A. ÉTAMINES
135. Un troisième cercle, de même nature que les pétales, mais plus central, plus caché et presque inaperçu, quoique de la plus haute importance, est celui des étamines (1) (fig. de 112 à 121).
136. Une étamine complète se compose essentiellement de deux parties, qui sont le filet et l'anthère. Le filet (fig. 112 f) est la partie inférieure de l’étamine, cette mince colonne par laquelle elle est attachée tantôt sur la corolle (fig. 113, 114, 116), tantôt sur le calice (fig. 145, 118), tantôt à la base du point central, nommé thalamus (2) (fig. 120, 121). Le filet sert de support à l’anthère (3) (fig. 112 a), espèce de petit sac membraneux qui la termine, et dont la cavité intérieure est formée le plus ordinairement de deux loges soudées ensemble. Une étamine qui manque de filet, qui n'a que l’anthère, est appelée sessile. L'anthère est remplie d'une petite poussière visqueuse nommée pollen (4) (fig. 112 p). C’est le pollen que les abeilles vont butiner dans les fleurs pour en nourrir leurs larves après l'avoir élaboré dans leur estomac (5); aussi
(4) De stamen, fil.
(2) De Othamos, lit.
(3) D'& Onpoc, fleuri.
(4) De pollen, fleur de farine.
(5) C’est par erreur qu'on croyait autrefois que le pollen servait à faire la cire. Celle-ci n’est qu'une transformation du miel opérée par les abeilles ouvrières. Le miel est un principe immédiat, nommé manne dans certains pays. Il est contenu dans toutes les plantes; les abeilles ne font que le récolter et le mettre en provision tel qu’elles le trouvent.