‹ Étude des Arthrites au Cours de la PuerpéralitéChapitre 10 sur 64 · HISTORIQUE — ETUDES MODERNES · texte numérisé non relu

HISTORIQUE — ETUDES MODERNES

Les premiers articles en date rénovant complètement la question des arthrites de la grossesse sont en France ceux de Lefour et Fieux puis de Bar dans une magistrale leçon clinique publiée dans la Presse Médicale de 1895. Mais surtout la démonstration de Bégouin en 1898 à la Société de gynécologie à Bordeaux.

Bar, en 1895, à l’occasion de deux observations personnelles, présente une clinique très documentée où il insiste surtout sur le rôle important du laboratoire dans le diagnostic étiologique de la blennhorragie dans les arthrites puerpérales.

Bégouin s'attache à démontrer dans un exposé très clair et très précis, l'identité absolue des deux rhumatismes. Il recherche d’abord dans l'historique les arguments mis en valeur par Lorain sur l’état génital, par Patenostre sur l'identité clinique : il précise les caractères cliniques et la fréquence du rhumatisme puerpéral. Il apporte enfin la preuve bactériologique.

A partir de ce moment, le rhumatisme puerpéral à vécu.

Tous les auteurs acceptent l'identité. Cumston en 1899, dans son article du Boston Surgical and obstetrical journal sur la gonococcie au cours de la puerpéralité.

Lop en 1902 publie une observation sur la question.

Peu après, Mosny et Beaufumé y consacrent un article dans la Tribune médicale à propos d’une observation d’arthrite purulente à gonocoque.

Pasturel sur ces entrefaites décrit en 1904 les arthrites infectieuses puerpérales qu'il attribue uniquement au streptocoque.

Delmas et Roger en 1908 à propos d’une observation clinique essayent de prouver que le rhumatisme de la grossesse est toujours gonococcique, le rhumatisme post-puerperal toujours streptococcique.

Depuis 1908 on ne trouve plus que quelques allusions à la question. Dans la thèse de Dujol (Lyon, 1912) sur la gonococcie au cours de la grossesse il ne fait que citer la possibilité des arthrites gonococciques.

En 1921 Fresnay reprend la question du rhumatisme blennhorragique au cours de la puerpéralité et publie une importante statistique.

En 1923, Royston publie 3 observations et une étude complète sur les arthrites gonococciques.

Enfin M. Mondor au Congrès de Chirurgie de 1926 dans son rapportsur les arthrites gonococciques, donne un aperçu sur lés arthrites puerpérales dont la nature gonococcique lui paraît indiscutable.

Tel est l’état actuel de la question.

Dot —

Le rhumatisme puerpéral n'existe plus. Les recherches modernes l'ont peu à peu fait rentrer dans le cadre de l’arthrite gonococcique ou de l’arthrite à streptocoque.

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