‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 36 sur 54 · UNIES · texte numérisé non relu

UNIES

res est l’ostéotomie du fémur. Nous n’avons pas à discuter sous quelle modalité il convient de l’employer : nos préférences iraient à trois variétés : l’ostéotomie soustrochantérienne de Kirmisson, l’ostéotomie en face du cotyle de Frælich, l’ostéotomie au-dessous du cotyle ou ischiatique de Schanz, à l’exclusion de la bifurcation de Lorenz (Lance, Rapport au Congrès d’Orthopédie de 1925).

L’ostéotomie est une opération palliative susceptible de rendre des services en rétablissant, dans une certaine mesure, la concordance des axes statiques du tronc et du membre inférieur, et en fournissant, par la crosse qu’elle produit, un appui osseux au fémur. Mais l’on sait que cet appui osseux n’est pas toujours durable (l'angle de flexion peut se redresser, Frælich), et pour peu qu’il devienne insuffisant, l’ostéotomie est justiciable du grand reproche qu’on lui fait à propos des coxalgies guéries par ankylose fibreuse et non osseuse : celui de déformer sans grande amélioration clinique un os qui garde sa mobilité anormale dans le plan vertical et peut se remettre en position vicieuse.

La « résection-butée » nous paraît devoir être infiniment plus sûre et plus complète dans ses résultats: sa conception est plus rationnelle, et c’est seulement si l’expérience prouvait sa gravité opératoire — en nous basant sur nos Cas, nous ne le croyons pas — qu'il faudrait se retourner vers l’ostéotomie dont on ne peut mettre en doute la facilité et l’inocuité.

3° Si l’on était tenté, d’ailleurs, de s’écarter de la « résection-butée » pour ce seul fait qu’elle est une opération

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