S. NATANS (L.). R. FLOTTANT
Tige de 3-6 déc., simple, grêle ; f. linéaires, planes, demitransparentes , couchées sur terre ou flottantes dans l'eau; fl. jaunâtres, en épi simple, terminal, peu fourni, les têtes à étamines au nombre de 1-2 seulement. %. Juin-juillet
Marais à Génas; environs de Belley, au marais de Charignin. R.
92e FAMILLE. — CYPÉRACÉES.
Nous ne conseillons point aux jeunes botanistes de commencer l'étude des fleurs par celles des Cypéracées ; car les difficultés nombreuses qu'ils rencontreraient à chaque instant les décourageraient peut-être pour toujours. Ce n’est que lorsqu'ils seront suffisamment exercés qu'ils pourront explorer avec succès ce labyrinthe de la science et en parcourir tous les détours. Il viendra même un moment où ils se passionneront pour ces herbes d’obscure apparence qu’auparavant ils dédaignaient, où ils graviront avec ardeur des montagnes élevées, où ils se jetteront sans crainte au milieu des prairies les plus marécageuses, pour aller recueillir un Souchet nouveau, un Scirpe inconnu, un Carex qui manquait à leur collection. Alors, et alors seulement, ïls pourront se dire à eux-mêmes que le feu sacré est allumé dans leurs cœurs.
Les Cypéracées sont toutes des plantes herbacées, à fige cylindrique ou triangulaire, dépourvue de nœuds au point d'insertion des feuilles. Celles-ci, à limbe linéaire, plane ou canaliculé, quelquefois nul, entourent la tige par une gaine entière. Les fleurs, glumacées, tantôt munies d’étamines et de carpelles, tantôt monoïques ou dioïques, sont toujours disposées en épi. Le périanthe est remplacé par une écaille qui recouvre 3 (rarement 2) étamines et À ovaire surmonté par 1 style terminé par 2-3 stigmates. Cet ovaire devient une capsule monosperme et indéhiscente.
498 CYPÉRACÉES.
Je Trisu : CYPÉRÉES, — Fleurs renfermant chacuné des étamines et un ovaire; écailles disposées sur 2 rangs opposés.
CCCCLXXXV. CyPERUS (L.). SOUCHET.
Écailles des épillets carénées, nombreuses, #rmbriquées sur 2 rangs opposés et bien marqués, toutes égales et fertiles, ou les 2-3 inférieures seulement plus petites et stériles ; ovaire dépourvu de soies et de petites écailles accessoires à sa base; épillet des fleurs formant un faux corymbe muni à * sa base de bractées foliacées en forme d’involucre.
* Style terminé par £ stigmates.
1575. C. Monri (L.). S. De Monrt.
Racine rampante ; tiges de 3-8 déc., triangulaires, épaisses, munies à leur base de longues feuilles glauques, linéaireslancéolées, pliées en carène, presque lisses sur les bords; involucre formé de 4-6 folioies inégales, très-allongées, dépassant les épillets ; épèllets alternes, d’un brun ferrugineux, roux ou rougeûtre, très-nombreux, disposés en corymbe paniculé et trés-composé. %. Juillet-août.
Fossés, terrains marécageux: la Tête-d'Or;-la Mouche; bord du Rhône, en face d'Irigny. P. C.
1576. C. FLAVESCENS (L.). S. JAUNATRE. "
Racine fibreuse ; tiges de 5-20 cent., gazonnantes, grêles, triangulaires au moins au sommet, garnies à leur base de f. linéaires, très-étroites, pliées en carène ; involucre formé de 3 folioles inégales, dépassant longuement les épillets; épillets d’abord iaunâtres, à la fin rougeâtres, ramassés en corymbe serré et comme en tête. ®. Juillet-août.
Lieux humides, prairies marécageuses. C.
** Style terminé par 3 stigmates.
1577. C. LONGUS (L.). S. ALLONGÉ. (Vulg. Souchet odorant.)
Racine rampante et aromatique; tiges de 5-10 déec., droites, triangulaires, feuillées, venant par toulfes; f. trèslongues, rudes sur les bords et sur la carène; involucre formé de 3-6 folioles inégales et très-allongées ; épillets linéaires, à écailles d’un roux ferrugineux ou rougeûtre; fl. disposées en ombelle corymbiforme, formée de 5-10 rayons dressés, allongés, très-inégaux, portant chacun à son sommet un fascicule d’épillets. %. Août-septembre. (V. D.)
