CHAPITRE III
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La 5yntaxe hébraïque rat fort simple; beaucoup plus simple encore rat celle qu'il rat possible de déduire des textes phéniciens arrivés jusqu'i nous; aussi n’avons-nons ici que très peu de dévetoppements à loi donner.
Les rapports des noms enire eux s'expriment soit par la juxta-positinn. soit par l’interposilion de particules.
Dans lescasde juxia-position. le premier nom est toujours le sujet. Il n’y a, do moins pour les texiesTlapidaircs, aucune modification orthofp'aphiqoe; mais dans le texte purement phonétique de Plaute, lorsque le sujet est tu pluriel masrulin. Il perd, comme en hébreu et en chaldéen, le met» suffixe, et se termine en >, exemple ; liehi dobrim.
La répétition do même nom emporte, comme en hébreu, l’idée d’emphase ; ex . ; ly rap4 ! rapll c’est-à-dire rapt au-dewits de toute expreeeion !
Parmi les particules employées pour énoncer les rapports des noms, nous devons expressément rappeler rosa;;e du sràin comme exposant du cas oblique, usage dont noos avons va un exemple aussi dans l'hébreu numismatique. Les autres modes n’ont rien d’insolite. L’article s’emploie dans les mêmes cas que dans les autres langues sémitiques, mais plus rarement.
La signification qualificative se rend ou par la juxta position de deux substantifs, dont le conséquent exprime la qualité, ou par l'adjoneiion d’un qualiflealif proprement dit au substantif.
Dans le dernier cas, l’adjectif doit être en concordance de genre et de nombre avec le substantif ; les inflexions qui satisfont à eetle concordance sont, du reste, les mêmes que pour les substantifs, savoir mem suffixe pour le masculin pluriel, et tau, snffixe aussi, pour le féminin singulier ou pluriel.
Il doit y avoir pareillement concordance de genre et de nombre entre le sujet et le verbe ; mais celte règle souffre, comme en hébreu, de Ibéquenles exceptions.
De Guignes, dans le Mémoire que noos avons déjà plusieurs fois cité, dit sur ce point : • Il est dans l’ordre de la nature de mettre une certaine symétrie dans le discours, c’est-à-dire de bire accorder entre elles toutes ses dUTéreotes parties, de se servir do singulier s’il ne s’agit que d’un seul, do masrulin s’il est question de ce genre. Ce sont des principes qui tiennent à la nature et qui sont la suite nécessaire des premières réflexions; aussi sont-ils communs à toutes langues, et n'a-t-on pas eu besoin de convention pour les établir; mais il en existe en même temps d’autres qui sont propres à chaque langue et qui en sont comme le caractère distinctif; ils forment une espèce de syntaxe nationale et construisent les idiomes particuliers; cependant ils supposent toujours Ira premiers après lesquels ils marchent. Ces premiers existent donc dans les langues orientales (celles que parlaient les Égyptiens, les Hébreux, les Phéniciens, les Syriens, les Clialdéens. et que parlent encore aujourd’hui hs Araltes et les Éthiopiens); mais, d’après Ira principes partiraliera, c’est une élégance dans ces langues de s’en écarter en quelques occasions ; un verbe au singulier s’accorde donc avec un nom qui est au pluriel. En hébreu on bit accorder sourant on adjectif masculin avec on substantif féminin ; celte irrégularité existe entre un verbe et un nom subslantif : celui-ci féminin s'accorde avec oh verbe qui est au masculin. La même discordance est dans les personnes. •
Le verbe peut précéder le sujet, et c’est particulièrement dans ce cas qu’il ne répond pas au genre on au nombre do sujet, si celui-ci est féminin ou pluriel.
i-e verbe, à son tour, peut être placé après le régime.
Ces inversions sont commones aussi aux langues sémitiques.
Le verbe substantif est quelquefois remplacé par les pronoms personnels, comme "jjK, mo», pour je tuis.
Le régime direct des verbes, dans les textes lapidaires, n’a aucune préposition intermédiaire ; le texte du Panulut se rapproche davantage, en ce point comme en quelques autres, de l’hébreu en ce que l’on trouve, dans le cas dont il s'agit, la particule rx.
Les numératifs cardinaux se mettent quelquefois avant, le plus souvent après le nom de l'objet compté ; les chiffres paraissent se placer toujours après le substantif. Les nombres les plus élevés marchent constamment les premiers, du moins dans les textes parvenus jusqu'à nous.
Le pronom relatif sert, do même qu'en hébreu, à exprimer la relation qui est entre une proposition conjonctive et le nom qualifié par cette proposition, sans toutefois remplir, comme dans plusieurs langues, la fonction de sujet ou de complément dans la préposition conjonctive ellemême (Claire, Gramm. kibr.,p. 118); ainsi, dans la ringl-deurÙme numidiqtte, pour dire : - Schialab, cujus intérims, etc., > noos avons vu ; • "vi •.. tr, gui ... inleritus rjus. »
L’article joue quelquefois le r6le de démonstratif, comme dans ce passage de la première inscription de Nota, page 186 : •• • .Sexn, Aune lucum... • Il remplit quelquefois aussi cet office en hébreu.
Les autres particules se comportent comme dans les langues affines; ce que noos nous bornerons à rappeler à leur occasion, c’est que, de même qu’en hébreu, elles peuvent s’unir à deux, comme jcW, dans la quatrième athénienne, page 81, quelquefois même à trois, comme dans la deuxième cificnne, page 81. l.e contexte, dans ces cas, indique jusqu’à quel point leurs significations propres doivent aussi se combiner.