‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 33 sur 54 · II. LUXATIONS POSTÉRIEURES NON APPUYÉES · texte numérisé non relu

II. LUXATIONS POSTÉRIEURES NON APPUYÉES

Appliquée aux luxations postérieures non appuyées, quel résultat peut donner la méthode des butées ostéoplastiques ?

Il peut sembler difficile de faire déjà le jugement de dla « résection-butée »; si la technique opératoire en est maintenant précisée, sa mise en œuvre est bien récente.

Néanmoins, nous possédons un cas susceptible d’être envisagé avec quelque recul : nous avons vu exécuter cette opération successivement sur la hanche gauche et la hanche droite d’une crande fillette, Yvette P..., complètement impotente, déformée par une luxation bilatérale très postérieure et très haute : l’adduction-flexion était si marquée que les genoux, venant au contact, se croisaient, l’ensellure telle que la vulve, véritablement animale, regardait directement en arrière.

La première intervention pratiquée le 14 mai 1926 sur Ja hanche gauche a été pleinement couronnée de succès :

Cette hanche est devenue solide : trois mois après

OR

l'opération, la malade pouvait se tenir en équilibre à cloche-pied sur son seul membre gauche; quand elle voulait prendre un appui solide, sans souffrir, c’est du côté opéré qu’elle portait le poids de son corps. Une radiographie faite le 20 octobre 1926, montre, d’ailleurs, que la nouvelle tête articulaire est parfaitement appuyée : les greffons spéciaux tirés du segment réséqué se sont fondus en un vaste dôme osseux qui circonscrit largement le moignon cervical.

A cette date, la hanche possède des mouvements ; elle réalise une flexion de 30°, une abduction de 10 à 15°; certes, ces mouvements n’approchent pas en amplitude de ceux qui sont obtenus après butée extra-capsulaire pour subluxations, néanmoins, nous sommes également loin de l’ankylose.

L’attitude vicieuse du côté de la hanche opérée a été grandement corrigée; néanmoins, l'opération a laissé. persister un léger degré de flexion de la cuisse sur le bassin : peut-être la butée a-t-elle été mise en position légèrement trop postérieure? ceci, parce que la résection a été un peu timide, parce que le moignon d’articulation s’est trouvé, dès lors, dépasser un peu en haut et en arrière dans le plan sagittal, la région iliaque correspondant au bon axe de sustentation du col?

En fait, la malade s’est trouvée tellement améliorée par ce début qu'elle a soumis son autre hanche avec empressement à la même intervention. Celle-ci a eu lieu le 21 octobre 1926. Le Professeur Ombredanne s’est efforcé, après large résection capito<ervicale, de buter leMoignon cervico- trochantérien en regard de la région Supérieure du cotyle.

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