He du Rhône, vis-à-vis Pierre-Bénite; marais à Yvour et à Pont-Chéry. P.C.
1578. C. ruscus (L.).S. BRUN.
Racine fibreuse, non traçante; tiges de 1-3 déc., triangulaires ; f. planes ou à peine carénées, foutes ou presque toutes radicales; involucre formé de 3 folioles inégales, dépassant longuement les épillets; épillets linéaires, courts, à écailles d'un brun noirâtre; fl. en corymbe paniculé trés-compacte, formé de pédoncules courts, inégaux, les uns dressés, les autres étalés ou méme réfléchis, portant chacun à son sommet un fascicule d’épillets. ©. Juillet-août.
Lieux humides, prairies marécageuses. C.
CCCCLXXXVI. SCHOENUS (L.). CHOIN.
Ecailles des épillets peu nombreuses (6-9), imbriquées sur 2? rangs, mais d'une manière moins bien marquée que dans le G. Cyperus, les inférieures toujours plus petites et stériles ; ovaire pourvu à sa base de 4-5 petites soies qui manquent .dans quelques espèces ; épillets groupés en tête compacte, munie à sa base de bractées scarieuses.
1579. S. niGRicANS (L.). C. NOIRATRE. r
Tiges de 3-6 déc, droites, striées, munies à la base de gaines d'un brun noirâtre et luisant, f. toutes radicales, raides, triangulaires; ovaire dépourvu de soies à sa base ou n’en ayant qu’une; épillets terminaux, ovoides, d’un brun noirâtre, accompagnés de deux bractées inégales, dont lextérieure les dépasse. %. Mai-juillet.
Prés tourbeux : Saint-Genis-Laval ; Dessine,; Sainte-Croix, près Montlucl; environs de Belley; Chalamont ; Lélex. P. C.
11° Trusv: SCIRPÉES. — Fleurs renfermant chacune
des étamines et un ovaire; écailles imbriquées dans tous les sens.
CCCCLXXX VII CLapiüm (Patrik Brown). CLADIE.
Écailles des épillets au nombre de 5-6, les 3 inférieures pius petites et stériles; ovaire dépourvu de soies à la base ; style fiiforme et caduc.
1580. C. mariseus (Rob. Br.). C. marisque.— Schœnus mariseus (L.).
Racine traçante ; tige de 1-2 mètres, robuste, noueuse , feuillée; f. linéaires, canaliculées, munies de dents trèsrudes et coupantes sur les bords et sur la carène; épillets roussâtres, ovales, agglomérés, disposés en corymbes rameux, terminaux et axillaires, formant par leur réunion une panicule très-allongée. %. Juillet-août.
Marais à Dessine et à Charvieux ; lacs de Nantua et de Bar, ete. P. C.
500 CYPÉRACÉES.
CCCCLXXX VIII RHINCOSPORA (Vahl.). RHINCOSPORE.
Écailles des épillets au nombre de 3-7, les 3-4 inférieures plus petites et stériles; ovaire muni de soies à la base; style à base conique, comprimée, persistante, articulée avec le fruit.
1581. R. 4zB4 (Vahl.). R. BLañc.—Schœnus albus (L.).
Racine fibreuse ; tige de 1-5 déc., grêle, triangulaire, feuillée ; f. linéaires, très-étroites, lisses au toucher; épillets blanchâtres, en petits faisceaux pédonculés, terminaux et axillaires.-%. Juillet-août. ;
; EE des hautes montagnes : le Mont-Pilat; Colliard,; le ura.
CCCCLXXXIX. Scrrpus (L.). SCIRPE.
Écailles des épillets toutes ou presque toutes fertiles (4-2 seulement stériles à la base), Les inférieures plus grandes que les supérieures ; fruit tantôt muni, tantôt dépourvu de soies à la base. ee
* ] seul épi terminal.
