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les combinaisons d'idées et les constructions mentales les plus compliquées, nous retrouvons soit des éléments objectifs, puisqu'ils sont extraits des objets sensibles, soit des rapports d'éléments comparés également objectifs, et parlant nous retrouvons cette visibilité objective de ce qui est, dont parle la définition même de l'évidence objective.
Tout cela est désormais rendu intelligible et manifeste, par la donnée de l'action dite transitive : ï action de Vagent est dans le patient, donnée qui éclaire tout le mécanisme objectif de la connaissance sensible, et par suite celui de la connaissance intellectuelle.
Au contraire, cette donnée étant incomprise ou reje- Imp, tée par nos subjectivistes, toutes leurs théories, basées s^atsur la seule évidence subjective de leur pensée, sont fatalement vouées à l'impuissance, à la contradiction et au chaos des logomachies.
Il serait curieux d'observer et d'analyser tous leurs efforts désespérés pour sortir d'une impasse désormais sans issue. Nous les avons vus déjà, dans une autre étude *, s'épuiser vainement à vouloir reconstruire le monde extérieur avec les seules données du monde intérieur, l'extension avec des éléments inétendus, la quantité avec la qualité pure, t'espace avec le temps, le non-moi avec le moi, la matière avec l'esprit, — problème impossible et dont les solutions proposées seraient autant de « coups de baguette magique », suivant la juste critique de M. Bergson2. Il ne serait pas moins instructif, maintenant, de les voir s'efforcer à reconstruire ce fait incontestable de l'évidence objective avec des évidences purement subjectives, au risque de le travestir ou de le nier.