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Influence des suites de couches
Il ne semble pas que les suites de couches aient eu sur l'évolution des arthrites ayant débuté pendant la grossesse une influence défavorable. Et dans la grande majorité des cas, l’évolution a continué vers l’ankylose sans que l'accouchement ait en quoi que ce soit modifié la marche.
Pour ce qui est des arthrites survenues pendant les suites de couches, il en est souvent de même.
Les anciens auteurs avaient été souvent frappés par l’évolution fréquente vers la purulence de ces arthriles survenues au cours du ,post-partum. Vaille dit notamment que la terminaison des
arthrites survenant après l'accouchement se fait le plus souvent par la suppuration.
Mais Tison est moins catégorique ; sans nier cette influence il dit :
I ne faut pas que nous croyons qu’elle (la suppuration) est aussi rare dans le rhumatisme pendant la grossesse qu'elle est fréquente dans le rhumatisme puerpéral post-partum.
Cette tendance à la suppuration est aussi remarquée par Dubois, Cubertafon. Mais il faut remarquer que ces divers auteurs ne distinguaient pas nettement les arthrites purulentes de linfection puerpérale à streptocoque des arthrites blennhorragiques. Si nous éliminons les premières on constate que l’arthrite suppurée
est beaucoup moins fréquente que ne le disaient les anciens auteurs,
Fresnay, dans sa thèse, ne pense pas que les suites de couches aient à ce sujet une influence quelconque.
Sur 36 observations d’arthrite puerpérale blennhoragique survenue au cours de la grossesse nous avons trouvé 9-observations d'arthrites suppurées, ce qui fait une proportion de 25 %.
Sur 33 observations d’arthrites gonococciques du post-partum nous avons trouvé 14 cas d’arthrites suppurées, soit 42,4 %, ce qui est sensiblement plus important.
Il serait cependant peut être prématuré de conclure que les suites de couche prédisposent particulièrement à la suppuration, et des statistiques plus modernes et plus complètes devraient être reprises à ce sujet.