+ Fruit entouré à la base de soies courtes et persistantes. | 1582, S. PALUSTRIS (L.). S. DES marAIS.—Heleocharis palustris (Rob. Br.).
Racine horizontale, longuement rampante et stolonifére; tiges de 1-6 déc., cylindriques, un peu comprimées, munies à la base d’une gaïne tronquée ; épillet oblong-lancéolé, à écailles aiguës, brunes sur les bords, rayées de vert au centre ; 2 stigmates; fruit jaunâtre, obovale, comprimé, à bords obtus. %. Mai-septembre.
b. S. uniglumis (Link). Épillet plus petit, à écailles plutôt obtuses qu'aiguës, l'inférieure scarieuse et entourant presque gntièrement sa base.
Marais et prairies tourbeuses. — Le type commun, la var. b plus rare.
— Les individus à tiges naines (5-15 cent.) ne différent point par d’autres caractères de ceux à stature plus élevée.
1583. D la mEuts (Smith). S. murricauze. — Heleocharis multicaulis : letr.).
Racine oblique, courte, peu ou point traçante; tiges de 1-4 déc., cylindriques, grèles, en touffes garnies, munies inférieurement d’une gaine rougeâtre à la base et obliquement tronquée au sommet; épillet ovale-oblong, à écailles obtuses, scarieuses sur les bords, l’inf. embrassant presque entiérement sa base; 3 stigmates; fruit noirâtre, triangulaire, à bords aigus. %. Juin-août.
Marais et prairies tourbeuses : Vaux-en-Velin; Dessine, ete. P. C
— La base de l'épillet présente sonvent 1-2 fleurs vivipares,
1584. S. ovatus (Roth). S. A ÉPILLET OVALE.—Heleocharis ovala (Rob. Br).
Racine fibreuse, non tracante ; tiges de 5-15 cent., cylindriques, grèles, venant par toufles, munies inférieurement d’une gaine roussâtre, tronquée au sommet; épillet roux, ovoïde, à écailles obtuses, petites, étroitement imbriquées, les 2-3 inf. n'embrassant chacune qu'une partie de sa base ; 2 stigmates ; fruit jaunâtre, lisse, obovale-comprimé, à bords aigus, couronné par la base du style, qui est triangulaire, renflée et persistante. ©. Juin-août.
Bord des étangs à Montribloud et à Saint-André-de-Corcy. R.
1585. S. BÆOTHRYON (L.). S. DES TOURBIÈRES.
Racine filiforme, horizontale, traçante ; tiges de 8-20 cent., cylindriques, très-grêles, venant par toufles, munies à la base d'une gaine brusquement tronquée au sommet ; épillet ovale ou oblong, à écailles d’un brun noirâtre, les 2 inf.
plus grandes et entourant sa base ; 3 stigmates; fruit d'un blanc grisätre, triangulaire, lisse et mucroné. % Juinaoût.
; ut des fossés à la Tête-d'Or et à Vaux-en-Velin;, lieux marécageux du ura. R.
— Les jeunes pousses sont toujours centrales et non latérales.
1586. S. cæspPirosus (L.). S. GAZONNANT.
Racine fibreuse, non tracante, surmontée de gaïnes membraneuses ; figes de 1-4 déc., cylindriques, grèêles, venant par toulles gazonnantes, munies à la base d’une gaine verte, terminée par une petite pointe foliacée ; épillet ovale, à écailles roussâtres, lénf. très-grande, embrassant l’épillet et terminée par une pointe calleuse ; 3 stigmates ; fruit brunätre, triangulaire, lisse, mucroné, entouré à sa base de soies plus longues que lui. %. Juin-août.
Iles du Rhône au dessous de la Pape; saulées d'Oullins. R. R.
TT Fruit nu à la base ou à soies caduques.
1587. S. AcICULARIS (L.). S. ériNGLe.—Heleocharis acicularis (Rob. Br.).
Racine traçante, à fibres capillaires; tiges de 5-10 cent., quadrangulaires, filiformes, molles, venant par touffes gazonnantes ; épillet ovale ou oblong, à écailles brunâtres sur les bords et d’un vert blanchâtre au milieu; 3 stigmates; fruit oblong et sillonné. @. Juin-août.
