‹ Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyqueChapitre 61 sur 66 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Mou.

. $ 1. Un mot* rN ÿêniral.

Lrs mots sont, comme dans toutes les langues sémitiques, variables ou invariables. Les |iremiers sont les noms et les verbes ; les seconds, les pronoms et les particules.

Les mots variables ont une partie immuable, le thème ou la racine; elle est generalemeDi Ibrmée de trois ou de deux lettres, rarement de quatre. Les variations dépendent de l'addition de serv iles avant ou après le thème, jamais dans le corps même du mot. Ces serviles ont pour but lanldi de modiHer l'expression elle- même, tantôt de marquer les inflexions.

Les mots dans la composition desquels entrent en hébreu des lettres muettes ou quiescentes n'onl point ordinairement cette superfétation dans le phénicien oriental, ni à l'époque carthaginoise du phénicien occidental. L’exclusion porte particulièrement, par conséquent, sur le voi* et le iod'. Elle dominait aussi dans l'idiome himyarite. M. fresnel dit en effet, dans ses notes si intéressantes sur les inscriptions himyarites {Journ. sept. 1845), au sujet du eau ; - On

connaît la valeur du muinvsyllabe 't dans l’arabe ; son emploi est beaucoup plus fréquent dans le himyarite ou saW-eii que dans le langage du Hédjir. ; mais, trlon l'antique orlKoqraphe sémitif uc, il se trouve réduit à la lettre i dans les inscriptions {voy. la frramm, Kébr. de Gesenius, p. 16 de la 9* édition). -.Et plus loin, au sujet du iod : « Dans un cas comme dans l’autre, il est suivi du mot qui signilie maison, ns ou ri'H (écrit dans l’une plene, dans l’autre deferlire, selon l'ortho graphe antique qui supprimait le mater lectionù). >

\u contraire, dans le phénicien occidental de la basse éprapie, on voit souvent surabonder ces maires leelionis, et c’est presque toujours l'nln qui en remplit l’oflice. On conçoit que loin, et par l’espace et par le temps, du lierceau de la langue, les habitants des contrées dont il s’agit aient reconnu le besoin d’appuyer la prononciation sur on signe graphique. On sait que la langue samaritaine se fait remarquer aussi par l’emploi fréquent des voyelles-mères; or, l’opinion des antenrs qui voulaient voir dans ce fait un argument en faveur de l’anciennelé de cet idimne ,«e trouve infirmée par l'existence do même lait à l’époque de dégénérescence de l’idiome punique.

En principe donc, la racine phénicienne est réduite à l’expression la plus simple ; de là vient que, lorsque la seconde radicale est géminée en hébreu, elle reste simple en phénicien, et le mot est bililtère au lieu d'étre trilittère; mais quelquefois, dans l'écriture occidentale, par une conséipience de ce que noos venons de dire, la radicale médiale est représentée par un rau ou on alepk : ainsi, au lieu de SHp. on trouve Sp ,*?'p .Vnp. L’héhreo possède lieaucoup d’exemples pareils.

§ 11. .Vom.

Parmi les variations dont les noms sont susceptibles, se présentent d'abord celles qui marquent le genre et le nombre.

Le masculin n’a aucun signe au singulier -, c’est la racine pure. On oc connaît aucun exemple de duel, malgré la conjecture émise à ce sujet par M. de .Saulcy, et dont il a été question à la page 66.

J) Barihèlfmy avaitdéjà du: ■ On MjppnmaUsouTent phéniciranva. » Mém. dr VAcaà. des iajcrqs . in -4*, l« %o4, ytü troMv»> pluûêur* rstnapW mt !«*» rnrtfaUlra i. XXX. p. 414: t- I Hl, p 37.

