OBSERVATION III OBSERVATION IV
OBSERVATION il
OBSERVATION VI
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OBSERVATION V A snert
OBSERVATIONS
DE LUXATIONS INTERMEDIAIRES IRREDUCTIBLES APPUYÉES DANS UN NÉOCOTYLE TRAITÉES PAR BUTÉE
OBSERVATION XV Reluxation double (Néocotyle insuffisant d'un côté).
Sch... Thérèse (12 ans).
L’enfant est amenée, en juin 1925, à l’âge de 12 ans, parce que de plus en plus elle boite du côté droit et se fatigue rapidement. Après la marche, elle souffre. Dans l'intervalle, pas de douleurs spontanées.
Il s’agit d’une luxation congénitale bilatérale traitée en 1917 par le Professeur BROCA. À ce moment, l’enfant, qui avait 4 ans, a été plâtrée.
L'examen clinique montre que les lésions sont bilatérales, mais dominent du côté droit : le membre inférieur droit est plus court que le gauche ; à gauche, raccourcissement anatomique 2 em. 5 ; à droite, raccourcissement anatomique 3 cm. 5, raccourcissement fonctionnel 7 em.
Le grand trochanter droit est remonté;
La malade marche en rotation interne et adduction très marquée avec grosse boiterie;
Mais des deux côtés les mouvements sont limités.
La radiographie montre d’ailleurs (30 juin 1925) qu’à gauche la tête s’est reluxée dans un néocotyle profond où elle semble bien appuyée, qu’à droite, au contraire, la tête luxée en position intermédiaire répond à un néocotyle fuyant qui lui offre un appui défectueux ; le bassin de ce côté a subi un fort redressement.
La malade est revue en novembre 1925 : on pratique de 5 novembre 1925 la réduction sous éther de la luxation droite, c’està-dire qu’on porte en abduction le membre et qu’on abaisse au maximum la tête dans le néocotyle.
Huit jours après, le 13 novembre 1925, le Professeur OMBRE- DANNE pratique une butée au-dessus du néocotyle. On prélève un
greffon tibial. Au-dessus du bord du néocotyle, on taille le volet iliaque. On dispose le greffon divisé en trois segments dans l’angle dièdre.
Immobilisation plâtrée.
La malade est revue le 5 février 1926, le 16 mars 1926 : le résultat est très bon, plus de douleur, légère tendance encore à l’adduction, mais la hanche est bien appuyée.
Les radiographies montrent le développement progressif de la butée qui cale parfaitement la tête ; le bassin qui était si redressé s’est abaissé presqu’à l’horizontale.
L'enfant revient au début de février 1927 pour une petite fistule siégeant à 3 cm. au-dessus de l’extrémité supérieure de la cicatrice. Une radiographie (vues stéréoscopiques) montre que le stylet n’atteint ni l’os iliaque, ni le fémur : maïs une petite ombre non loin de la peau fait penser à un séquestre en voie d’élimination.
Intervention le 25 février 1927 (GARNIER). Résection du trajet fistuleux ; au milieu d’un abcès sans relations osseuses, on trouve un séquestre en clocheton gothique, que l’on enlève. Ablation de la poche, après dissection de sa paroi. Méchage. Deux crins rétrécissent la plaie cutanée.
! Guérison complète en 15 jours.
OBSERVATION XVI Luxation intermédiaire double (Néocotyle insuffisant d'un côté)
P.. Yvonne (9 ans).
L'enfant est amenée, en mars 1926, pour une grosse boiterie du côté droit qui va en s’accentuant : elle ne souffre pas, mais elle « tombe tout le temps ». Elle présente un raccourcissement et un Trendelenburg net. Ses mouvements de flexion et d’abduction sont très limités ; elle boite depuis l’enfance, mais n’a jamais été soignée.
La radiographie montre qu’il s’agit d’une luxation congénitale double intermédiaire. Les deux têtes fémorales répondent à un néocotyle : à gauche, il y a coxa valga, mais la tête semble bien appuyée contre le toit du néocotyle horizontal ; à droite, la tête aplatie se subluxe en regard d’un cotyle aplati, fuyant.
Opération le 25 mars 1926 :
a fase NES
Prélèvement d’un greffon sur le tibia gauche.
Rabattement au-dessus du bord supérieur du méocotyle d’un volet iliaque qui forme toit.
Le greffon est fragmenté en plusieurs segments avec lesquels on cerne du mieux possible la tête.
Quelques débris esquilleux de l'os iliaque sont mis dans les intervalles des greffons.
Suites opératoires : hématome et suppuration modérée de la plaie.
Le 5 mai, la radiographie montre des greffons nets, denses, surplombant bien la tête. La butée est en voie de constitution.
La malade est revue le 23 septembre 1926 : elle présente un petit abcès antérieur dû à la présence d’un petit séquestre ; une ouverture suffit à l'élimination spontanée de ce séquestre.
La fillette dit qu’elle ne souffre nullement.
Qu'elle a la hanche souple;
(elle présente une flexion à angle droit active quand elle est en équilibre sur l’autre membre, alors qu'avant l'opération elle ne pouvait esquisser une flexion à angle obus) ;
Qu'elle a la hanche solide : elle ne tombe plus que rarement et se sert très bien de sa jambe droite pour propulser sa trotinette, mieux même que de sa jambe saine ; elle peut même de temps à autre sauter à cloche-pied sur la jambe droite au jeu de marelle.
La radiographie montre qu’une belle butée bien dense, surplombant bien la tête (qui est en antéversion) s’est développée audessus dû néocotyle.
La malade est revue le 5 novembre 1926 : elle présente une petite fistule persistante au-dessous de l’épine iliaque antéro-supérieure droite ; son membre droit est en rectitude ; il n’y a pas d’ensellure, il y a un raccourcissement de 5 em. environ.
Le station debout sur ce seul pied est possible, le saut sur ce pied l’est également.
Il n’y a pas le Trendelenburg vrai.
Des radiographies stéréoscopiques montrent :
1° L’admirable développement de la butée qui forme un large dôme suprplombant en tous sens la tête;
2° Elles précisent le trajet d’un stylet introduit dans Ja fistule : celui-ci va au contact de l’aile iliaque au-dessus et à une certaine distance de la butée. Là est le siège d’un petit foyer d’ostéite entretenu par un petit séquestre nettement visibie.
Un curettage de cette petite lésion osseuse est décidé,
Intervention le 21 décembre 1926 (GARNIER).