Lieux tourbeux, pâturages humides : la Tête-d’Or; la Pape; Vaux-en-Velin; Pierre-Bénite; Janeyriat; Château-Gaillard ; lac de Nantua, ete. C.
502 CYPÉRACÉES.
** Épi terminal forme de plusieurs épillets rapprochés sur deux rangs Opposes.
1588. S. comrrEessus {Pers.). 5. a ÉPI COMPRIMÉ. —S, caricis (Relz).— Schænus compressus (L.). :
Racine traçante ; tige de 4-3 déc., feuillée à la base, triangulaire au sommet; f. raides, linéaires, un peu canaliculées ; épillets d’un brun ferrugineux, rapprochés sur deux rangs en un épi unique et terminal, Fini. muni à sa base d’une bractée foliacée, plus longue ou plus courte que l’épi ; 2 stigmates; ovaire entouré de soies garnies de petits aiguillons recourbés. %. Juin-août.
Sables du Rhône au dessous de Vassieux et à Vaux-en-Velin; et dans l’Ain, prés humides à Hauteville, ete.
+##*#° Épis terminaux, en ombelle, panicule ou capitule.
1589. S. MARITIMUS (L.). S. MARITIME.
Racine traçcante, munie de distance en distance de tubercules arrondis; tiges de 4-9 déc., feuillées, triangulaires ; £. linéaires, planes, très-longues; involucre formé de 2-4 folioles linéaires, planes, inégales, très-allongées ; écailles d’un roux ferrugineux, terminées par 3 dents, celle du milieu plus longue que les deux latérales; épis oblongs, épais, tous sessiles, ou les uns sessiles, les autres pédonculés, disposés en ombelle simple et compacte. %. Juin-septembre.
Mares vis-à-vis de Pierre-Bénite; étangs en Bresse; Rochefort (Ain). KR.
1590. S. syzvaTicus (L.). S. DES BOIS.
Racine traçante ; tiges de 4-10 déc., feuillées, triaugulaires ; f. planes, la'ges, rudes sur les bords ; involucre formé de feuilles planes, inégales et allongées ; écailles verdâtres, obtuses, mucronulées ; épillets ovales, trés-nombreux, disposés en panicule trés-rameuse et trés-décomposée. %. Maï-août. GARE
Prés et bois humides : Écully; Tassin; Yvour; Mornant; bords de l'Albarine, etc. A. C.
1591, S. MicueLrANus (L.). S. pe MicHeLt.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-15 cent., venant par touffes, munies seulement à la base de 1-2 feuilles planes et étroites; involucre formé de 4-7 folioles très-inégales, les 3 extérieures très-allongées ; écailles d'un vert blanchâtre ou roussâtre, lancéolées, finissant en une pointe étalée ; épillets nombreux, serrés en un capitule ovale-arrondi, lobé, termina}, sessile au milieu de l’involucre. ®. Juillet-septembre.
Le long de la Saône, au dessous de Collonges ; marais à Pierre-Bénite. R.
per
+++* plusieurs épis latéraux.
| + Tige cylindrique ou comprimee.
1592. S. seraceus (L.). S. sÉracé.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-8 cent., filiformes, gazonnantes, munies à la base d’une gaine prolongée en pointe foliacée, sétacée et canaliculée ; écailles d’un vert blanchâtre ou brunètre ; 2-3 épillets placés presque au sommet de la tiges 3 stigmates ; fruit à sillons longitudinaux. @. Juinseptembre.
Bord des sources, prés humides : Bonnand; Francheville; Saint-Julien- Molin-Molette; Pierre-sur-Haute; étangs de Bresse. P. C.
1593. S. supiNus (L.). S. coucHé.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 5-15 cent., couchées ou ascendantes, munies à la base d’une gaine prolongée en courte pointe foliacée; écailles d’un vert blanchâtre ou roussâtre ; 3-8 épillets ovales, sessiles, réunis en paquet vers le milieu de la tige; 3 stigmates; fruit triangulaire, à sillons transversaux. ®. Juillet-septembre.
Bord des étangs : Lavore, au dessous de Chassagny; et dans l'Ain, Montribloud et Romanèche. R.