ET DF, I.A lANOIlE LIBYyi K. »«»

La dirrrrrnci' qae celle panicnUrilè «embleralt établir entre le phénicien et les langues sémiiiques, notamment l’Iiébreu, pourrait bien, à l'égani de la demii-re langue du moins, n’éire qu’apparente ; on lit en effet à ce sujet dans la grammaire de Fabre d'OIivet : • Le troisième nombre, appelé duel, n'est qu’une simple restriction de la pensée, une modincation du pluriel, que la tradition seoir a pu conserver li l'aide de la ponctuation dialdaîqoe. Ce nombre restreint, en passant dans quelques langues dérivées, a bien pu y conslitoer un nombre eararlérisiique au moyen des formes qu'il y a revittues ; mais il est visible que la langue hébraïque ou l’eut d'abord seul, ou ne le distingua do pluriel que par one simple innesion de vois trop peu sensible pour que le signe l’nprimât ; car il faut soigneusement remarquer que ce n’est jamais le signe qui l’exprime, mais la ponctuation, do moins dans les noms masculins; quant aux noms féminins, qui, dans le nombre duel, te couvrent des mêmes caractères qui indiquent le pluriel masculin on pourrait, à la rigueur, les considérer rummmr appartenant au genre commun. •

Le pluriel masculin a pour man)ue un mrm suffixe. C’est l'exposant hébraïque, moins le md dont ce mem est précédé en hebreu.

Le féminin, dans les noms qui ont une motion et dans les adjectifs, est presque toujours un tau sulfise, tant au singulier qu’au pluriel ; quelquefois, au singulier, un alepk. On trouve dans des conditions données de fréquentes applications de l'emploi de la première de ces consonnes pour la même fonction en hebreu, en chaldéen et en syriaque; mais ce n’est que dans l'ancienne langue des Ivgyptiens et dans celle des Libyens ou des Berbères qu’on en rencontre l'usage constant comme ici, et c’est dans l'écriture hiéroglyphique de la première de ces langues que l’on en découvre la raison. En effet, le signe figuratif qui représente dans ce cas le T est, comme on le .sait, le segment de sphère. Salvolini n'avait trouvé à' comparer cette figure qu’a un polissoir, mais, à mon avis, c’est certainement le profil d’une mamelle, comme le Ikila grec en est la représentation de face ; l’une et l'autre de ces images ont été choisies pour rappeler le bruit de succion de l'enfant qui tette, bruit auquel correspondait le son que la prononciation de la lettre devait faire entendre. Or c’est parce que cette mamelle est l'emblème de la femme qu’elle a été naturellement adoptée pour exprimer le genre féminin; c'est cette idée qui a fait dire en grec, de «itiè. mamelon, Ôr.îiuxx. du genre'fiminin en terme de grammaire.

Les noms ethniques et patronymiques ont, comme en hébreu et dans les autres langues affines, une forme particulière au singulier masculin ; elle consiste dans l’addition d’un iod suffixe. Pour le féminin et le pluriel, ces noms ne dilÏÏTent pas des noms ordinaires, exemple : ]Xï, Sidon, •;u, Sidonien. n:ix, Sidoaïetinr, SidoTêiennei, c:!];, Sidonient.

Les noms de nombres cardinaux sont entièrement semblables à ceux de.< Hébreux, si ce n'est que, lorsque ceux-ci sont terminés par n ou par C’, ils le sont, en phénicien, par r ou i>ar :. l onfnrmémeni à ce qui a lieu pour les autres noms.

.^11 l'erbe.

Le verbe, dont la 3' pers. sing. masc. du piéterit de la forme primordiale présente le tlx ine, mnit des affixes qui marquent les autres personnes et les autres formes.

On n'a trouvé qu'une partie des éléments de trois conjugaisons, le kal, le nipbai et le liipbil.

Pour le futur, on ne comiait que la 2* et la 3*pers. sing. masc., la 3' pers. fém. sing. do kal. et la 3* pers. sing. masc. du hiphil.

