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Le 2? novembre, les urines contiennent 1 gr. 0 de glucose par litre et de fortes quantités d’urobiline. L'état général est bon. La cicatrisation se poursuit normalement. On applique à la main
gauche un appareil avec attelle plâtrée pour s'opposer à la flexion des doigts. A Le 26 novembre 1938, la guérison est achevée.
Observation 11.
(Service chirurgical du Professeur. Papin.)
Mme P. V., 77 ans, est transportée à la clinique le 17 janvier 1938. En se déshabillant près du feu de la cheminée, ses vêtements ont pris feu.
Les lésions du 2° degré siègent sur une surface couvrant la région lombaire et les deux fesses, sur la cheville gauche et la face dorsale de la main gauche.
Les brûlures sont traitées par le tannage avec une solution d'acide tannique à 5%.
L'état général est satisfaisant. La malade émet un litre d’urines en 24 beures.
Le 4 janvier, l’urée sanguine est de 0,35 gr. Il y a seulement 700 cm° d’urines troubles et albumineuses.
La cicatrisation s’amorce bien.
Au mois de février, la cicatrisation est assez avancée; mais, dès le 4 février, la malade se met à tousser : on trouve à l’auscultation des signes de condensation pulmonaire. La température oscille entre 380 et 390, Le pouls est rapide à 110. Les urines renferment de l’albumine et des cylindres granuleux.
La malade meurt le 19 mars à la suite de ses complications
pulmonair?s.
Observation 12.
{Service chirurgical du Professeur Papin.)
M. M. R., 31 ans, entre à la Clinique le 24 juin 1959:
A la suite d’une explosion de vapeur d’essence, il présente des brûlures du 2° degré de la face et des deux avant-bras.
Les plaies sont badigeonnées avec du mercurochrome.
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Le 27 juin, la plaie suppure et la température s'élève à 399 et même 400, La malade boit beaucoup et sa diurèse est normale; cependant, les urines renferment des traces de glucose.
On répète les applications de mercurochrome. Au bout d’une semaine, la suppuration a disparu. La cicatrisation se poursuit rapidement.
Le 26 juillet, le blessé quitte l'hôpital, complètement guéri.
Observation 13.
(Service chirurgiral du Professeur Papin.)
M. G. L., 26 ans, menuisier, passait de la benzine sur un linoléum à bord d’un bateau, quand une lampe électrique mal suspendue tomba sur la charpente en fer du bâtiment et fit court-circuit. Une étincelle jaillit, mettant le feu au plancher. Le malade, entouré de flammes, a ses vêtements en feu. Il se sauve sur le pont du bateau et ses camarades arrivent à étoulffer le feu.
Le blessé est immédiatement transporté à l’hôpital le 22 novembre 1937.
Les brûlures du ?° degré recouvrent les deux membres inférieurs des malléoles jusqu’à mi-hauteur des cuisses, les deux mains sur leur face dorsale. De petites plages de brûlure du 1% degré parsèment le visage.
Les urines sont abondantes. Mais au bout d’une semaine, la suppuration apparaît. Le malade a le faciès altéré. La température s'élève à 3895; le pouls est à 100. L'état général semble profondément touché.
On badigeonne les surfaces brûlées avec du mercurochrome à 2%.
Le 4 décembre, on enlève des croûtes sur les membres inférieurs. Au-dessous, on tombe sur une nappe purulente.
Le 6 décembre, la température est à 399, le pouls est à 110. La nuit est très agitée; le malade parle sans cesse et divague jour et nuit. Il a des hallucinations visuelles.
Le 8 décembre, la rétention purulente sous les plaques de mercurochrome constitue une véritable carapace. On nettoie les plaies avec du sérum physiologique et de la solution de Dakin.
Le visage du blessé exprime l'anxiété; la trémulation est constante. Ses membres sont traversés de secousses musculaires. La
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température est très oscillante et se maintient entre 389 et 39. On installe un appareil de Lucas-Championnière.
Le 10 décembre, on fait deux injections de 20 em® de sérum salé hypertonique. On injecte un litre de sérum physiologique et 8 grammes de bicarbonate de soude.
Le 11 décembre, le délire et les tremblements diminuent. Le sommeil revient.
Le 17 décembre, l’état général s’est considérablement amélioré ; la suppuration cesse. On injecte 750 cm° de sérum physiologique. Dès ce moment, la cicatrisation se poursuit normalement.
On continue les badigeonnages au mercurochrome.
Le 7 janvier 1938, le blessé quitte l'hôpital; les plaies sont en bonne voie de guérison.
Observation 14
(Service chirurgical du Professeur Bégouin.)
M. M. À., 43 ans, est brûlé par un retour de flammes d’une chaudière d’une usine. Il perd connaissance et il est hospitalisé aussitôt, le 17 décembre 1936.
Les brülures sont du 2 et 3€ degré.
