnages est BuIIisamment marquée par la coupe de l'inscription, une ligne étant affectée à chaque individu. Nous verrons plus bas, dans une circonstance dilTérenle, ia copule se présenter avec une particularité très remarquable.
Quatrième ligne. La quatrième ligne porte, comme je l'ai dit ci-dessus, le nom et la liliation do troisième fondateur. Elle ne fournit matière à aucune observation saillante.
Cinquième ligtte. Gesenius avait déjà traduit le début de cette ligne de la manière suivante : xVt: T3 nK33, quùm intrdsset in domum plénum... Mais, pour établir cette leçon, il a dû faire un hé de la quatrième lettre, ce qui donnerait deux formes pour le hé, puisque trois fois, savoir au commencement des 2», 6’ et 7* lignes, cette dernière lettre revêt une ligure différente. D’on autre edté, le signe dont il s'agit aurait eu lui-même deux valeurs , puisqu'il reparaît à la septième ligne, et que Gesenius en fait alors un iod, qui, pour sa part, est dessiné différemment en plusieurs autres endroits. On serait mal reçu à arguer d'une altération matérielle ; car, dans les trois points où il existe, ce caractère est identiquement figuré ; on ne pourrait guère concevoir une aussi exacte ressemblance dans une forme altérée. Impossible donc d'admettre la transcription du savant professeur. J'ai déjà dit que je considère ce caractère comme un i-au; je lis par conséquent ; k 70 ns 'MSS, posi inirotlum ejus in domum quietam..., ce qui se trouve en concordance avec ce passage de la Genèse : ts»t ’ks: nnst, • oiusi, d mon arrivée auprèe de
Mre serviteur mon père... •
La terminaison de nVo en aleph est d'accord avec une remarque que nous avons déjà faite plusieurs fois dans le cours de cet ouvrage, savoir la mutation fréquente du hé en aleph dans la langue que noos étudions.
L'absence de plusieurs lettres à la suite de ce membre de phrase en interrompt le sens, et empêche par conséquent de compléter la traduction de la ligne, bien qu'il soit facile, d'ailleurs, de lire les noms qui la terminent. Le texte libyqoe noos éclairera sur ce point.
Siiiime ligne. VoH reparaitrr les périodes cérémoniales, les participes précédés de l'article, clreODstance remarquable en phénicien, où l'emploi de l’article est assez rare. Ce retour rbytlimique a certainement nn caractère distinctif.
La seconde lettre senle présente qoelque difficulté ; cependant on la retrouve avec la valeur évidente du cMel dans la légende inscrite au revers de la médaille figurée à la lettre L, taUe 28. IX, de Gesenias. Cest donc ici aussi un rhel, et dés lors nous lisons avec assurance : *'*ts axnn, tnddrnfes, pour ineUerunI carmen, uni gravé F épitaphe.
OTi, en elTel, signifie exaravit, intldil. insmlptil; DsS n*V"'75 rswv'n riKcn, le
pérhé de Juda... ettgravésur la table de leur eaur. (Jérém., xvn, 1.)
"O, rontiu, carmen, est prit pour épitaphe, comme le dernier mol l'est .souvent en latin, où il avait même une acception plus étendue, puisqu'il s’appliquait à toute formule exprimée en termes concis et solennels. Dans le sens plus restreint de chant, le mot "C offrirait encore un équivalent d'épitaphe, comme le mol latin nenia, rhant funèbre, qui était pris aussi pour rpslaphe, ainsi que le prouve ce passage de Sidoine (vn, Epist. 17), si bien approprié au cas dont nous parlous ; Nenia martnori incita. On disait de même en grec : 'EntTsoiot »>îé.
Septième ligne. Il faut une analyse détaillée pour faire comprendre l’énergie tout bébraique de cette expression yz'd o:c:.*i, si faiblement rendue par les mots : diffundentet ou diffudcnmt dolorem, ont épanché leur douleur. Noos retronverons relie energie dispersée dans plusieurs locations latines qui ont avec celle-ci une frappante analogie.
■^r:. Ce mot veut dire : répandre un liquide. C’est donc par une figure hardie qu'on l'applique à la douleur; mais noos avons Pexplicalion de celte métaphore dans cette phrase fournie par Ovide;
ncnd»i|ite dolorem
dilTudit...
C’est en répandant des larmes qu’on épanche sa douleur : ‘ExpletuT lacrymii, egerüurque dolnr. • dit le même poêle dans ses Trittee. L’expression est donc aussi juste qu'heureuse ; elle rappelle ce passage du Sepher Tahkemoni (Nouv. Joorn. asial., oct. 1833) : * Lee lorrentt de • ma douleur ont coulé avec abondance. • Mais elle paraîtra bien plus forte eneorc si l’on reiléchil au sens propre de qui vient lit^ya.fregU, selon cette locution du Psalmisle; fracli corde. C'est ainsi que Cicéron disait : Calamitate raacTtls et afftietue.
Enfin, en nous rappelant que c'est par allusion aux larmes qu'on a choisi nous aurons l’expliration complète du sens de ce mot, qui veut dire non-seulement diffundere, épancher, mais encore libare, répandre à titre de sacrifice, offrir avec piété , comme il convient de le faire sur la pierre sacrée des tombeaux, image que nous retrouvons aussi dans la langue Utine, et particulièrement encore dans Ovide : Lacrgmat libare defunclo.
C'est dans la J", la G* et la 7* lignes, entre les divers sujets des propositions formées par chacune de ces lignes, que se trouve la copule sur laquelle nous avons préparé l’attention; cette copule est le caph: poiîs 'JCUï '11, Fati. ainsi que Thaman, ainsi que Carauen; VtSO
Metedil...., ainsi qu'Anocan.... 'SBS estr. Saphat ainsi que Pepmi. Cette
leçon est une conséquence nécessaire de mes déiermioatioosda van et du râpé; je traiterai bientAl cette question d’ensemble, et c’est alors seulement que le point psrtieuiier dont U s’agit ici pourra être complètement jugé. Je me bornerai, pour le moment, aux deux con.vidéraiiaos suivantes, l'une d’induction, l’autre de fait ;
!• Le mouvement qu’exprime entre les noms ou les actions la particule représentée par le caph est. comme le dit Fabre (Fülrvet, edui de la similitude, de la concomitance ; on le rend en franenis par coainw, de même que, ainsi que, etc. Dés lors ne peut en pas dire : Mitedil , ainsi qu’Anocan, Saphat en même tempe que Pepai, ont fait teite chote: eo latin : Perinde ac, sinttif
DE LA LANGI’E PHENICIENNE