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Sanger el Burchar donnent des chiffres analogues. Dullant de 15 à 30%.
Royston sur 100 étalements n’a trouvé le gono que 3 Jois, et discutant ces résultats, il repousse l’examen systématique microbien des femmes enceintes. Ilestime en effet que l'examen doit être fait d’une manière très précise et que l'importance des résultats positifs de certains auteurs vient du fait qu'il s'agit d'une part de femmes atteintes de blennhorragies indiscutables cliniquementet que d’autre part l'examen a été fait très attentivement par des gens très entrairés. Il pense que dans le courant ordinaire d’un service les résultats seraient faussés et qu'on laisserait échapper un grand nombre de cas positifs. Et qu'ainsi en tenant trop compte des résultats posilifsS on risquerait d'ignorer certaines blennhorragies. Et pour conclure il estime que toute malade atteinte d'écoulement suspect doit être considérée comme blennhorragique et traitée comme telle en dehors de toute preuve bactériologique.
Il reste à savoir maintenant si le gonocoque est trouvé le plus souvent en culture pure ou associé à d’autres microbes. La question a été fort controversée.
Pour Doderlein la sécrétion purulente du col est un milieu de culture favorable à une quantité de saprophvtesel même de bactéries pathogènes qui prédisposent à l'infection secondaire.
Pour Kônig et Fruhinsholz on constate le plus souvent une disparition des autres germes. En vérité la question de la flore microbienne dans la gonococcie et grossesse est très variable suivant l’époque de la blennhorragie.
On à vu la fréquence du réveil d’une blennhorragie aiguë avec la grossesse. Si l’on tombe au cours de cette période aiguë l'examen direct et la culture du pus cervical et urétral ont toute chance de se montrer positifs.
Au contraire s’il s’agit d’une blennhorragie chronique ou ancienne et où les signes du réveil sont très discrets, l'examen sera beaucoup plus difficile et les résultats plus aléatoires.
Dans le doute il faut aller rechercher le gonocoque dans les lochies utérines à l’aide d’un tube en verre introduit dans l’utérus et après cullure assez prolongée au gélose au sang. *
Il nous reste enfin un dernier procédé sur lequel nous n'insisterons pas vu l’extrême rareté de ses indications. C'est la recherche du gonocoque dans le sang. L'élat général parfois assez atteint, les recherches de Faure Beaulieu, la thèse de Poussin, démontrent que le microbe peut être retrouvé dans le sang au cours de la période polyarthritique du rhumatisme blennhorragique.
Norris, dans son Traité sur la blennhorrâgie rappelle que Lofaro en étudiant le sang de 67 cas de blennhorragie articulaire, a trouvé le gonocoque 39 fois dans le sang. Mais il pense que les cas positifs proviennent d’un terrain particulièrement favorable et d’un gonocoque exceptionnement virulent.
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IL montre du reste que dans la majorité des cas le gonocoque a disparu du sang lorsque l’arthrite est apparue ce qui restreint considérablement l’intérèt pratique de cette recherche.
Pour nous résumer, dans toute arthrite suspecte de blennhorragie il faut pratiquer un examen de pus arliculaire, examen des sécrétions du col et de l’urètre et plus accessoirement dans quelques cas du sang.
Diagnostic biologique
De toutes les réactions présentées nous n'en retiendrons qu'une seule : la gonoréaction qui a été proposée en 1906 par Muller et Oppenheim et mise au point par Gauran et Rubinstein.
Tous les auteurs qui ont appliqué cette méthode sont d'accord sur sa grande spécificité. Elle consiste essen-. tiellement dans la réaction de fixation de Bordet-Gengou appliquée aux affections gonococciques. Bezançon, Veill et Rubinstein citent sur 24 cas incontestablement gonococciques 21 résullats positifs, soit 87, 5 % de résultats. M. Mondor sur 16 cas trouve 10 résultats positifs s'appliquant à 10 arthrites non douteuses. Sur les 6 négatifs l’une était incontestablement gonococcique, les 5 autres cliniquement douteuses pouvaient être tuberculeuses.
Etant donné la fréquence des résultats nous croyons qu'en cas de doute on pourrait se trouver bien d'un examen systématique des arthrites suspectes à l’aide de la gonoréaction.
{At = Arfhrites ef strepfocoque.