La préfbrmante de la S' pers. sing. masc. est le tau, comme en hébreu, en chaldéen. en syriaque et en arabe.

la préformante de la 3* pers. sing. est pour le masc. et le fém. le iod, qui joue le même riVIe, mais pour le masculin seulement, en hébreu et en chaldéen. La 3" pers. sing. fém. a en outre, pour adformante, un tau. Dans les langues affines, ce tau est préfixe et le iod est aopprimv. La

ÜK LA I.AXUE l'HKMCtENNE

fomip phcniripnne eat en même temps plus logiqoe et plus claire, puisque, d'une part, elle ciunserve l'analogie avec la 3* pers. masc. par le maintien du iod prrüse ; d'une autre part, elle prévient la confuaion avec Ia2' pers. masc., quia elle-même pour caractère le tau préQxe. Outre le cas analogue que nous avons déjà emprunté à l'hébreu et que nous avons cité à la page 168, on peut rattacher encore à cette forme le mot dit androgyne par les grammairiens njcn” <Gen., XXX, 38). C'est la 3* pers. plur. fémin. qui a en préfixe, de même que pour le cas du singulier, que nous regardons comme la règle en phénicien, le iod caractéristique du temps, et en suffixe la marque du genre féminin. Celte forme de la 3' pers. plur. est normale en chaldéen.

Dans le bipbil, on doit remarquer, à la 3* pers. masc. sing. do futur, la persistance du kt caractéristique, qui est élidé en hébreu. Il en était probablement de même pour tous les cas analogues. C'est le maintien de la forme primitive.

Dans le prétérit, les adformantes personnelles sont toutes suffixes.

La première personne sing. est commune ; c'est l'afepà. Nous avons longuement explique lomment cet exposant, que nous regardons comme primitif, se rattache aux exposants plus récents et actuellement connus de l'hébreu, do tdtaldéen et du syriaque. Nous devons ajouter ici qu'on trouve dans la langue égyptienne un reste remarquable de cet emploi ; ce fait est exprimé comme il sait par M. Bunsen (ouvrage cité, tome 1, p. 557) : > a . ich... Das a bezeichnet die Begriffe ego and me in der Verschmelzung des Verbal- Praeûxes der ersten pers. sing. mit conjunctionen. »

L'ad formante de la 3> pers. fém. sing. est fou, comme en chaldéen, en syriaque et en aralie ; celle de la 1™ pers. plur. est commune; c’est nun, de même aussi qu'en chaldéen et en syriaque. La même formative, mais préfixe, servait aux anciens Egyptiens et sert aux Berbères.

La' 3' pers. plur. masc. est un mm qui a sa source en hébreu, comme nous le verrons en parlant du pronom. On n'a point trouvé d'exemple de cette personne au féminin.

Il y a une remarque très importante à faire au sujet des trois premières adformantes que

nous venons d'indiquer, savoir : N, 1'* pers. sing. c. — l'° pers. plur. c r, 3' pers. féiii.,

tant sing. que pl., c’est qu'au futur, aussi bien en hébreu qu’en chaldéen et en syriaque, ces lettres sont précisément les préformaotes des mêmes personnes.

En résumé, les formes verbales connues peuvent constituer le paradigme suivant ;

FaEMièae Foana. oeuxiémi; >ukhe.

Prilénl.

Prétérit

■Sing t" p. c.

Sing. 3' p. in

Sa?

. Vc;

Partiripe.

. nSc?

.Sing.

Sa?

Plur. t« p. c.

TROJSlÈm: FORHK.

Futur.

Participe,

Sa?

;Siag. 3* p. m. .

Suig. III

Vep '

n Va; •

mQMKiiB Fnimc.

Particifie

Sc"

Futur.

Sa?

Sing. ni. . . .

Sing. 3' p. m

Il parait, d’après l’exemple de kcw, fourni par plusieurs inscriptions iiuinidiques, que, lorsque la troisième radicale est un ain, cet ain, à la I'* pers. sing. du prétérit, est transpose entre les deux autres radicales pour éviter son concours avec l'aleph aftlxe.

ET DE LA LANGEE LIBYgl E.

tlo *

$ IV. Pronom.

Le.« pronoms personnels sont isolés ou aflises.