Régions alleintes. — Face surtout du côté gauche: face externe du membre inférieur gauche et la face interne du genou droit. On désinfecte la plaie au liquide de Dakin. On fait une piqüre de sérum antitétanique.
Après une semaine, la suppuration apparaît. L'état général est altéré. Le malade asthénié a une température de 390 et un pouls à 110. L'oligurie est manifeste.
Un examen du sang montre une hyperleucocytose de 9.600 globules blancs et une hémoglobinémie de 150%.
On réalise le décapage des croûtes suppurées et on badigeonne les plaies au mercurochrome.
L'état général s'améliore rapidement.
Le 13 février 1937, la cicatrisation est terminée.
Observation 15.
(Service chirurgical du Professeur Bégouin') M. A. M., 40 ans, travaille dans une fabrique de produits chimi-
ques. Le 25 février 1936, il tombe dans un bassin contenant du sulfate d'aluminium bouillant.
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Les brülures sont du 2€ degré.
Zones alleintes. — Avant-bras droit, la face antérieure de la jambe droite, la face dorsale du pied droit.
Les urines en quantité normale, renferment 1 gr. 90 de glucose par litre. La température est de 3705.
On pratique le tannage des brûlures, avec une solution de tannin RE
Le 1er mars, le malade fait une crise de delirium lremens, accompagné d’un clocher thermique à 4005.
Le 3 mars, l’azotémie est de 0 gr. 67.
Le 4 mars, le malade meurt dans le coma.
Observation 16.
(Service chirurgical du Professeur Bégouin.)
M. F. X., 52 ans, mécanicien à la Compagnie des Chemins de fer, est transféré à l'hôpital le 7 décembre 1934.
Une flammècke a mis le feu à ses vêtements.
Les brûlures sont du ?e degré.
Régions alleintes. — Les deux cuisses, les fesses, les bourses.
L'état général est précaire, le faciès est altéré. Les urines sont rares.
Le 8 décembre, une analyse d’urines montre la présence d’albuminé et de cylindres granuleux. Il y à 1 gr. 90 de glucose par litre. Les urines renferment de fortes quantités d’urobiline et des pigments biliaires.
Les brûlures sont traitées par des pansements humides antiseptiques.
L'état général s'aggrave les jours suivants. Les signes d’intoxication sont intenses. La température est à 380, mais le pouls est petit, mou et rapide, à 110.
Le 13 décembre, l’urée sanguine est de 0 gr. 55; le lendemain, elle est de O0 gr. 61.
Le 15 décembre, le blessé est ramené dans sa famille dans un état désespéré.
Observation 17.
(Service chirurgical du Professeur Bégouin.)
M. D. P., 36 ans, est victime d’un accident lors d’une explosion dans une poudrière. Les brûlures sont du 2e et 3e degré.
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Zones brûlées. — La face, le membre supérieur droit, la face postérieure du cou, la région lombaire.
Après désinfection au Dakin, on applique une compresse vaselinée sur la plaie de brûlure. On injecte du sérum physiologique salé et glucosé, ainsi que du sérum salé hypertonique.
L'état général est profondément touché.
Le lendemain, le blessé est affaissé dans son lit, son regard #xprime l'indifférence; ses traits sont tirés: le teint est jaunâtre. L'intoxication paraît grave. La température est de 380, le pouls bat à 100. Les urines sont rares et albumineuses et renferment 2 gr. de glucose par litre.
Le deuxième jour, l’anurie est complète, malgré les injections de sérum. Le malade se trouve dans un état de somnolence et de torpeur. La tempéralure monte à 390, La dyspnée est intense.
Le troisième jour, pendant la nuit, surviennent des crises suraigues de dyspnée toxique. Le blessé a les yeux vitreux. La température s'élève à 3905.
On fait une saignée de 300 emÿ avec injection intraveineuse d’ouabaïne et enfin, une injection d’adrénaline dans l’artère fémorale.
La mort emporte le malade au bout de 30 minutes. La trachée
et les bronches sont remplies de mucosités de couleur saumonée.
Observation 18.
(Service chirurgical du Docteur Charbonnel.)
M. D. J., 40 ans, subit une décharge électrique de 60.000 volts. Aussitôt isolé du courant, il est transporté à l'hôpital le 5 novembre
Les lésions siègent aux deux bras jusqu'aux poignets.
Les brülures sont du 22 et 3€ degrés. On les badigeonne au mercurochrome; puis on les recouvre de tulle gras.
Les urines sont troubies et contiennent de l’albumine.
La polypeptidémie est de 20 mgr. par litre de sang.
La cicatrisation est lente ; aussi on pratique des greffes en pastilles de Corachan sur le bras gauche. L'opération est faite le 7 avril 1937. Les greffes prennent bien et le 15 mai, elles ont la superficie d’une
pièce de 10 francs.