JONCÉES
mucronées, égalant à peu prés le périanthe; fl. verdàtres ot brunâtres, souvent entremêlées de bractées foliacées, qui les font paraître vivipares, disposées en petits glomérules formant par leur réunion une panicule irrégulière. % Juin-septembre.
b. J. uliginosus (Roth.). Tiges couchées et radicantes.
€. J. fluitans (D. C.). Tiges flottantes et souvent très-allongées.
Lieux humides, sources, ruisseaux, marécages des bois : Saint-Bonnet-le- Froid; Yzeron; Pilat; Roanne; Pierre-sur-Haute; marais de Pont-de-Vaux, “où il est commun.
— Le J. fluitans devient le J. uliginosus quand il est abandonné par l'eau ; il est par conséquent plutôt une forme accidentelle qu’une variété. 1562. J. Pyemæus (Thuill.). J. Narn.
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 5-12 cent., venant par touffes gazonnantes, souvent rougeûtres ainsi que les feuilles; f. frés-finement linéaires, canaliculées, légèrement noueuses; divisions du périanthe linéaires, acuminées, dépassant la capsule, qui est aiguë ; 3 étamines; fl. verdâtres ou rougeûtres, disposées en petits paquets axillaires el terminaux, sessiles et pédonculés, égalés ou dépassés par les feuilles. @. Juillet-septembre.
Étangs de Lavore. R.
TT Feuilles n'étant nullement noueuses sous les doigts. 1563. J. BuroniUs (L.). J. DES crapauDs. |
Plante d’un vert pâle et glaucescent. Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 1-3 déc., grèles, rameuses-dichotomes au sommet, venant par touffes gazonnantes ; f. fillformes, canaliculées à la base ; divisions du périanthe lancéolées, mucronées, plus lonques que la capsule ; capsules oblongues et obtuses ; fi. d’un vert blanchâtre, solitaires ou géminées, sessiles ou presque sessiles, disposces d’un seul côté le long des rameaux, qui forment une panicule corymbiforme. @. Juin-juillet. (V. D.)
Lieux argileux et humides. C. C.
1564. J. TENAGErA (L.). J. DES BoUES.
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 1-4 déc., cylindriques, très-rameuses ; f. droites, sétacées, canaliculées à la base; divisions du perianthe aiquès, mucronées, égalant à peu prés la capsule ou la dépassant peu; capsules arrondies et trés-obtuses ; fl. brunâtres ou verdâtres, solitaires ; sessiles ou presque sessiles sur les rameaux, qui forment par leur réunion une panicule trés-rameuse et trés-divariquée. ®. Juin-juillet. |
Bord des étangs de Lavore; chemins des bois à Charbonnières; lieux hu-
mides et mouillés en hiver à Frontenas ; Saint-Bonnet-le-Château ; dans la, Bresse et dans Ie Bugey. P. C,
TYPHACÉES. 495
1565. J. compressus (Jacq.). J. A TIGE COMPRIMÉE. — J. bulbosus (L. ex Balbis et mult. Auct.).
Racine plus ou moins tracante, souvent renflée au collet, mais non bulbeuse; tiges de 2-5 déc., comprimées ; f. linéaires, canaliculées ; divisions du périanthe trés-obtuses, de moitié plus courtes que la capsule ; capsules arrondies, mucronées ; fl. d’un brun mêlé de vert et de blane, solitaires, pédicellées ou sessiles, rapprochées en corymbe terminal. %. Juinaoût.
Marais et prés humides. C.
94° FAMILLE. — TYPHACÉES.
Les Typhacées sont toutes des plantes herbacées, croissant dans l’eau ou dans les lieux marécageux. Leurs feuilles, alternes ou toutes radicales, ont leurs nervures parallèles, et leurs fleurs, monoîques, sont disposées en chatons serrés ou en têtes globuleuses. Les chatons ou têtes à étamines sont placés au sommet, et les chatons ou têtes fructifères en dessous. Le périanthe est tantôt formé par des écailles, tantôt remplacé par des soies. Les étamines, ordinairement au nombre de 3, sont libres ou à filets soudés. L’ovaire, supére, libre et uniloculaire, devient un fruit sec, mais à épicarpe spongieux, ne renfermant qu'une seule graine, et terminé par le style persistant.
CCCCLXXXIIT. TypHA (L.). MASSETTE.
Fleurs monoïques, disposées en 2 chatons cylindriques ou elliptiques et superposés, l’inférieur velouté, d’un roux noirâtre ou d’un roux fauve, persistant jusqu’à l'hiver ; éfamines soudées par les filets et entourées d’un grand nombre de soies dilatées au sommet; carpelles pédicellés, surmontés par une houppe de poils qui partent de la base des pédicelles.
