‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 82 sur 403 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

dans Tournefort, viola martia purpurea, flore simplici, odora, devient tout simplement, däns Linné, viola odorata. On voit par là combien l'étude de la Botanique fut simplifiée.

263. Le système de Linné, qu'il publia en 1734, repose entièrement sur les caractères qu’on peut tirer des étamines (qu’il appelle du mot grec andro) considérées soit en elles-mêmes, soit dans leurs rapports avec les carpelles (qu’il désigne par le mot aussi grec gynes).

Ce système est partagé en vingt-quatre classes.

Les végétaux sont d'abord divisés en deux grandes sections. La première comprend ceux qui ont des étamines et des carpelles apparents : il les nomme phanérogames ; la seconde renferme ceux qui ont des élamines et des carpelles invisibles, ou plutôt qui n’en ont pas du tout : il les appelle cryptogames. Les cryptogames, étant moins nombreux que ies phanérogames, forment à eux seuls la vingt-quatrième classe ; ceux-ci constituent les vingt-trois autres. Des étamines d’égale longueur, parfaitement libres, renfermées avec le carpelle dans une même enveloppe florale, déterminent par leur nombre les treize premières classes. Celles-ci se subdivisent ensuite, chacune d’après le nombre des carpelles, en monogynie (1 carpelle), digynie (2 carpelles), érigynie (3 carpelles), polygynie (plusieurs carpelles, plus de 5).

La grandeur relative des étamines libres et dans la même coupe de fleur forme les deux classes suivantes ; ce sont : la didynamie (k étamines, dont 2 plus longues), qui se subdivise en gymnospermie (graines nues et en angiospermie (graines dans une capsule), et la

ÉLÉMENTAIRE. 147 tétradynamie, qui se partage en siliqueuses (à carpelles beaucoup plus longs que larges) et en siliculeuses (à carpelles à peu près aussi larges que longs).

L'union des étamines entre elles par leurs filets ou par leurs anthères, ou avec le carpelle, fournit à Linné les cinq classes suivantes : ce sont : la monadelphie (étamines unies entre elles par leurs filets en un seul faisceau), la diadelphie (étamines réunies de même, mais en deux faisceaux), la polyadelphie (étamines toujours unies par les filets, mais en plus de deux faisceaux), la syngéenésie (éÉtamines soudées entre elles par leurs anthères), et la gynandrie (étamines et carpelles soudés entre eux.)

La séparation des étamines d'avec les carpelles dans des enveloppes fiorales différentes forme les trois classes suivantes, qui sont : la monœcie (étamines et carpelles dans des fleurs différentes, mais sur un même pied), la diæcie (étamines et carpelles dans des fleurs etsur des pieds différents), et la polygamie (fleurs les unes à étamines et carpelles, les autres sans étamines ou sans Carpelles sur le même pied ou sur des pieds différents). Ces huit dernières classes se subdivisent, comme les neuf premières, d’après le nombre des carpelles.

26%. Le tableau synoptique suivant donnera une idée complète de ce système.

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