CHAPITRE X
Les recherches pathogéniques de ces dernières années ont profondément modifié le traitement des brûlures.
Autrefois, la première préoccupation du médecin était de calmer la douleur et d'éviter toute infection au niveau même de a plaie. Toute son attention se concentrait sur la lésion locale.
Aujourd'hui, nous savons que la brûlure étendue constitue une véritable « intoxication autogène », se manifestant par des signes généraux graves. Mourgue-Molines (dans le Journal de Chirurgie 1937, p. 480), s'exprime dans ces termes : « La notion de la primauté du traitement général sur les soins locaux est peut-être le plus vrai des progrès effectués depuis 20 ans par la thérapeutique des brûlures étendues. C’est d’abord à une médication générale qu'il faut avoir recours, en prenant pour base chacun des éléments pathologiques qui caractérisent les accidents généraux menaçant les grands brülés. »
De quelle façon doit être dirigée actuellement la thérapeutique d’une brûlure étendue ? Il semble logique de considérer trois étapes qui se succèdent dans lordre chronologique suivant :
— Jutte contre le shock initial;
—— traitement de la plaie;
— Jutte contre les phénomènes d’intoxication.
Nous étudierons d’abord le traitement général qui s'applique à la fois au shock et à la toxémie, puis le traitement local,
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