1594. S. HOLOSCHÆNUS (L.). S. Joxc.
Tiges de 5-10 déc., fermes, dures, munies à la base de gaines larges, se prolongeant en une longue feuille linéaire, demi-cylindrique, canaliculée; écailles d’un roux brunâtre ou grisâtre; épillets formant des capitules globuleux, assez gros, ordinairement pédonculés, au moins quelques uns, placés près du sommet de la tige, qui est piquant et acuminé ; 3 stigmates ; fruit glabre et lisse. %. Juin-juillet.
a. var. vulgaris. Tige élevée; capitules presque tous pédonculés et souvent ramiliés.
b. S. Romanus (L.). Tige plus basse; ordinairement i seul capitule sessile,
gros comme une noisette, quelquefois accompagné de 1-2 autres pédicellés et plus petits.
Bord des marais : Craponne; Yvour; Vaux-en-Velin; Dessine; les Balmes- Viennoises. P. C.
1595. S. Lacusrris (L.). S. Des ÉraNcs. (Vulg. Jonc des chaisiers.)
Tiges de 1-2 mètres, molles, spongieuses, munies à la base de gaines dont la sup. se prolonge en pointe foliacée ; écailles lisses, d’un roux ferrugineux ; épillets ovales, agslomérés en petits paquets, les uns sessiles, les autres à pédoncules trésinégaux et souvent ramifiés, placés très-près du sommet de la tige, qui est piquant et acuminé; étamines à anthéres velues : 3 stigmates ; fruit grisâtre, lisse, entouré de soies bordées de petits aiguillons recourbés. %. Mai-juillet. (V. D.)
Bord des étangs, des marais, des rivières, des fossés. C.
204 CYPÉRACÉES.
1596. S. TABERNÆMONTANI (Gmel.). S. DE TABERNAMONTANUS.
Diffère du précédent, dont iln’est peut-être qu’une variété, 4° par sa tige plus gréle, plus courte, plus glauque, munie à la base de gaines se prolongeant rarement en pointe foliacée ; 20 par les écailles des épillets ponctuées et un peu rudes; 3° par les épillets presque tous sessiles ou à pédoncules courts et ordinairement simples; 4° par ses étamines à anthéres glabres; 5° par l'ovaire, qui n’a que 2 séigmates. %. Juinjuillet.
Marais au Grand -Camp. R.
TT Tige triangulaire.
1597. S. TRIQUETER (L.). S. TRIANGULAIRE.
Racine tracante ; tiges de 4-8 déc., triangulaires, à faces latérales planes, à angles non ailés, munies vers la base d’une seule pointe foliacée ; écailles rousses, échancrées au sommet, avec une petite pointe au milieu de léchancrure; fruit lisse ; épillets ovales, les uns sessiles, les autres pédonculés, placés près du sommet, qui se termine en pointe piquante et creusée en gouttière. %. Juillet-septembre.
Bord des marais: les Brotteaux; Vaux-en-Velin; la Mouche; Pierre-Bénite, etc. À. C.
1598, S. Roruir (Hoppe). S. DE Rotu. — S. pungens (Vabl.). — S. tenuifolius (D. C.).
Racine traçante; tiges de 3-8 déc., triangulaires, à4 faces planes et à angles aigus, mais non ailés, munies vers la base de 1-3 gaînes prolongées en pointe foliacée ; écailles rousses, échancrées au sommet, avec une petite pointe dans l’échancrure; fruit lisse; épillets ovales, tous sessiles, agglomérés à 4-5 cent. du sommet, qui se termine en pointe piquante et creusée en gouttière. %. Juillet-septembre.
Mares au Grand-Camp; les Rivières, au dessous de la Mouche. R.
1599. S. MUCRONATUS. (L.). S. MUCRONÉ.
Racine fibreuse, non traçante ; tiges de 4-8 déc., triangulaires, à faces creusées et à angles ailés, munies à la base de gaines obtuses, non prolongées en pointe foliacée; écailles vertes et roussàtres, ovales-aiguës, mucronées ; fruit triangulaire, ridé en travers; épillets ovales, tous sessiles, agglomérés assez loin du sommet, qui se termine en pointe piquante, d’abord dressée, à la fin étalée ou même réfléchie. %. Juillet-septembre.