Là aussi le laboratoire joue un grand rôle dansle diagnostic, étiologique. C’est un élément qu’il ne faudra jamais négliger. Ces résultats sont du reste beaucoup plus intéressants car beaucoup plus fréquemment positifs que dans les arthrites blennhorragiques.
En effet une fois l’arthrite constituée son aspect clinique un peu spécial est déjà un appoint au diagnostic. Mais si l’on ponctionne on tire d’une manière constante un pus verdàtre plus ou moins épais. Mais constamment ce pus existe. La phase d’arthrite séreuse est légere et en 24 à 48 heures le pus est formé en quantité suffisamment appréciable pour pouvoir être examiné microscopiquement avec fruit.
Dans les deux cas que nous avons observés, le pus recueilli a été ensemencé et examiné microscopiquement.
Dans un cas dù à M. Lemeland (n° 84) nous avons eu un examen qui nous a montré un streptocoque à la vérité assez peu abondant mais net en chaîneltes assez courtes. Dans l’autre cas l'examen direct fut négatif.
Dans les 2 cas les colonies sur gelose ordinaire et sur bouillon ont poussé avec une extraordinaire rapidité. En 12 heures les premières colonies étaient visibles et en 24 heures les colonies très importantes. Leur examen a montré dans les deux cas du streptocoque à chaïnettes relativement courtes se colorant facilement.
Nous avons recherché pour les deux cas l’action du sitreptocoque qui s’est montré fortement hémolytique. De même pour une des observations (obs.84) son
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pouvoir pathogène élait très important puisqu'il tuait le :apin en 24 heures.
Dans l'observation de Oettinger et Potherat (n° SO) dans l’observation de Nélaton, rapportées par Pasturel, (n° 78) l'examen bactériologique du pus fut positif. L’observation de Potocki n'indique aucun examen bactériologique.
Ils’agissait donc dans ces cas d’un streptocoque très virulent. Et pourtant dans un cas une arthrotomie précoce a donné un résultat favorable.
Dans l’autre cas dont l’évolution fut très rapide, où trois arthrites furent observées presque contemporaines, le pus était riche en streptocoque, le pronostic fut fatal. |
La présence du streptocoque dans l'articulation est donc un fait constant, sa recherche en est relativement aisée. Dans toutes les observations où sa recherche est mentionnée les résultats furent positifs, Sa valeur prosnostique est nulle.
En effet sur les quatre observations où il y eut un examen bactériologique deux se terminèrent par la mort, deux par la guérison. |
Il est une autre recherche sur la valeur de laquelle nous désirons insister, car elle pourrait permettre un diagnostic précoce avant l'apparition du pus articulaire. C'est l'examen des lochies utérines.
Nous croyons que le meilleur procédé est celui indiqué par Jeannin qui consiste à introduire un tube en verre à l’intérieur de l'utérus et à prélever ainsi à l’aide d'un tampon stérile le pus au fond même de l'utérus.
Dans les observations ra pportées par Paslurel aucun examen des lochies n’a été pratiqué. Nous l'avons fait dans un seul cas (cas de Lemeland 84) et l'examen nous à montré immédiatement de très belles colonies de streptocoque ayant poussé rapidement et à l’état de pureté.
Cette recherche n’a pas été pratiquée assez souvent pour en tirer une conclusion.
L’allure septicémique de l'affection qui l’a fait confondre une fois avec la typhoïde {obs. de Potocki) doit engager à une hémoculture. Celle-ci pourrait permettre un diagnostic précoce car elle peut être positive avant l'apparition de l’arthrite. Mais elle est très fréquemment négalive. Pasturel insiste sur son utilité. Mais aucune de ses observations ne comporte d’hémoculture:
Nous l'avons pratiquée dans nos deux cas:
Elle fut négative dans l'observation n° 78 quoique répétée à plusieurs reprises, une fois avant l’apparition de l’arthrite alors que la gravité de l’état général faisait penser à une septico-pyohémie puerpérale, une fois après l'intervention au moment de la poussée fébrile qui précéda la phlébite.
Elle fut positive dans l'observation n°84 qui s'’accompagnant d'état grave avec arthrites multiples, mais la mort survint le soir même.
L'opinion de Prochnwicz que nous avons citée plus haut indiquant la gravité plus grande de l’hémoculture positive semble donc bien confirmée. Mais il y a trop peu de cas pour pouvoir en lirer une conclusion,