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teur a pratiqué le tannage avec une solution de 20 °/. suivi d'un badigeonnage avec du violet de gentiane à 1 %.
Les solutions de tannin ont en moyenne un Ph voisin de 3, qui indique une réaction acide. Seeger a observé qu’elles provoquaient parfois de l’æœdème dans les tissus sous-jacents et que la coagulation restait limitée aux couches superficielles. Il a noté que les ferments intra-cellulaires de protéolyse tissulaire perdaient toute leur activité en milieu alcalin. Il a préconisé pour ces raisons la solution tannique neutre ou légèrement alcaline de Ph voisin de 7,4.
Il prescrit la formule suivante :
Acide tanniqüe…. .:... RTS NC OT RE Carbonate de souae San hydre PORN ES Re DJ 10 PT. AUS Dee one ALES NT CE SO DUREE
Diverses modifications ont été apportées à la technique du tannage de Davidson. Les pulvérisations exposent à quelques inconvénients : la dessiccation est retardée par le ruissellement de liquide qui endommage la literie malgré toutes les précautions.
Mitchiner recommande de ne pas renouveler le pansement tannique avant deux à trois semaines, jusqu'à ce que la croûte se sépare de la surface de brûlure.
Leibovici a proposé pour l’enfant le bain de tannin qui combat heureusement l'hypothermie et qui assure un bon nettoyage de la plaie. La formation de 12 croûte est bien amorcée par ce procédé. L'opération doit se faire dans une chambre maintenue à une température de 40°. Lorsque l'enfant sort du bain, on lassèche avec des courants d’air chaud.
Récemment on a réalisé des onguents au tannin d’un maniement facile et pratique pouvant être appliqués au visage,
2) Les traitements succédanés du tannage
L'exposition à l'air libre produit la dessiccation des surfaces brûlées et réalise un véritable tannage spontané. Cette méthode simple est recommandée par Sneve, Rocher et surtout par les médecins lyonnais Patel et Ponthus.
Les couches superficielles de la plaie se coagulent par préci-
pitation des albumines et au bout de 3 à 4 jours une croûte brunâtre se forme. Elle est dure, solide, insensible et très adhérente. Le blessé est soumis sous la tente électrique à l’action de lampes chauffantes et d’effluves d’air chaud, opérations qui accélèrent la formation de la croûte.
Ce procédé ne s’applique qu'aux régions exposées du corps, les points d'appui (dos, fesses, partie postérieure des cuisses) ne peuvent en bénéficier. La résorption des produits toxiques se poursuit dans les 48 premières heures qui sont justement la période la plus critique de la toxéinie.
Actuellement on traite la brûlure par la mise à l'air simple sans aucun pansement avec tannage concomitant.
Jean Gautier à Angers traite les brûlures par lirradiation continue aux rayons infra-rouges, suivie de rayons ultra-violets selon la technique de Paschoud de Lausanne. Cette méthode était déjà employée dans la maladie post-opératoire dont les signes généraux présentent une ressemblance saisissante avec ceux des grands brûlés, Elle supprime la douleur en une demiheure et permet de se passer de toute thérapeutique calmante. Elle a lPavantage d’être utilisable après tout traitement antérieur. La cicatrisation sous-crustacée est très rapide et parfaite. Elle s’effectue dans un délai inférieur à 10 jours pour les lésions du 2° degré, inférieur à 20 jours pour celles du 3° degré.
La croûte, d’aspect vernissé tombe d’elle-même et laisse apparaître une peau rosée, souple et élastique.
Le professeur Lambret de Lille a montré l’heureuse influence de ces irradiations sur le syndrome humoral des brûlures étendues et en particulier sur l’hyperpolypeptidémie. La suppuration est rare, car ces rayons ont un rôle anti-infectieux.
Cette méthode n’est pas encore définitivement mise au point en ce qui concerne la fréquence et la durée des irradiations; elle réalise cependant un nouveau progrès dans le traitement des brûlures par les résultats très encourageants déjà obtenus chez l'adulte et les enfants.
Certaines substances fortement antiseptiques ont la faculté de produire un tannage presque instantané et de remarquable qualité, Elles sont aujourd’hui très en vogue.
Bettmann à Portland en Orégon (U. S. A.) fait un premier
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badigeonnage avec une solution de tannin à 5 %; cette couche est recouverte par un attouchement avec une solution de nitrate d'argent à 10 %. Le tannage immédiat donne une croûte mince et flexible qui tombe en quelques jours.
La méthode de Coan utilise une solution de perchlorure de fer à 5 %, qui est stable et longtemps active. La coagulation est accélérée, la croûte mince et souple; mais son application est douloureuse et les cicatrices ont parfois des allures chéloidiennes.
L'emploi des antiseptiques colorants semble être à l'heure actuelle le traitement de choix des brûlures.
Le mercurochrome en solution à 2 % donne des résultats remarquables à tous les points de vue : vital, fonctionnel et esthétique.
Nous verrons dans nos observations que cette méthode est largement utilisée dans les Cliniques Chirugicales à Bordeaux :
On fait 3 à 4 badigeonnages par jour; 2 à 3 attouchements les jours suivants. La croûte est très mince, demi transparente et très flexible. Turner, chirurgien d’un important consortium pétrolier aux Etats-Unis, a publié d’élogieuses statistiques sur le mercurochrome qu'il a administré à des centaines de brûlés. Ce produit est dangereux pour les enfants, lorsqu'il est appliqué sur des plaies étendues; il provoque une néphrite mercurielle. Dans ces cas, on préfère les pulvérisations au nitrate d'argent ou les colorants antiseptiques peu toxiques.
Aldrich vante les bons effets du violet de gentiane à 1 %, qui est un désinfectant énergique capable d’être ordonné en cas de suppuration. La brûlure est pulvérisée toutes les deux heures. Une croûte mince se forme au bout de 24 heures.
La solution de vert brillant à 1 °/ dans de l’alcool à 60° est appréciée par les médecins russes.
Enfin, H. Violet de Lyon recommande le bleu de méthylène sous forme de Collutoire Doumer à la glycérine ou en solution
aqueuse à 5 %.
3) Résultats du tannage
La méthode du tannage réalisée par les procédés les plus divers offre de multiples avantages :