TRAITEMENT
Nous étudierons successivement la thérapeutique des arthrites gonococciques et des arthrites streptococciques, qui est la même dans quelques cas, mais bien différente dans d’autres. Disons d'emblée que l’état puerpéral ne modifie en rien le traitement de ces arthrites qui reste le même qu’en dehors de la puerpéralité.
Arthrites gonococciques
Le nombre et la variété des traitements proposés dans l'arthrite à gonocoque est considérable. On a successivement essavé des traitements médicamenteux, agents physiques et chirurgicaux qui ont varié avec l’évolution des idées sur la pathogénie des accidents articulaires.
Nous n'insisterons pas sur les traitements historiques qui ont été tour à tour prônés et abandonnés.
a ASS Nous nous attacherons au contraire aux traitements modernes et particulièrement aux traitements chirurgicaux qui ont été plus récemment proposés.
A l'heure actuelle, il faut se rappeler que tout traitement logique doit être dirigé contre l’ankylose, évolution presque fatale de toute arthrite mal soignée d'une part, et si celle ankylose ne peut être évitée à obtenir une ankylose en bonne position. Enfin il faut dans toute arthrite tenir compte de la douleur très intense ct de l’amyotrophie qui peuventêtre une gène considérable dans l'application de ce traitement.
Nous n'insisterons pas sur le traitement médicamenteux. Il suffit de dire que dans la majeure partie des cas il est inefficace et illusoire. Il ne faut pas s'attarder à l’épreuve du salicylate de soude qui calme momentanément la douleur, mais ne saurait empêcher l’évolution fatale vers l’ankylose et l’impotence.
Nous ne ferons que citer les anciens traitements par agents externes. Le traitement antiphlogistique de Trousseau qui resta longtemps le seul connu, les vésicatoires de Ricard, les sangsues de Lorain, les révulsifs de Balzer. Tous ces traitement qui avaient le mérite de diminuer la douleur n'avaient aucune action sur l’évolution de larthriteet ne peuventêtre employés que comme accessoires.
Nous passerons encore très rapidement en revue les différents traitements par agents physiques externes qui ont été proposés et qui sont acceptés par quelques auteurs comme adjuvants.
Citons d’abord l'air chaud sous forme de vapeur ou