1566. T. SautrLEewortuit (Koch et Sonder). M. De SHUTTLEWORTH.
Tige de 6-12 déc., droite, raide; f. planes, linéaires, plus longues que la tige fleurie ; chatons contiqus, tous deux cylindriques; sfigmate oblique, spatulé-lancéolé, aigu, égalant à peu prés les soies qui l'entourent ; chaton des-carpelles cendré et parsemé de points noirâtres. %. Juin-juillet.
Trouvé à Pierre-Bénite en 1842 et à la Mouche en 1847.
1567. T. LATIFOLIA (L.). M. 4 LarGes FEUILLES. (Vulg. Jonc des tonneliers.)
Tige de 1-2 m., robuste, raide, droïte; f. planes, larges de 2-3 cent., plus longues que la tige fleurie; chatons contigus ou à peine espacés, tous deux cylindriques, linf. épais de 3 cent. et long de 18 à 20; sfigmate oblique, ovale-
496 TYPHACÉES.
spatulé, aigu, dépassant les soies qui l'entourent; chaton des carpelles d’un roux noirâtre. %. Juin-juillet. (V. D.) Étangs, marais, fossés; bords et îles du Rhône. À. C. 1568. T. AxGustiroLiA (L.). M. A FEUILLES ÉTROITES.
Tige de 1-2 m., quelquefois moins, droite, raide; f. linéaires, un peu concaves en dedans et convexes en dehors, excepté au sommet où elles sont planes, dépassant la tige fleurie ou au moins l’égalant ; chatons sensiblement écartés Fun de l'autre, V'inf. moins gros et presque aussi long que dans le T, latifolia; stigmate allonge, étroitement linéaire, dépassant longuement les soies qui l'entourent; chaton inf. d’un roux fauve. %. Juin-juillet.
Mares et fossés, saulées d'Oullins; îles et bords du Rhône. P. C.
1569. T. Lucnunensis (Chabert). M. DE Lyon.
Tige de 1-2 m., droite, raide; f. linéaires, concaves en dedans, convexes en dehors, dépassant la tige fleurie ; chatons contigus, tous deux cylindriques, l’inf. d’un fauve noirâtre. %. Mai-juin. k
Iles du Rhône, au dessous de la Pape, où il a été signalé par M. Chabert en 1850. R.
1570. T. minima (Hoppe). M. NAINE.
Tige de 3-4 déc., droite, grèle; f. linéaires, trés-étroites, canaliculées en dedans, convexes en dehors, ne dépassant jamais la tige fleurie, celles du rameau floral réduites à leur gaine; chatons sensiblement écartés l’un de l’autre, l’inf. court, elliptique ou arrondi. %. Mai-juin:
Bords du Rhône : la Tête-d'Or ; Vassieux; Lavour, près Belley. A. R.
1571. T. érAcruis (Jord. non Suhr.). M. EFFILÉE.
Voisin du précédent ; en diffère 1° par les feuilles caulinaires, atteignant ou même depassant les tiges fleuries ; 2° par les chatons, qui sont contigus et non écartés l’un de l'autre ; 3° par l’époque de la floraison, qui est de 3-4 mois plus tardive. %. Juillet-août.
Bords du Rhône, où il a été découvert et signalé par M. Jordan.
CCCCLXXXIV. SPARGANIUM (L.). RUBANIER.
Fleurs monoïques, disposées en têtes arrondies ; périanthe composé de 3 écailles ; fruits sessiles, non entourés de soies à la base.
1572. S, RAmOsuM (Huds ). R. 4 TIGE RAMEUSE,
Tige de 4-10 déc., rameuse ; f. allongées, fermes, triangulaires à la base, concaves sur leurs faces latérales; fl. ver-
CYPÉRACÉES. 497 dâtres, disposées en tétes sessiles sur les rameaux, qui forment au sommet de la tige une panicule rameuse. %. Juin-août. (V. D.)
Fossés, marais, élangs. C. C.
1573. S. simpLex (Huds.). R. A TIGE SIMPLE.
Tige de 3-6 déc., simple dans toute sa longueur ; f. fermes, dressées, triangulaires à la base, planes sur les faces latérales ; fl. jaunâtres, en épi simple, terminal, les têtes inf. pédicellées. %. Juin-août.
Bord des étangs et des rivières: Lavore; Pierre-Bénite; Janevriat; la Bresse. A. R.