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demi, qui présentait une luxation intermédiaire haute, appuyée contre un néocotyle, une résection butée, puis repiqué da tête cartilagieuse contre le moignon du col attenant au trochanter : cet essai a été compromis par une suppuration, abondante et prolongée, qui a laissé un butoir utile, mais semble avoir réduit cette calotte et l'avoir fusionnée avec des fragments osseux situés à sa partie supéro-externe.
Bien que nous ne puissions présenter des résultats définitifs, notre seuel observation de début (celle d’Yvette P..), nous paraît assez éloquente pour que nous nous sentions le droit d’insister sur la valeur de cette « résection-butée » :
— qui, dans un cas aussi grave que possible, a procuré une énorme amélioration,
— dans laquelle le greffon, de constitution si particulière, s’est comporté à la perfection tout aussi bien qu'un copeau ostéo-périostique,
— et dont l'exécution a été presque aussi simple que s’il s'était agi de la confection d’une butée pour subluxation : notons même que la position d'extension, la malade étant couchée sur le côté, se prête mieux au travail du chirurgien que la première position de Lorenz.
Le fait est là pour prouver qu'avec ce procédé, l’opération ostéoplastique, bien que perdant son caractère d'opération extra-capsulaire, est susceptible de garder sa bénignité pour peu que les précautions inhérentes à toute chirurgie ostéoarticulaire soient respectées.
Et enfin, l’on peut se demander s’il existe une métho’c
Rd à
opératoire plus satisfaisante pour s'attaquer aux grandes inñrmités réalisées par les luxations hautes et postérieures,.
1° Si la transposition était une manœuvre facilement exécutable et sans danger, ce serait un procédé de choix, car en la complétant sur le champ par la confection d’une butée ostéoplastique, on retomberait dans l’opération extra-capsulaire facile et inoffensive. »
On pourrait l'essayer dans les cas de luxations postérieures jeunes et sans grand déplacement.
Lance a un beau succès à son actif : chez un homme de 20 ans, porteur d’une luxation congénitale double (à droite intermédiaire appuyée dans un néocotyle profond, à gauche postérieure), qui ne marchait plus qu’à béquilles, il a réussi à transposer la tête gauche en avant, ce qui a amené une amélioration nette, le raccourcissement passant de 4 em. à 2 cm. 5. Un peu plus de 3 ans après, comme les douleurs persistaient, il a fait une butée au-dessus de la tête transposée. Revu 2 mois et demi après l'opération, le malade dit pouvoir faire plusieurs kilomètres sans canne, ne souffre plus, n’a pas de Trendelenburg.
En revanche, nous avons pratiqué une fois cette transposition, suivie de butée immédiate, avec le D' HUC, et le résultat a été très mauvais : la tête s’est échappée en arrière à nouveau, dans le plâtre.
Toujours est-il que dans les luxations âgées, hautes et postérieures, la transposition est à proscrire.
20 On considère que le seul recours contre ces derniè-