ÉVOLUTION. MARCHE. TERMINAISON
L’arthrite puerpérale blennhorragique qui revêt si exactement au point de vue clinique, les mêmes formes que larthrite blennhorragique ordinaire en diffère également très peu au point de vue de l’évolution. Comme celle-ci l’évolution est longue et dure une moyenne de 3à5 mois. Celte longueur même de Pévolution est caractéristique. Cependant la longueur est elle-même influencée par le traitement.
Toute arthrite, au moins les arthrites avec épanchement, traitée précocement par l’arthrotomie guérit plus rapidement. Nous nous proposons du reste de reprendre cette notion en étudiant le traitement de l’arthrite puerpérale.
Pour Lorain et ses élèves le pronostic de lParthrite de la grossesse serait bon quo ad vitam, mais redoutable quant à son pronostic fonctionnel. C'était, disait:il, l’évolution à peu près certaine vers l’arthrite plastique ankylosante et les malades qui avaient la chance de s’en
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tirer sans ankylose conservaient néanmoins une tendance aux raideurs articulaires. Mais à l’époque, ce pronostic fâcheux n’a rien de particulier à l’arthrite puerpérale et dans l’arthrite blennhorragique en dehors de la grossesse le pronostic était tout aussi peu favorable.
S'il s'est amélioré il n’en reste pas moins grave et sur 82 cas d’arthrites relevées par Fresnay il constate un pourcentage de 45,2 % d'ankylose et de 15,8°/ de guérison totale. Mais il faut remarquer que dans cette slatistique il y a des observations anciennes et qu'avec l'amélioration des méthodes thérapeutiques le pronostic en est moins redoutable.
Malheureusement ce pronostic est toujours assombri par le grand nombre de cas frustes méconnus ou reconnus tardivement, alors que l’ankylose est constituée et que la thérapeutique est impuissante.
Enfin ce pronostic est également très grave dans quelques cas particuliers de formes cliniques à la vérité beaucoup plus rares et sur lesquelles nous allons insister plus loin.
Nous cilerons maintenant quelques observations d’arthrites gonococciques.