Parmi les premiers, on ne connait que celui de la première pers. sing. •j:x. On doit le rapporter à 'i:!* des Hébreux par la suppression du ioi quiescent. La forme phénicienne est entièrement semblable à celle des Égyptiens. Les Berbères disent c’est évidemment le même pronom avec la suppression de l'afepA initial, suppression propre à leur idiome; ils tiennent probablement ce mot fondamental des Égyptiens, comme celui de mis, /ï/s, et c’est une donnée de plus pour autoriser à admettre la possibilité de l'emprunt à la même source du terme A;é ou thé, synonyme dn précedenl’. Chanipollion dit en effet, dans sa Gramm. éjypl., an sujet du pronom de la 1" pers. sing . paragr. ?0fi : • I)ank ou axrii, moi . iisK ou nr.H et noa en suppléant la voyelle, > et il ajoute immédiatement, au sujet de cette seconde orthographe; • Cest ici la forme primititt du pronom, car le signe de voyelle (une plume) dans la forme aisk est purement euphonique, ainsi que Ta de la forme ashik (copte); ces voyelles ne sont point radicales, comme le démontrent d’ailleurs les formes des antres pronoms atok, ntof, ktos, dans la prononciation desqnel» on suppléait aussi cette voyelle initiale. -

Les pronoms affixes nominaux ou possessifs sont ;

1” pers. sing. comm. .

•V pfrs. sing. fém. . . ,

T- — plur. comm. . .

3’ — — m»sc. .

S" — — muse, on ou

Il est entendu que les genres et les nombres se rapportent, non à l’objet possédé, mais au sujet possédant.

(.1; U i'XiU? encore U langue berbrrr un mot fon* daineutal mezot au. grand rkeik de tribu, qu'il

me »emble impoMiblr de ne point «iwlmiler au mot dea telles denioUquet dgïptieiM que M. dr Saulcy {Anai. gr^tmm. du UjtU dém. dis décret de HoeeUe, pages 33 n suivaotes lit ntTona ou mstocee. ei qu'il rend par grand, fmüiant dont ta multitude. L'adoucis- >eiD(nt de la dentale n'a rcrtaint'neni rien que de très ordinaire.

tes rapporU de U langue berbère arec la langue égrp* uetine ne se torneot p;ui uui cieoiples signales jusqu'ici} li eu est d'autres, parmi lesquels nous citerofiA, comme très remarquable, l'addiiioD d'un rin, ou S, au commencement dea Tcrbes pour leur communiquer l'éoergie traoaiUre ou impulsive, tels que : bls, «‘Mobilier, aata, bnbUUr: lovoi'A, cuire, saoi , faire cuire,- ikebe, i$ /erer, simiüir. faire te lever, èrei//<T,* iTinETii, leter, MvirTntTi, faire Uter, donner à <e(er,- aiGii, brüter, V. n., EsnâbU, frrd/er, v. a- Or on trouve dans la Cramm. rggpi. de Cbampoilion, paragr. 206 : ■ La plupart des verbes sont suvccplibles de prendre la forme trantUive ou relative par U simple addition d'un S placé en ini« iiale : ouscu. être large, sotsca, élargir; baak. tire joyeux, !tHA,\a. réjouir; ad, placer, tad. faire placer; Moci, briller, &moui. faire briller, etc. • SaWolini (Camp, de Hkameés, p 114 et auiv ) a étendu cette règle

à la langue copte et prouvé que le verbe aoi’d^i, ecir< autres, qui signifie ourHr. virnt, au moyen de cr ctémcot, de otidiv. ouoerl.

Le S sufliie, au contraire, représente te pruouiii de lit y pers. sing. bumc en régime, et nous atoi» vu que le libyque po.wde aussi ccl espusani. Les gramnuires copies ne sigiuitent point rette forme; mais la Cramm. égypf. de Champolion, paragr. 332. c<miient ce paie^age fort important : • Les telles biéroglypliiques et hléraU' ques font un usace assex fréquent d'un pronom aHlie d* lad* pers. masc. sing représentant le complemcut direct du verbe, et dont il ne reste aucune trace bien marquée dans la langue copte. Ce pronom semble a«oir itfé employé presque iirlusivemenl pour tenir la pl.vce des noms propres des souverains dr l’Kgypie; ceUe espèce de pronom royal, tout phonétique, consiste dsn» la syllabe auti ^le roteau S. et U% caille oci. Il se place immédiatement k la suite du verbe .. On employait quHquefi.vs ce pronom sous la forme S ^le roseau seul, ou les tfevr sceptree Aorixm<«tuc affrontés, ou le trait recourbé Salvolini, dans soo iénof. prommol.. pag. 119 à 122 h 162 à 166, a pariicuUércmrot approfondi ce sujet et prouvé que dea traces de ce pronom ont été conservées dans le copte; ses observationH rendent plus évident nu corc le rapprochement que nous venot» d’établir., Mir te point, avec le berbir» et le Mn que.

