RENE. «PAR
articulaire, nous proposerions de préférence à l’ostéotomie isolée une association particulière de la méthode ostéoplastique et de l’ostéotomie. Cette association nous venons de la réaliser pour Margueritte L.…., la petite malade dont nous avons donné plus haut l’observation, lorsqu'il s’est agi de corriger son attitude vicieuse, consécutive à la confection de sa butée en position trop postérieure.
Avec l’autorisation de mon Maître et aidé par le Docteur Huc, j'ai pratiqué le 4 novembre 1926, chez cette malade, du côté droit, une ostéotomie sous-tronchantérienne sur l’axe vertical du cotyle en menant le ciseau de dehors en dedans, de haut en bas et d’arrière en avant, de façon à avoir deux surfaces de coupe très obliques ; puis sur le pelvi-support, la cuisse droite a été portée dans l’hyperextension en rectitude, les deux surfaces de coupes pivotant l’une sur l’autre dans le plan sagittal, tout en gardant le contact, pendant que du côté nonopéré la cuisse était mise en flexion sur le bassin : du même coup, ont disparu du côté opéré et l’ensellure et la flexion de la cuisse et la flexion du genou. L’attitude de correction a été fixée par un grand plâtre. Une radiographie a montré qu’elle était tout à fait satisfaisante. L'enfant à été revue en mars 1927, elle marchait en positioncorrecte, sans cassure postérieure de la hanche, sans douleurs : le résultat était bon.
Une telle ostéotomie pratiquée sur un fémur dont on est sûr qu’il possède un bon et solide appui supérieur, prend à nos yeux une autre valeur que la simple ostéotomie faite au-dessous d’une tête fémorale libre.
Et nous pouvons nous demander déjà si, dans les
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luxations postérieures pour lesquelles on ne voudrait pas pratiquer la « résection-butée », il n’y aurait pas intérêt à exécuter : 1° une butée ospéoplastique sur la tête amenée en position aussi antérieure que possible, en . conseillant l’abord externe à l’aide de la tabatière; 2° uns ostéotomie sous-trochantérienne de complément destinée à faire disparaître les éléments persistants de l’attitude vicieuse; elle serait faite à intervalle suffisamment long pour que le traumatisme fémoral n'ait pas de retentissement fâcheux sur l’appui neuf de la tête.
LANCE a eu l’occasion, dans 4 cas, de confectionner des butées ostéoplastiques pour luxations postérieures âgées.
Une fois, il a pu obtenir, chez une jeune fiile de 26 ans, la réduction d’une droite postérieure (ayant entraîné un raccourcissement de 7 centimètres), dans un néocotyle intermédiaire déshabité, au-dessus duquel il a établi une butée : le résultat à été très bon; le raccourcissement est tombé à 3 centimètres ; la malade, qui faisait au plus 600 mètres avec fatigue, peut parcourir 5 à 6 kilomètres sans douleur, sans Trendelenburg ; les mouvements de la hanche sont normaux.
Une autre fois, il a consolidé, comme nous l'avons dit, par butée, une transposition antécédente.
Dans les deux derniers cas, il a réalisé, mais en inversant les temps, l’association de la butée et de l’ostéotomie que nous préconisons :
a) Chez une jeune fille de 24 ans, atteinte d’une luxation double postérieure avec ensellure énorme et adduction des membres inférieurs, il a pratiqué, en 1925 et 1926, une ostéotomie sous-trochantérienne basse sur chaque fémur. Les douleurs persistant du côté gauche