Marais à Sathonay, Montribloud, Pont-Chéry; bords du Rhône, vers la chaussée de Culloz (Ain). R.
CYPÉRACÉES. 003 CCCCXC. ERIOPHORUM (L.). LINAIGRETTE.
Épillets à écailles presque égales, imbriquées dans tous les sens; fruits munis à la base de poils soyeux, qui S’allongent beaucoup aprés la floraison et donnent aux épillets l’apparence de houppes de laine blanche.
+ Épillet solitaire au sommet de chaque tige. 1600. E. AzPINUM (L.). L. DES ALPES.
Racine traçante ; tiges de 1-2 déc., très-grèles, glauques, triangulaires, rudes au toucher ; épillet ovale, petit, à écailles roussâtres , à sotes nombreuses, crépues et flexueuses. %. Mai-juin. '
Lieux tourbeuxet marécageux des hautes montagnes du Bugey: Cormaranche; le Vély, près de Hauteville; Colliard; Retord. R.
1601. E. vaINaTuu (L.). L. À LARGES GAINES.
Racine fibreuse, non traçante; tiges de 2-6 déc., triangulaires au sommet, lisses au toucher, garnies jusqu'au milieu de gaïnes renflées ; f. toutes radicales, linéaires, triangulaires, un peu rudes sur les bords, au moins dans leur jeunesse ; épilet ovale, assez gros, à écailles noirâtres, à soies nombreuses, droites, non flexueuses. %. Mai-juin.
Prés marécageux des hautes montagnes : Ruthianges; Pierre-sur-Haute; Retord; Colliard. R.
** plusieurs epillets au sommet de chaque tige. 1602. E. LaTiFoLIum (Hoppe). L. A LARGES FEUILLES. — E. polystachium
Racine fibreuse, non rampante; tiges de 4-8 déc., à peine triangulaires; f. planes, courtes, triangulaires et plus étroites au sommet, rudes sur les bords, à gaines tachées de noir vers la naissance de la feuille; pédoncules glabres, rudes au rebours; écailles noirâtres; épis nombreux, pendants à la maturité. %. Avril-mai. (V. D.)
Prairies humides et marécageuses : Yvour; Dessine; Liergues ; Pilat; Sainte-Croix, près de Montluel; le Vély, au dessus de Hauteville, etc. P.R. 1603. E. - tee (Roth). L. A FEUILLES ÉTROITES. — E. polystachium
Racine rampante et stolonifére ; tiges de 4-8 déc., à angles très-peu sensibles, presque nuls; f. linéaires, canaliculées, triangulaires au sommet ; pédoncules lisses et glabres ; écailles noirâtres ; épis nombreux, pendants à la maturité. %. Avrilmai.
Prairies marécageuses : Longes, près de Rive-de-Gier ; Sainte-Croix, près de Montluel; Pont-de-Vaux; Château-Gaillard; Colliard; Hauteville.
506 CYPÉRACÉES.
b. E. Vaillantii (Poit. et Turp.). Épis rapprochés, sessiles ou à très-courts pédoneules. — Prés humides à Saint-Bonnet-le-Froid.
1604. E. craciLe (Koch). L. eRÊLE. — E. triquetrum (Hoppe).
Tiges de 3-6 déc., très-grèles, à angles très-peu marqués ; f. linéaires, courtes, triangulaires, canaliculées d’un côté ; pédoncules courts, simples, rudes et tomenteux; écailles d’un vert mêlé de rougeàtre ; épis petits, peu nombreux, dressés ou presque dressés. %. Mai-juin.
Prairies marécageuses : Yvour; Dessine. R.
1605. E. INTERMEDIUM (Bast.). L. INTERMÉDIAIRE.
Plante intermédiaire entre les deux précédentes, mais plus voisine de FE. gracile. Tiges de 1-3 déc., presque cylindriques ; f. linéaires, pliées en gouttière à la base, triangulaires au sommet; pédoncules lisses; écailles oblongues-linéaires, prolongées en pointe obtuse ; épis pendants à la maturité. %. Avril-mai.
Prairies humides à Chenelette, dans le Haut-Beaujolais. R.