>31 UE I.A LANGUE l’IIKMGIENNE

Lr tod est comnian à l’hébren, ta chaldcro, tu tyritqup, a l’arabe ri à IVgypilrii .

Le cafik k riiébreo, an chaldccn, à l'arabe et à l'égyptien^

Le txiu a l’hébreu et à l'égyplien:

Le (ou est propre ao phénicien;

Le nun se rattache à l’hébreu, en m>uS' entendant le row quiescent, coiimie ■j;x pour '3 :k; ce nun est le pronom suffixe de la même personne en syrien et en égyptien. De Guignes, dans son Méin. kitl. el crit. sur Itt langutt orienlaleê, avait déjà dit : • Le mot adonan de l'inscription de Malte est dans la forme syrienne. •

Enhn on ou □, que l'on ne trouve point écrits sur les monuments phéniciens proprement dits, doivent se supposer, en raison de quelques mots du Pmtulut de Plaute O sont les forme* hébraïques.

Les adformantes verbales dérivent aussi des pronoms personnels, et il est facile de saisir le* traces de liliation. Le iod prelixe do futur, 3* (lers. sing. masc., a probablement été substitué au oou, avec lequel il a tant d'analogies, pour prévenir les erreurs qu'aurait pu entraîner la confusion avec les autres fonctions de ce cou.

pronoms relatifs et démonstratifs ne sortent pas des donnt'Cs hébraïques, à rvxerption de la forme Ctt employée cumme abréviation de 'CK, à l'instar du $rhin en hébreu, lequel est d’ailleurs tuile aussi, dans le même sens, en phénicien. Pour les autres pronom.s relatifs uu déiuooslratifa, il n’y a pas lieu de s’y arrêter; il n’y a à faire, sur ce point, que des remarques parlieulières, et elles ont trouvé place lorsque les cas .ve sont preaeniés.

5 V. Porlicu/ev.

Un peut en dire autant des particules. Cependant il en est quelques unes sur lesquelles il n'est peut-être pas inolUe de ramener un instant l'allention.

En premier lien se présente l’article, qne nons avons va exprime lanlAI par hi, tanldt par ahph. L'une el l’autre de ces formes se présente en Orient et en Occident; la seconde paraît cependant prédominer en Orient, la première en Occident. On rencontre les deux modes sardes monuments de la même localité; une fois, entre autres, sur la même pierre, celle d’Ipsamboul. Mais l’on doit se rappeler que, dans ce dernier cas, U y a deux épigraphes gravées par dea individus et dans des temps dilférenls. Les autres exemples sont fournis par les monnaies de Cadix ; chacune des variantes de l'article, sur ces monnaies, coïncide loujours avec la même des variantes aynonymiqnea nVya et Syic, ce qui indique aussi des époques différentes. Or, comme sur tous les monomenls carthaginois l’article est rendu par hé; que, d'un autre eAté, sur les monnaies de Cadix où se trouve l’afepk, il existe aussi un mem de forme primitive, el qu’il n’est pas probable que ce mrm date d’une époque inférieure à celle des inscriptions carihaginoises, on doit pen.ser que Valtph est la forme primitive de l'arliclc; celle opinion s’accorde avec le double fait de l’emploi de l’afeph en Orient, par exemple, snr quelques épigraphes de Citium, et de l’existence du même article Air la partie de l'inseriplion d’ipsamboni qui appartient su premier personnage.

fl ne reste a faire remarquer, reiativement aux parlicules, que l’échange de slgnilications entre le cuti et le raph, qui a lieu sur quelques monumenls nomidiques. Voyez ce qui a été déjà dit à ce «tjet. d’une part, anx pages TO et 7t . de l’autre, aux pages >11 et >13.

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